Mister Pithomme
de Virginie Jotz



Pierre s’ennuyait chez lui avec sa nourrice qui était très occupée à ses tâches ménagères. Comme il aurait voulu avoir des ailes. Alors, il y pensa très fort, très fort, si fort que tout à coup, la porte d’entrée s’ouvrait brutalement dans un grand bruit « boum, patata, boum, boum ». Un petit homme pas plus haut que trois pommes était assis sur un parapluie bleu, un peu comme un balai à sorcière et se tenait dans l’entrée. Ce n’était pas un parapluie ordinaire, car l’où il passait, le mauvais temps était chassé.

« Salut, je m’appelle Mister pithomme ».

Ses cheveux dorés font penser aux rayons de soleil, ses yeux bleus à la transparence du ciel et son visage était celui d’un angelot. Il souriait aux éclats.
« Allez viens, je t’emmène dans le ciel, pour voir les étoiles ».
Pierre n’hésita pas un instant et sa nourrice n’eut pas le temps de le rattraper.

Voilà nos deux amis, assis sur le parapluie magique entrain de survoler le village.
« Comme c’est beau » s’exclamait Pierre en admirant le paysage.
Ils rencontrèrent des tas d’oiseaux, des oies, des colombes, des cigognes qui leur souhaitaient bon vol

« Bon vol, bon vol ».

Le parapluie piqua vers le haut du ciel, comme une fusée, comme une navette spatiale et bientôt traversa l’atmosphère, puis la stratosphère et l’on vit les étoiles telles des joyaux, qui brillaient dans le firmament. Pithomme riait aux éclats

« Regarde là bas, c’est la grande ourse, et là plus loin, c’est le chariot ».

Pierre se frottait ses yeux qui pétillaient d’émerveillement. Tous deux filaient dans l’univers, ils passèrent chez dame la lune, qui avait enfilée ses mailles dorées. Devant la planète Mars, qui se mit à rougir et Saturne qui avait mis ses colliers argentés. Mais, une météorite arriva à grande vitesse et dans son trajet fit tournoyer le parapluie. Nos deux amis criaient, criaient sans pouvoir s’arrêter, sans pouvoir se raccrocher à la branche d’une étoile. De loin, Pierre entant une voix douce lui souffler

« Pierre, Pierre, réveille toi, ta maman est là ».

Quand, il ouvrit les yeux, il vit le sourire radieux et lumineux de sa maman et il la serra très fort, très fort dans ses bras …. C’était elle son étoile ….

Dédié à Guillaume
De Virginie JOTZ

Retour au sommaire