Aventure de jeunesse
de Virginie Fleuranceau



1 . Présentations

Franck et Marina étaient des “faux jumeaux”. Franck possédait un caractère très équilibré. Maître de lui, c'était un fonceur qui agissait cependant avec une certaine prudence. Il était très souvent sollicité pour sa gaieté et sa jovialité naturelles. Dévoué, tendre, généreux et affectueux, s'il lui arrivait parfois de se mettre en colère, c'était plus par excès de dynamisme que par agressivité pure. Tandis que Marina était une jeune fille, qui pouvait paraître très timide au premier abord. Mais c'était tout simplement parce qu'elle était introvertie et réservée. Plus observatrice qu'active, elle aimait le calme et la tranquillité et avait besoin de repères stables et solides pour se sentir en sécurité. Côté amour, elle avait besoin d'un certain temps pour s'adapter à l'être aimé et lui accorder sa confiance.
Stéphanie et Virginie étaient de vraies jumelles. Depuis leur naissance, elles étaient très soudées. Malgré leur ressemblance troublante, elles étaient très différentes et à la fois complémentaires sur le plan psychologique. Stéphanie était à la fois intuitive, sensible et ambitieuse. Elle possédait des atouts de poids pour réussir dans la vie et atteindre ses objectifs. Attachée aux valeurs familiales, elle agissait en fonction des principes que lui avaient inculqué ses parents. Débrouillarde et peu timide, elle avançait dans la vie avec assurance, tant sur le plan social que sentimental. De son côté, Virginie était indépendante et autonome, mais avant tout éprise de liberté. Dotée d'une hyper sensibilité, elle possédait également, et presque paradoxalement, une grande force de caractère. Courageuse, elle n'avait pas peur d'exprimer ses opinions ni de suivre la voie qu'elle s'était tracée, envers et contre tous. Attentive aux autres, elle avait pour atouts majeurs la sincérité et la générosité.
Guillaume et Frédéric, deux cousins qui se considéraient comme de vrai frères du fait qu'ils avaient été élevés ensembles. D'un côté il y avait Guillaume, un garçon plutôt réservé et mieux prédisposé à la réflexion qu'à l'action, ce qui ne l'empêchait pas de se montrer efficace lorsqu'il entreprenait un travail. Pas très sûr de lui, il avait besoin d'être rassuré par de chaleureuses démonstrations affectives. En amour, il était sensible et sentimental, mais sa timidité le freinait souvent dans ses élans. Et de l’autre, la douceur et le charme qui qualifiaient le mieux le caractère de Frédéric, qui menait sa vie avec bon sens et détermination. De nature très curieuse, il aimait généralement accumuler les expériences, dont il s'efforçait toujours de tirer le meilleur profit. En amour, il était exigeant, mais aussi généreux, stable, sincère et fidèle.
Ils étaient amis depuis l’enfance, inséparables et on ne pouvait en voir un sans voir les autres. Ils fréquentaient la même classe de terminale professionnelle, spécialité comptabilité, au Lycée Émile Zola à Aix en Provence.
Franck, Guillaume et Frédéric les trois garçons les plus complices du monde, étaient toujours en train de préparer des blagues contre les professeurs. Par contre, Marina, Stéphanie et Virginie avaient un côté plus sage que les garçons. Elles essayaient toujours de les empêcher de faire leurs blagues les plus douteuses aux professeurs.
Pour vous présenter plus intimement la troupe, Franck était fiancé avec Virginie. Marina aurait aimé sortir avec Guillaume, mais la timidité l’empêchait de faire le premier pas. Elle attendait avec impatience que Guillaume aille vers elle. Tandis que Stéphanie et Frédéric allaient se fiancer dans quelques mois. Ils avaient dix-huit ans.
Mais revenons au début de notre histoire. En ce jour de printemps, dans le Parc Jourdan, ils faisaient des projets pour le week-end. Ils discutaient sans toute fois parvenir à faire un choix définitif.
- Que diriez-vous d’aller à la patinoire, demanda Stéphanie ?
- Et pourquoi pas aller au “Hot Brass”, c’est sympa là-bas, proposa Virginie ?
- Moi je préfèrerais aller au cinéma, lança timidement Guillaume.
- Et pourquoi pas un bowling.
- Oh non, dit Marina, tu sais bien Franck, que je n’aime pas ce jeux et en plus je suis complètement nulle.
- Alors qu’allons-nous faire, demanda Frédéric ?
Ils se concertèrent pendant un long moment, et tout cela pour ne choisir aucune des sorties proposées.
- Je sais, dit tout à coup Virginie, allons simplement traîner en ville demain après-midi. Le soir, on pourrait manger à “Flunch” et finir la soirée au “Festival”. Qu’en pensez-vous ?
- Bonne idée, cria en chœur le reste du groupe.
La sortie prévue s'effectua, et ils se séparèrent vers trois heures du matin.
Quelques jours plus tard, cours d’économie. Virginie et Marina étaient à côté l'une de l'autre. Elles bavardaient.
- Marina, quand vas-tu te décider à dire à Guillaume que tu l’aimes.
- Virginie, arrête. Tu sais très bien que je suis trop timide pour lui parler.
- Oui, mais plus tu vas attendre, plus ça va être dur.
- Je sais, c’est plus fort que moi. Je crois que je n’y arriverais jamais, c’est trop dur. Rien que d’y penser, j’ai l’impression que mon cœur va exploser.
- Je te comprends, mais n’attends pas trop longtemps, car un jour où l’autre il va trouver une autre fille.
- Merci, c’est sympa.
- C’est pas ce que je voulais dire...
Tout à coup, le professeur, agacé par les chuchotement des deux demoiselles, interpella Virginie.
- Mademoiselle Fleuranceau, pouvez-vous me dire comment on définit la concurrence parfaite en quatre hypothèses ?
- Euh... Le...
- Mademoiselle, j’attends votre réponse.
- Je ne sais pas Monsieur.
Énervé, il prit son carnet de notes, lui administra un zéro pointé et lui dit :
- Dorénavant, mademoiselle, vous éviterez de discuter pendant mes cours, comme cela vous pourrez répondre aux questions que je vous pose. Je crois que c'est plus utile pour vous d'écouter la leçon que de discuter des derniers potins. Ceci est valable pour vous aussi mademoiselle Marina. Quant aux autres, sachez que c’est aussi valable pour vous.
- Oui Monsieur.
- À titre indicatif, Mademoiselle Fleuranceau, les 4 hypothèses sont: l’homogénéité du produit, la transparence, l’atomicité et la libre entrée. Et justement, puisque vous aimez bien parler, vous allez me préparer un petit exposé sur la concurrence parfaite, pour la semaine prochaine.
Ne voulant pas aggraver les choses, Virginie resta muette jusqu’à la fin du cours. À la pause, les six amis se retrouvèrent dehors et discutèrent de ce qui s'était passé en classe. Franck prit la parole.
- C'est vraiment injuste ce qu'il vient de t'arriver, Virginie, tu ne trouves pas ?
- Tu as peut-être raison, Franck, mais le prof n'avait pas vraiment tort. Je n'aurais pas dû discuter pendant qu'il expliquait le cours. En plus, je n'ai rien compris du tout. Cela m'apprendra à ne pas écouter en classe, et à discuter avec mes copines. Comment je vais faire pour l’exposé qu’il m’a donné à préparer ?
- Je t’aiderais, lui dit Marina. Après tout, c’est de ma faute.
- Non, nous sommes fautives toutes les deux. Merci, c’est gentil de ta part de me proposer ton aide, j‘accepte volontiers.
- Je vous prêterais mes notes, les filles.
- Merci Stéphanie, tu es vraiment une sœur formidable.
La journée se passa mieux qu'elle n'avait commencé. Ils quittèrent le lycée à quatre heures, et allèrent en ville avant de rentrer chez eux.
Les semaines passèrent, et les grandes vacances arrivèrent enfin. Franck, Marina, Guillaume, Frédéric, Stéphanie et Virginie se voyaient jusqu'aux résultats du baccalauréat. L'angoisse commençait à se faire sentir, les jours se rapprochaient de plus en plus du jour fatidique.
Le jour des résultats, ils se rendirent au lycée pour regarder le tableau d'affichage. Ils l'avaient tous eut. Tellement contente d'avoir eu son examen, Marina s'approcha de Guillaume, et tout en surmontant sa timidité, elle déposa un tendre baiser sur ses lèvres. Guillaume, surpris mais heureux, lui rendit son baiser. C'est alors que Marina dit :
- Excuses-moi, mais je suis tellement contente, que je n'ai pas pu m'en empêcher. Cela fait très longtemps que je voulais vivre ce moment-là, mais comme je suis timide, je n'osais pas te dire que je t'aimais et que tu me plaisais beaucoup.
- Eh bien ! c'est-à-dire que moi aussi je suis amoureux de toi, mais comme je suis aussi timide que toi, moi non plus, je n'ai pas osé te le dire...
Virginie les interrompit, et dit :
- Et bien tous les deux, depuis le temps que vous vous faîtes les yeux doux, vous vous êtes enfin décidés.
- Tu sais, Virginie, dit Marina, ce n'est pas facile d'avouer à quelqu'un que nous l'aimons, surtout quand on est une personne timide. Crois-moi, même si je ne le montre pas.
- Oui, mais il faut un sacré courage, pour faire ce que tu as fait, car moi je n'aurais même pas osé, rajouta Guillaume.


2 . Premières vacances sans parents

Quelques jours plus tard, ils se retrouvèrent tous chez Virginie, et ils décidèrent de partir en vacances.
- Les copains, dit Guillaume, j’ai quelque chose à vous proposer. Ça vous dirais d’aller passer les vacances en Ardèche. Mes parents ont une maison secondaire là-bas, et il veulent bien nous la prêter pour toutes les vacances.
- C’est génial ça, dirent-ils tous en cœur.
- En plus, il y a plein de choses à faire là-bas. Je suis sûr que l’on va passer les vacances les plus fabuleuses de toutes notre vie, rajouta Guillaume.
Ils étaient tous ravis de cette super proposition, et demandèrent à leurs parents s'ils étaient d'accord pour les laisser partir en vacances entre jeunes. Les parents acceptèrent, mais leur firent mille et une recommandations.
Deux jours plus tard, ils étaient dans le train en direction de l'Ardèche. Quand ils arrivèrent à Saint Julien de Peyrolas, ils posèrent leurs affaires dans la maison. Ensuite, ils partirent faire un tour dans le village proche de la maison, pour repérer les endroits sympathiques. Et bien sûr les endroits où acheter à manger ; ils en profitèrent pour faire quelques courses.
Le lendemain, au plan d'eau du camping « Le Peyrolais ». Ils restèrent là-bas toute la journée. Ils ne rentrèrent qu'à dix heures. Ils firent un petit quelque chose pour le dîner et une fois que tout fut prêt, ils se mirent à table et mangèrent, tout en discutant de ce qu'ils allaient faire pendant leurs vacances. Les jours passèrent, et ils faisaient plein d'activités pour occuper leurs journées.
Un jour ils partirent tous faire du rafting dans les gorges de l'Ardèche, cela dura toute la matinée. Le midi, ils rentrèrent se changer et manger un petit quelque chose avant de repartir pour faire de l’escalade. Quand ils arrivèrent au pied de la montagne, ils se préparèrent. Vers deux heures et demie, ils étaient enfin prêts, et ils attaquèrent la façade ouest du Mont du Vivarais. Ils prirent tout leur temps pour grimper jusqu'au sommet, et quand ils arrivèrent au sommet, ils furent émerveillés par la beauté du paysage ainsi que celle du coucher de soleil qui était vraiment splendide. Les couleurs étaient magnifiques, il y avait du jaune, de l’orangé, du rose..., toutes ces couleurs se fondaient avec le ciel, et c'est cela qui lui donnait une couleur resplendissante.
Au bout d'un moment, Virginie coupa l'admiration de toute la troupe, et dit :
- Il serait peut-être temps que nous rentrions, si nous ne voulons pas nous perdre dans la nuit, qui commence à tomber.
- Très bonne remarque, si nous y allions maintenant, dit Guillaume.
C'est alors qu'ils prirent le chemin du retour. Ils arrivèrent vers dix heures ; les filles préparèrent à manger, pendant que les garçons mettaient la table.
Quand tout fut prêt, ils s'installèrent à table et mangèrent tout en discutant de leur journée.
Mais bientôt, les vacances prirent fin et il fallut qu'ils se préparent pour rejoindre leur belle Provence. Ils prirent donc le train pour rentrer, quand ils arrivèrent à Aix en Provence, ils rentrèrent chez eux.


3 . Retour à la réalité

Un jour du mois de septembre, ils se donnèrent rendez-vous en ville, pour aller ensemble s'inscrire à la faculté, pour la rentrée d'octobre. Ils s’inscriront en B.T.S comptabilité.
Le mois d'octobre arriva très vite, et c'est ainsi qu'ils prirent le chemin de la Faculté. Le premier jour, ils prirent connaissance de leur emploi du temps, qui n'était pas trop chargé. Ils n'avaient cours que quatre matins et deux après-midi par semaine. Mais les cours étaient bien chargés. Le matin, ils avaient cours de sept heures à une heure et demie, et l’après-midi, de deux heures à cinq heures et demie.
Quelques semaines passèrent. Entre temps, ils avaient fait la connaissance de Sophie. Elle était en faculté d'histoire. Sentimentale et émotive, Sophie était une jeune fille agréable à vivre, du fait de sa souplesse de caractère et de sa grande facilité d'adaptation. Très sociable, elle aimait se sentir entourée et a le don de se faire apprécier des autres. Mobile et changeante, elle supportait mal une vie trop routinière. Enfin, elle était fidèle aussi bien en amour comme en amitié.
La troupe s'agrandissait un peu plus. Sophie avait un petit ami, Julien. Ce que l'on remarquait à priori chez lui, c'était sa forte personnalité, souvent doublée d'un caractère assez tranché. Mais il suffisait de creuser un peu pour découvrir que sous son air un peu rude, Julien cachait une grande tendresse. Assez secret et très pudique, il ne livrait en principe qu'à de rares intimes cet aspect de sa personnalité.
Donc maintenant, ils étaient huit.
Un week-end, ils décidèrent d'aller à la patinoire, à la suite de quoi ils iraient boire un verre en ville.
Frédéric et Stéphanie profitèrent des vacances de Noël pour se fiancer. À cette occasion, ils invitèrent tous leurs amis. Ils firent une grande fête.
Un jour, Stéphanie et Virginie invitèrent Marina et Sophie à venir passer la nuit chez elles. Julie, une amie de Sophie, se joignit au groupe. Les filles dansèrent, mangèrent, s'amusèrent comme des folles.
- Et si on jouait au jeu de la vérité, proposa la perfide Julie ?
- Et quelles sont les règles, demanda Virginie ?
- On doit simplement révéler aux autres son secret le plus inavouable.
- Moi, confessa Sophie, ma première expérience sexuelle a été un véritable fiasco. Je voulais faire comme tout le monde et je dois avouer que j’aurais mieux fait de me casser une jambe ce jour-là.
- Je doit vous avouer, dit Julie, que je suis très attirée par Guillaume. À toi Virginie, dis-nous tout.
- Avant de sortir avec Franck, reconnut Virginie en pleurant, j’ai piqué le petit ami d'une copine au lycée.
- Virginie, promets-moi de ne pas t’énerver, mais j’ai essayé de te piquer Franck au tout début de votre relation, avoua Stéphanie.
- Hein !
- Oui, mais il est tellement amoureux de toi qu’il m’a vite remise à ma place.
- Il était temps que tu me le dises. Tu parles d’une sœur.
- Je suis désolée.
- Je veux bien te croire, mais ça va être dur de te pardonner.
- Et toi, lança Julie à l’attention de Marina ?
- Moi, je n’ai rien à dire. Je n’ai pas de secrets.
- C’est ça, et moi je suis “Mère Térésa”.
- Laisse-moi tranquille !
- Allez, laisse tomber, t’es vraiment nulle.
- Julie, ça suffit, laisse-là tranquille, lui intima Virgine.
Sur ce, vexée, Julie quitta la pièce et partit s’enfermer dans la salle de bain.
Les filles découvrirent bientôt que l'arrogance de Julie masquait un profond mal-être. Mais aussi passionnante que compliquée, Julie était un être souvent excessif, et capable de réactions aussi rapides qu'inattendues. Méfiante, elle ne se confiait pas facilement aux autres. Rusée et astucieuse, elle était très débrouillarde. Maniant mieux que personne moqueries et canulars, son sens de l'humour n'était pas dénué d'un certain cynisme.
Ne la voyant pas revenir, Stéphanie alla la voir. Elle la trouva assise par terre, les genoux ramenés sous le menton, en train de pleurer. Stéphanie appela les autres, qui arrivèrent en courant.
- Que se passe-t-il, demanda Virginie.
- Je l’ai trouvée comme ça, je n’arrive pas à la calmer.
- Viens avec nous, dit Sophie et dis-nous ce qu’il ne va pas.
Julie les suivit, elle sanglotait toujours mais, parvenant à se calmer peu à peu, elle commença à parler :
- Je suis désolée d’avoir réagit comme cela, Marina. Je ne voulais pas te faire de mal.
- Alors pourquoi avoir été aussi méchante avec moi ?
- Je ne sais pas, c’est plus fort que moi. Je voudrais changer, mais je n’y arrive pas.
- Je crois que nous devrions être plus à l’écoute les unes des autres. Cela éviterait ce genre de situations, dit Virginie.
- C’est vrai, ajouta Stéphanie. Nous allons t’aider et d’ici quelques temps, tu seras aussi “douce qu‘un agneau”.
Après cet épisode, Julie rentra donc dans le groupe. Maintenant, ils étaient neuf.
Un jour, la faculté ouvrit une association téléphonique pour les adolescents en difficulté. Virginie, qui avait décidé de se rendre utile, se porta volontaire pour travailler avec Agnès, une jeune fille rousse aux yeux verts, dans cette association d'entraide par téléphone. À la fois pleine de charme, de joie de vivre et de vitalité, Agnès possédait en outre une volonté et une détermination particulièrement développée. Très sociable, elle savait écouter les autres, qu'elle séduisait généralement d'une regard, d'un mot ou d'un sourire.
Dans un premier temps, Virginie était stagiaire et ne devait pas répondre aux appels. Mais elle décrocha le combiné par accident et se retrouva en ligne avec une jeune fille.
- Bonsoir, en quoi puis-je vous être utile ?
- ...
- Y’a quelqu’un ?
- Oui.
- Vas-y, parle, je t’écoute.
- C’est mon petit ami.
- Il t’a fait du mal.
- Non. Oui. Je ne sais pas.
- Dis-moi tout, je suis là pour t’aider.
- Il m’a forcée.
- À quoi ?
- Il m’a forcée.
- Je suis là pour t’épauler et...
Virginie n’eut pas le temps de terminer sa phrase, que la jeune fille avait déjà raccroché. Après avoir discuté plusieurs fois avec l'adolescente, Virginie comprit qu’elle s’était fait violée par son petit ami. Un jour, Virginie lui demanda :
- Pourrait-on se rencontrer ?
- Oui, je veux bien.
- Alors rejoins-moi au Parc Jourdan, près de la mare aux grenouilles.
- D’accord, je serais là dans une heure.
Une heure plus tard, Virginie était devant la mare. Elle n’était pas sûre que la jeune fille viendrait. Soudain, elle sentit quelqu’un lui taper sur l’épaule.
- Bonjour, dit la jeune fille.
- Salut, répondit Virginie.
- Alors que veux-tu faire ?
- Si tu es d’accord, je voudrais t’emmener au commissariat de police pour porter plainte.
- Je ne sais pas.
- Quoi ? Après ce qu’il t’a fait !
- C’est vrai, tu as raison.
- Alors, on y va ?
- Allez, plus vite j’en aurais terminé avec cette histoire plus vite je serais tranquille.
Elle se dirigèrent donc vers le commissariat le plus proche. La jeune fille déposa plainte. Quelques heures plus tard, Virginie la raccompagna chez elle.
Le lendemain, quand Agnès apprit ce que Virginie avait fait, elle la félicita et lui dit :
- Je crois que dorénavant, tu fais partie intégrante de l'équipe et tu auras un bureau avec un téléphone pour toi toute seule.
- Je te remercie beaucoup, j'aime bien venir en aide à mon prochain. Surtout quand il s'agit de problèmes graves, comme la drogue, le viol, l’alcoolisme et autres sujets aussi importants.


4 . Sea, sex and sun

Un jour, toute la bande décida de descendre, au bord de la mer, à Sausset les Pins, pour un week-end de soleil, de détente et de fête. Marina prit la parole :
- Dites, les amis, ça vous direz de venir passer le week-end dans la maison de nos grands-parents à Sausset ? Ils ne sont pas là jusqu’à la semaine prochaine et ils nous ont permis d’y amener tous nos amis pour que nous puissions nous détendre.
- Ouais ! Ce serait vraiment super, dit Guillaume.
- En plus, la plage se trouve juste au pied de leur maison. On sort et nos pieds sont quasiment dans l’eau.
- C’est carrément génial ça, dit Julie en criant de joie.
C’est ainsi que le lendemain, ils prirent la direction de la mer pour aller se détendre, mais aussi s’amuser. Seulement, les grands-parents rentrèrent plus tôt que prévu et, nullement contrariés par la présence des jeunes gens sous leur toit, les aidèrent à préparer une petite fête, avant de les laisser tranquille. Virginie s'approcha de Franck et lui dit:
- Tu sais, Franck, je connaissais vos grands-parents mais je ne pensais pas qu'ils étaient aussi gentils et qu'ils avaient l'esprit aussi jeune.
- Comme nous sommes leurs derniers petits enfants, ils nous chouchoutent à leur façon, et je dois t'avouer que je préfère cela que des grands-parents qui critiquent les moindres faits et gestes de leurs petits-enfants.
- Oui tu as raison, mais c'est quand même mieux d'en avoir que de ne pas en avoir du tout.
Toute la bande s'amusa beaucoup durant tout le week-end. Les garçons firent des parties de Beach volley, tandis que les filles tentaient de parfaire le peu de bronzage qu’elles pouvaient avoir. Entre une ou deux parties, les garçons venaient embêter les filles en venant les arroser. A un moment donné, excédée, Sophie prit à parti les garçons.
- Écoutez, les garçons, maintenant, ça suffit. Quand vous aurez fini vos enfantillages, nous aimerions bien pouvoir bronzer en paix, lança-t-elle énervée.
- C’est vrai, toutes les cinq minutes vous êtes sur notre dos. Ça devient agaçant à la fin, renchérit Virginie.
- Allez vous défouler avec votre ballon et laissez-nous bronzer en paix, dit Marina.
Surpris, les garçons s’en allèrent jouer et laissèrent enfin les filles tranquilles. Au bout d’un certain temps, les garçons vinrent rejoindre les filles et s’endormirent sur leurs serviettes. Marina, Julie, Sophie, Stéphanie et Virginie, ayant finit de se faire rôtir au soleil, se levèrent et allèrent se baigner. En revenant de leur baignade, elles s’aperçurent que les garçons dormaient toujours. Elles décidèrent de les embêter à leur tour. Elles allèrent dans la maison chercher des bassines, qu’elles remplirent d’eau. Elles s’approchèrent des garçons sans bruit, et leur jetèrent les bassines pleines d’eau. Ils se réveillèrent en sursaut et en hurlant.
- Mais vous êtes complètement folles, vous nous avez fichu une de ces trouille, hurla Guillaume.
- Et bien, dit Julie, vous voyez que ce n’est pas drôle. On n'aime pas être embêté quand on dort. Dorénavant, vous saurez qu’il ne faut pas se frotter à nous.
- Oui, ajouta Marina, qui s’y frotte s’y pique.
- La vengeance est un plat qui se mange froid, renchérit Sophie.
Ils se regardèrent tous, et au bout d’un bref instant, ils éclatèrent de rire et coururent se baigner.
Mais malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et c'est ainsi qu'ils repartirent chez eux le dimanche soir. Ils auraient bien voulu rester plus longtemps, mais le lendemain, ils avaient cours.


5 . Festivités sur le campus

Une élection de président des étudiants eut lieu et Guillaume fut candidat à la présidence des étudiants. Toute la bande participa activement à sa campagne électorale. Tout le monde était d'accord sur la stratégie à adopter : il fallait mettre l'accent sur le programme du candidat.
- Écoutez, dit Marina, il faut absolument que tous les slogans choisis soient percutants, afin que Guillaume ait une chance de gagner.
- Ne t’inquiètes donc pas, la rassura Julie, avec toutes les bonnes idées de son programme, toutes les chances sont de son côté.
- C’est vrai que son programme est, on ne peut plus percutant, ce n’est pas tous les jours que l’on voit quelqu’un qui veut s’investir dans autant de projet pour améliorer notre vie d’étudiant, renchérit Stéphanie
- Regardes, dit Virginie, il propose de très bonnes choses, comme : de faire construire un parking dans l’enceinte de la faculté pour éviter que les voitures ne soient volées ou saccagées, de permettre aux étudiants d’étudier dans de meilleures conditions en leur autorisant de sortir les ouvrages de la bibliothèque, et surtout pleins d’autres projets qui je l’espère nous permettront de mieux vivre notre vie étudiante.
- Oui, mais tu oublies le projet le plus génial, lui fit remarquer Marina, celui d’instaurer une remise des prix comme ils le font aux États-Unis. Je pense que c’est sûrement ce projet là qui va sérieusement faire pencher la balance en sa faveur lors du vote des étudiants.
Le jour de l’élection, après un discours plus que convaincant, Guillaume fut élu avec plus de 70% des voix de toute la faculté.
Le grand bal du printemps se préparait fiévreusement. Un soir, deux semaines avant la soirée, Julien téléphona à Sophie.
- Bonsoir, comment vas-tu Sophie ?
- Très bien et toi ?
- Ça va, mais j’ai quelque chose à te dire, qui ne te fera sûrement pas très plaisir.
- Quoi, que se passe-t-il ? Ce n’est pas grave au moins.
- Non, tu n’as rien à craindre, mais je ne pourrais pas t’accompagner au bal du printemps.
- Mais pourquoi donc ?
- Mon prof de droit nous fait faire un partiel juste le lendemain du bal. Et comme je n’ai pas envie de le rater, je veux mettre toutes les chances de mon côté pour le réussir.
- Tu as raison, il ne vaut mieux pas que tu te plantes.
- C’est vrai, d’autant plus que celui-ci compte double dans la moyenne et de plus c’est à partir du résultat de ce partiel que mon passage en deuxième année va se décider.
- Ne t’inquiètes pas, ce n’est pas grave, j’irais avec les autres et je penserais à toi toute la soirée.
Toute la bande, excepté Julien, se retrouva donc au bal et tout se passa merveilleusement bien. Lors de la soirée, un concours de danse fut organisé et bien sûr, c’est Franck qui gagna le concours de danse. D’ailleurs, à la fin de la soirée, tous les étudiants présents avaient formé un immense cercle autour de Franck et l’encourageaient en frappant dans leurs mains. Franck ne se faisait pas prier, car il adorait danser, c’était un de ses passes temps favoris. Dès qu’il le pouvait, il allait en boîte de nuit avec toute la bande. Et c'est ainsi que la fête prit fin vers trois heures et demie du matin.
Après une année passée à la faculté et les examens de fin d'année terminés, toute la bande décida de retourner dans l'Ardèche, si les parents de Guillaume n'y voyaient aucun inconvénient. Un soir, lors du dîner, Guillaume demanda à ses parents :
- Papa, maman, je voudrais vous demander quelque chose.
- Oui, quoi ?
- Avec les copains, nous voudrions retourner en Ardèche.
- Bien évidemment, il n’y a aucun problème.
- C’est vrai ?
- Oui, bien sûr, ton père et moi, nous partons au Maroc. Donc vous pouvez prendre la maison durant tout l’été si vous le désirez.
- Merci beaucoup, vous êtes géniaux.
- Vous le méritez, vous avez beaucoup travaillée cette année, et vous méritez bien un peu de détente.
- Encore merci et au fait, bon voyage et amusez-vous bien.
Ils partirent en voiture, car pendant l'année, Guillaume et Virginie avaient eu leur permis de conduire. Ils partirent à la fin du mois de juin, après avoir eu les résultats de leurs examens.


6 . Vacances, amusements et repos

Ils prirent ainsi le chemin de Saint Julien de Peyrolas sur les bords de l'Ardèche. Ils arrivèrent vers vingt et une heure trente, s'installèrent chacun dans les chambres, et mangèrent un petit peu avant d'aller faire un tour en ville. Ils allèrent boire un coup au seul café du village, et discutèrent jusqu'à deux heures du matin. Tout à coup, Guillaume dit:
- Nous devrions rentrer maintenant, il commence à se faire tard. Le voyage nous a tous fatigué. Je pense que vous êtes de mon avis, n'est-ce pas ?
- Tu as raison, souffla Marina entre deux bâillements. Rentrons, si nous voulons bien profiter de notre journée de demain.
Le lendemain, ils se rendirent jusqu'au camping ‘‘Le Peyrolais’’, et ils y passèrent toute la journée. Le soir, ils allèrent en discothèque, et ne rentrèrent qu'à cinq heures du matin.
Le matin suivant, ils se levèrent vers dix heures, et toute la journée, ils partirent faire du Kayak. Quand ils rentrèrent de leur périple, ils étaient tellement fatigués, qu'ils eurent à peine la force de manger ; ils allèrent donc se coucher.
Pendant un week-end, ils partirent faire du camping prés du Mont du Vivarais, ils firent de l'escalade pendant tout leur temps. Ainsi ils purent admirer tous les couchers de soleil qu'ils voulaient, car comme ils étaient sur place, ils n'avaient pas beaucoup de chemin à faire pour rentrer au campement. Une fois arrivée, Virginie dit à tout le monde :
- Que le temps passe vite, dans trois semaines, il va falloir que nous repartions chez nous. C'est toujours quand on s'amuse le plus qu'il faut que cela se termine si vite.
- Tu as raison Virginie, dit Stéphanie, mais toutes les bonnes choses ont une fin. Et puis de toutes les façons, nous allons encore nous voir pendant un mois, car nous ne reprenons la faculté qu'au mois d'octobre.
- Pour l'instant, rajouta Frédéric, n'y pensons pas, et profitons de la fin de nos vacances, ici, en Ardèche.
Les trois semaines passèrent très vite, mais ils eurent le temps de faire du rafting, du canoë, de la randonnée, et plein d'autres choses toutes aussi intéressantes les unes que les autres.


7 . La loi prend le dessus

Ils rentrèrent à Aix en Provence. Par contre le mois de septembre passa très lentement pour la bande, qui en profita pour faire plein de choses. Ils firent, par la même occasion, des révisions pour quelques examens qu'ils allaient avoir à la reprise des cours.
Un week-end où les parents de Franck et Marina s’absentèrent, les jumeaux décidèrent de donner une fête chez eux.
- Dis-moi, Franck, pour la petite fête que vous voulez donner, ta sœur et toi. Nous espérons, ton père et moi qu’il n’y aura pas d’alcool.
- Bien sûr que non maman, tu n’as rien à craindre, tu peux nous faire confiance.
- Oui, c’est vrai, tu as raison, il serait peut-être temps que nous apprenions à vous faire confiance. Après tout, vous êtes majeurs, et vous savez ce que vous devez faire ou ne pas faire. Maintenant nous devons partir, ton père et moi, nous vous laissons entre jeunes et amusez-vous bien.
- De toutes les façons, maman, ce soir nous ne servirons que des jus de fruits et des sodas.
Après le départ des parents, les jumeaux commencèrent à accueillir tous leurs copains de classe. Mais, au cours de la soirée, Franck ne respecta pas le pacte, et la soirée commença à mal tourner car un garçon non invité fit irruption à la petite fête.
Ce jeune peu fréquentable, commença à inciter les garçons à boire. L’alcool commençant à manquer Franck décida, tout ivre qu'il fut, de prendre le volant pour aller faire les provisions. Sur la route il eut un accident, bien heureusement sans gravité pour lui, mais malencontreusement cet accident survint sous les yeux d’une patrouille de police et il fut arrêté pour conduite en état d'ébriété. Les policiers l’arrêtèrent et l’emmenèrent au poste de police. De là-bas, Franck appela Marina pour lui expliquer ce qu’il s’était passé. Affolée, Marina appela ses parents
- Marina, que se passe-t-il ma chérie ?
- Maman, c’est difficile à dire, mais il faut que vous le sachiez. Franck a été arrêté et il est au poste de police.
- Mais pourquoi ? Franck n’a rien au moins.
- Non, il va bien, mais…
- Marina, vas-tu enfin nous dire ce qu’il s’est passé pendant notre absence ?
Marina leur expliqua toute l’histoire, et là, son père pris le téléphone des mains de sa femme, s’emporta et dit :
- Bien, puisque c’est comme ça, il restera là-bas cette nuit, cela servira de leçon à cet irresponsable qui est mon fils.
Mr et Mme Vauthier rentrèrent en catastrophe chez eux. À leur arrivée, Mr Vauthier se tourna vers Marina, et à son regard, elle compris tout de suite qu’il ne lui ferait jamais plus confiance. Elle monta dans sa chambre et s’écroula en pleurs sur son lit, et finit par s’endormir.
Le lendemain matin, Antoine alla récupérer son fils. Le voyage fut très silencieux. Arrivés chez eux, Antoine convoqua Franck et Marina dans le salon et le sermon commença.
- Votre mère et moi pensions que vous étiez devenus responsables. Et je crois bien qu’avec ce qu’il vient de se passer, nous venons de nous apercevoir que vous n’êtes qu’en fait des jeunes gens complètement inconscients face au danger que représente l’alcool. Vous manquez complètement de maturité, et votre bêtise nous montre bien à quel point vous n’avez pas grandit et que vous êtes restés des enfants.
- Mais papa, dit Marina, je n’ai rien fait moi !
- C’est justement ce que je te reproche, Marina, tu n’as rien fait pour empêcher ton frère de faire cette bêtise complètement absurde. Je sais que vous êtes majeurs, mais ce mot ne signifie pas que vous pouvez agir comme des irresponsables. Aux vues des événements qui viennent de se passer, je vous consigne tous les deux à la maison pendant deux mois et sachez qu’aucune discussion n’est possible. Vous rentrerez directement après vos cours. La discussion est close, vous pouvez aller maintenant dans vos chambres, votre mère vous appellera quand le déjeuner sera prêt.
Un samedi matin, Guillaume se rendit chez les jumeaux. Quand il arriva chez eux, il sonna et la porte s’ouvrit sur leur père.
- Bonjour Guillaume.
- Bonjour monsieur Vauthier, je peux vous demander quelque chose ?
- Bien sûr, dit-il, qu’y a t il.
- Bien, voilà. Je voudrais emmener votre fils à une réunion des Alcooliques Anonymes. Bien évidemment, si vous l’y autorisez à s’y rendre.
- Comme je peux le voir, Guillaume, tu es un ami très loyal, et je sais que tu feras tout pour l’aider à résoudre ce petit incident. Je vais le chercher, mais promets-moi une chose, Guillaume, Franck est consigné alors raccompagne-le dès que la réunion sera terminée.
- D’accord monsieur !
Monsieur Vauthier alla chercher son fils, et Guillaume et Franck s’en allèrent.
Ayant retenu la leçon, Franck et Marina ne recommencèrent plus, et petit à petit, leurs parents commencèrent à leur faire de nouveau un peu plus confiance. Et cette confiance grandissait de jours en jours.


8 . Job d’été

Cette année fut pleine d'activités pour toute la bande. Les garçons avaient choisi de faire du karaté. Marina, Stéphanie, Julie et Sophie choisirent de faire du cheval. Tandis que Virginie, elle, occupait ses moments de libre à écrire des poèmes, des nouvelles, des contes et à se rendre à ses cours de photo.
La fin de l’année et les examens arrivèrent aussi vite que l’on puisse le dire ou le penser. Ils cherchèrent tous du travail pour l’été pour avoir un peu d’argent de poche, comme cela, leurs parents ne pourront pas dire qu’ils sont dépendants de leur compte en banque. Ils les croiront peut-être un peu plus responsables, par rapport à cette entreprise de trouver un travail pour gagner leur propre argent.
C’est ainsi qu’ils se mirent tous à la recherche d’un travail. Les filles avaient choisi de faire le “castrage” du maïs, tandis que les garçons avaient choisi de travailler comme serveurs dans un petit bar, du nom de “L’île aux cocktails”, qui allait ouvrir cet été-là.
Les vacances arrivèrent donc, les garçons commencèrent leur travail. Par contre, les filles attendirent la deuxième quinzaine de juillet pour commencer le “castrage” du maïs. Pour passer le temps, elles faisaient les magasins et en profitaient aussi pour se faire servir à boire par les garçons.
C’est alors que quinze jours plus tard, elles commencèrent le travail. Un soir en rentrant chez elles, Stéphanie et Virginie commencèrent à discuter.
- Je ne savais pas que ce boulot était aussi fatigant, dit Stéphanie en s’affalant sur son lit.
- C’est vrai, mais il faut ce qu’il faut, dit Virginie, si tu ne veux pas dépendre de papa et de maman. Par ce moyen là, nous avons plus d’autonomie, et nous ne sommes pas obligées d’aller les trouver et de leur demander un peu d’argent pour aller nous acheter ce dont nous avons besoin.
- Tu as entièrement raison, mais si maintenant nous allions nous coucher car demain, une dure journée nous attend.
Un dimanche matin, les deux sœurs se levèrent tard, car elles ne devaient pas travailler ce jour-là. Virginie appela toute la bande et leur demanda s'ils pouvaient venir à la plage pour passer une journée tranquille tous ensembles. Ils acceptèrent tous, et c’est ainsi qu’ils partirent à Sausset les pins chez les grands-parents de Franck et Marina. Ceux-ci reçurent les jeunes gens avec beaucoup de joie. C’est ainsi qu’ils passèrent toute leur journée sur la plage à s’amuser dans l’eau ou bien à se faire bronzer sur le sable chaud. Ils partirent vers vingt-deux heures trente pour rentrer, car le lendemain le travail allait être dur.
La dernière semaine du mois de juillet, toute la bande fut reçue à leurs différents examens. Ils étaient tellement heureux qu’ils décident de tous aller manger au restaurant.
La fin du mois arriva vite, les filles crurent qu’elles allaient avoir un peu de répit, mais le mois d’août fut encore plus dur. Elles travaillaient même le week-end et aussi pendant les jours fériés. Les garçons qui se moquaient des filles, travaillaient encore plus car ils devaient rester certaines fois jusqu’à minuit voire une ou deux heures du matin. Le mois d’août fut rude pour toute la bande mais la fin de la saison arriva et c’est ainsi qu’ils arrêtèrent leur travail. Ils en profitèrent donc pour réviser leurs cours pendant une semaine car après ils iraient faire les vendanges tous ensemble. Quand ils rentraient chez eux le soir, ils étaient encore plus fatigués que pendant leur précédant travail. Franck et Marina rentrèrent chez eux et allèrent chacun dans leur chambre. Tout à coup la sonnette de l’entrée retenti, Franck se précipita à la porte et Virginie apparut dans l’encadrement de la porte. Franck la fit entrer et ils allèrent dans sa chambre, et la conversation s’engagea.
- Je suis épuisée, je ne croyais pas que les vendanges étaient aussi fatiguant que le “castrage” du maïs. Et toi, comment te sens-tu?
- Je crois que tu connais déjà la réponse, je me sens très épuisé, et je ne crois pas que ce soir, je vais pouvoir t’emmener dîner au restaurant.
- Ce n’est pas grave, mon amour, nous irons une autre fois et puis de toute façon je n’avais pas vraiment envie de sortir ce soir. J’ai plutôt besoin de rester avec toi tranquillement dans ta chambre, cela fait tellement longtemps que nous n’avons pas passé un moment ensemble, rien que toi et moi, comme si nous étions seuls au monde.
- Très bien, viens dans mes bras.
C’est ainsi que Franck se pencha sur Virginie et lui déposa un tendre baiser sur ses douces lèvres, et…


9 . Rencontre aux vendanges

Quelques jours plus tard, toute la bande était dans les Vignes et ils étaient en train de couper les grappes de raisin. C’est à ce moment-là que Julie, en relevant la tête, se trouva nez à nez avec un charmant garçon, châtain-blond aux yeux vairon. Une particularité qui l’attira immédiatement, il avait un oeil bleu et l’autre vert. Elle se tourna vers lui en engagea la conversation. Ils discutèrent tout en travaillant.
- Comment t'appelles-tu ? Moi, je m’appelle David.
- Je m’appelle Julie, et je suis en faculté de sciences, plus tard, je voudrais bien enseigner les sciences naturelles. Je suis une dingue du travail, à chaque fois que mes copains viennent chez moi, ils me trouvent le nez dans un bouquin de sciences naturelles. Que veux-tu quand on veut arriver à faire quelque chose d’intéressant, il faut travailler beaucoup. Par contre j’ai un énorme défaut, je suis très bavarde, quand je commence à parler, on ne peut plus m’arrêter.
- J’ai remarqué que tu aimais bien parler, mais surtout, ne te fais pas d’illusions, moi aussi j’aime bien parler de tout et de rien. C’est une seconde nature chez moi.
- Mais au fait, que fais-tu dans la vie David ? Tu ne m’en as encore rien dit, tellement je parle.
- Oh ! Je vais faire ma dernière année de faculté de langue, j’étudie l’italien et je vais passer mon agrégation. C’est le dernier examen pour que je puisse enfin enseigner. Et surtout faire ce que j’ai toujours voulu, j’adore l’italien, l’Italie, et cela depuis que je suis tout petit. En fait ceci c’est grâce à mes parents, parce qu’à chaque vacances nous allions à Rome ou bien Venise. Venise est ma ville préférée. Et toi, aimes-tu voyager?
- Oui, j’adore cela si je m’écoutais penser, j’abandonnerais mes études et je partirais sur les routes pour voyager et visiter le monde entier. On peut dire que je suis une aventurière. Par contre, je crois que tu pourrais très bien t’entendre avec une de mes amies, elle s’appelle Virginie, et comme toi, elle est passionnée par tout ce qui touche à l’Italie. Et si tu le veux bien, je pourrais te présenter à toute notre bande.
- Il n’y a aucun problème, je viens d’arriver dans la région et je ne connais personne. J’ai vraiment besoin de me faire des amis, car je me sens un peu seul.
Et c’est ainsi que Julie présenta David à toute la bande. C’était un garçon doté d'une forte personnalité, qui s'exprimait avec facilité et assurance. La séduction lui posait d'autant moins de problèmes que ce sont généralement les filles qui venaient à lui avant même qu'il ait eu le temps de réagir. Exigeant et sélectif, il choisissait sa partenaire selon des critères bien précis. Pourtant ambitieux, il confiait fréquemment son destin à la chance.
Il fut très bien accepté par tout le monde et surtout par Julie qui, elle, était la seule à n’avoir personne dans sa vie. Un jour, David arriva devant Julie et lui tendit un gros bouquet de roses rouges, en lui disant:
- Voilà, Julie, depuis le premier jour où je t’ai rencontrée, je suis tombé amoureux de toi, mais seulement je n’osais pas te l’avouer de peur que tu ne me dises que tu étais déjà prise. Alors je me suis renseigné en hauts-lieux et j’ai su que tu étais libre comme l’air.
Julie ne sachant pas quoi dire, se jeta dans les bras de David, qui l’embrassa tendrement. Maintenant, tout le monde avait son chacun, et la bande s’agrandissait, ils étaient dix.
Les vendanges prirent fin et les cours à la faculté reprirent, mais pas pour tous les jeunes de la bande. C’est-à-dire pour Franck, Marina, Guillaume, Frédéric, Stéphanie et Virginie, qui eux, devaient chercher du travail. D’ailleurs, ce n’était pas très facile, car de nos jours, le travail ne court pas les rues, et il faut savoir convaincre son employeur que nous sommes celui ou celle qui lui faut pour le poste qu’il offre. C’est ainsi que Franck, Guillaume et Frédéric trouvèrent du travail chacun chez un expert-comptable différent, qui recherchait un jeune comptable pour l’aider à se lancer dans la vie active. Tandis que du côté des filles, elles cherchaient hardiment. Virginie fini par trouver un emploi d’aide comptable dans un bureau d’une succursale des bureaux Haribo. Marina et Stéphanie trouvèrent un emploi d’aides comptables dans l’entreprise Renault où toutes les deux avaient fait un stage durant leur année de terminale.


10 . Départ pour les États-Unis

Un week-end de détente au bord de la mer, où toute la bande s’était donnée rendez-vous, David arriva avec sa sœur Jessica et la présenta à tout le monde. C’était une jeune fille de vingt ans, brune aux yeux gris. D'apparence flegmatique, elle était en réalité assez lente à réagir et ne montrait que rarement ses émotions. Cette réserve naturelle étant liée à un mélange d'introversion et de timidité. Rêveuse et sentimentale, elle avait tendance à idéaliser l'être aimé, d'où une certaine déception lorsqu'elle revenait à la réalité. Sociable, elle avait plein d'amis.
Elle commença à discuter avec les filles qui lui posèrent toutes sortes de questions sur ce qu’elle faisait dans sa vie.
- Je fais des études d’anglais et je vais prendre une année sabbatique pour aller faire jeune fille au pair à Los Angeles, pour améliorer mon anglais. Et quand je reviendrais, je continuerais mes études, pour pouvoir passer mon agrégation. Et vous, que faites-vous?
- Et bien, dit Virginie, nous travaillons car nous avons eu nos examens et comme nous ne voulions pas continuer à la faculté nous avons choisi cette solution. En fait, ce n’est pas en ayant une tonne de diplôme que l’on trouve facilement du travail.
- C’est vrai, tu as raison, mais quand on ne se sent pas prêt à rentrer dans le monde du travail, il vaut mieux rester là où on est le mieux.
A la suite de cette rencontre, Jessica parti pour Los Angeles passer un an dans la famille Malone. Régulièrement toute la bande recevait des nouvelles de Jessica, qui leur écrivait tous les jours et leur racontait tout ce qu’elle faisait là-bas. Une de ses lettres commençait ainsi:
« - Salut vous tous !
Quelle canicule ! Il est impossible de se faire bronzer sur la plage tellement la chaleur y est écrasante et étouffante. Le jour où je vous écris, c’est mon jour de repos, donc j’en ai profité pour aller à la plage qui n’est qu’à cinq cent mètres de la maison de ma famille d’accueil: les Malone. Ils sont très gentils avec moi, surtout leurs deux enfants Ethel et Marlon. Ils me donnent du fil à retordre, ce sont des enfants si attachants que je n’arrive pas à les gronder; mais quand ils font de trop grosses bêtises, je peux vous assurer qu’ils passent un sale quart d’heure. A part tout cela, je vais bien, et ce soir, je suis invitée à une fête donnée par des amis que je me suis fait là-bas. Ils sont très sympathiques. Il y a un garçon dans les amis que je me suis fait, il s’appelle Brian, il a mon âge. Il est très indépendant et n'a pas peur de la solitude, ce qui n'en fait pas moins quelqu'un de particulièrement sociable. Il est curieux et passionné, il s'intéresse à une foule de choses, et ne s'ennuie jamais. Sa bonne humeur et sa grande vitalité lui valent de nombreux amis. Il est, dans l'ensemble, plus doux et tendre que démonstratif.
Je sors avec lui depuis trois mois. Nous nous aimons très fort et il compte venir en France pour finir ses études d’ingénieur.
Ce que je ne vous ai pas dit au début, c’est que je l’ai rencontré pendant la fête d’Halloween, et que tout de suite je suis tombée amoureuse de lui. En fait, ce son ses yeux qui m’ont fait craquer, de magnifiques yeux bleu turquoise.
Je vais vous laisser sur ces quelques lignes en espérant qu’elles vous auront fait plaisir et que vous m’écrirez bientôt. Je vous embrasse tous et je pense à vous. Jessica. »
Virginie ayant fini de lire la lettre, dit aux autres:
- Et bien, elle ne s’ennuie pas ta petite sœur aux États-Unis, je crois qu’elle a trouvé le bonheur et le grand amour.
- C’est vrai, elle va peut-être enfin retrouver la joie de vivre.
- Mais pourquoi dis-tu cela.
- Je vais vous le raconter, mais surtout ne lui dîtes rien. Et bien voilà, elle était fiancée à un garçon bien sous tous rapports. Un jour, ils décidèrent d’aller au restaurant, jusque-là tout se déroulait à merveille. Mais la soirée se fini tragiquement, ils ont rencontré la route d’un chauffard, leur voiture a fait plusieurs tonneaux, ma sœur s’en est sortie indemne mais par contre, Grégory, son copain, lui est mort dans l’accident. C’est pour cela que je suis si content qu’elle retrouve enfin le bonheur et la joie de vivre.
- Tu as entièrement raison, cela lui fera le plus grand bien, car ce n’est pas facile de perdre quelqu’un que l’on aime par-dessus tout, ajouta Stéphanie.
En effet, une quinzaine de jours plus tard, une nouvelle lettre arriva et tout le monde écouta Marina lire les nouvelles qui venaient d’arriver de Los Angeles.
« - Salut tout le monde,
Je vais très bien, les cours à l’université se déroulent pour le mieux. Brian est très heureux de venir étudier à Aix en Provence, il a hâte de tous vous connaître. Les deux enfants de M. et Miss Malone, sont adorables et surtout, ils font moins de bêtises qu’au début de mon séjour. Tous les après-midi, comme je n’ai pas cours, je les emmène à la plage, car la chaleur est écrasante et les enfants sont contents d’être dans l’eau. Cela leur fait du bien, et en attendant, je suis tranquille car ils ne font pas de bruit.
Quand les parents rentrent de leur travail, je suis contente, car je peux enfin me reposer un peu, et là, je sors avec Brian, qui m’emmène visiter des endroits plus sensationnels les uns que les autres. Quand pour la première fois, il m’a emmenée en boîte, j’ai été très étonnée de voir à quel point les entrées sont très surveillées, et je peux vous assurer que les mineurs n’ont pas le droit d’entrer, ce n’est pas du tout comme en France. Ils sont très pointilleux sur la loi.
Brian vient d’arriver et nous allons partir pour le week-end tous les deux en amoureux. Il m’emmène en avion en Floride à Disney land, c’est merveilleux et il paraît en plus que cela n’a rien à voir avec celui qui est en France.
Je vais vous quitter en espérant que mes nouvelles vous auront fait plaisir et que j’aurais, moi aussi, bientôt de vos nouvelles. Jessica. »
- Tu avais raison Virginie, je suis très heureux pour qu’elle ait retrouvé le bonheur et la joie de vivre, lança David.


11 . Fiançailles

A la suite de tout cela, l’année étant terminée, Jessica rentra à Aix en Provence avec Brian.
Un soir, Jessica proposa à toute la bande de se retrouver un soir pour aller manger au restaurant. Elle en profita pour leur présenter Brian.
- Salut tout le monde, voilà, je vous présente Brian. And Brian, I introduce yourself all my friends. There are Franck and Virginie, Guillaume and Marina, Frédéric and Stéphanie, Julien and Sophie and at last David and Julie.
Brian répondit avec son accent américain.
- Salut, je suis content de connaître vous.
Tout le monde éclata de rire, et Jessica leur expliqua.
- S'il ne parle pas très bien le français, c’est qu’il ne l’étudie que depuis un an. Je vous assure que c’est très dur pour lui. Il fait beaucoup d’inversions, mais il fait aussi de gros efforts pour retenir et corriger toutes les erreurs de langage qu’il peut commettre.
- Excusez-moi, je suis désolé de ne pas bien parler votre langue, mais si nous changions de sujet et que nous allions manger.
- Et bien, tu vois qu’il n’est pas si mauvais que ça, ton chéri, dit David sur un ton taquin.
Tout le monde éclata de rire une nouvelle fois et ils partirent en quête d’un petit restaurant sympa. Ce soir là, à la fin du repas, David se leva et dit :
- Bon, écoutez-moi tous, j’ai une super nouvelle ou plutôt deux supers nouvelles à vous annoncer. La première, c’est que Julie et moi allons bientôt nous installer ensemble dans un petit studio.
- Et la deuxième nouvelle, s’enquit Julie, qui visiblement n’était pas au courant.
David se tourna vers Julie, la regarda droit dans les yeux et lui dit :
- Je ne t’en ai pas parlé auparavant, parce que je voulais que nous partagions ce moment avec tous nos amis. Je veux juste te demander, veux-tu te fiancer avec moi, dit David d’un ton plein d’amour ?
Ne sachant pas quoi dire, Julie resta muette de stupeur.
- Alors, veux-tu te fiancer avec moi, la relança David.
- Bien sûr que oui, j’adorerais ça. J’attends ce moment depuis si longtemps.
Elle se jeta à son cou et l’embrassa d’un baiser on ne peut plus tendre. La fête bâtie son plein et tout le monde rentra chez soi.


12 . La maison

Un jour, Virginie proposa aux autres membres de la bande de louer une maison pour y vivre tous ensembles. Ils épluchaient les petites annonces, sans parvenir à trouver leur bonheur.
Lors d’une journée familiale à Sausset les Pins, les grands-parents prirent Franck et Marina à part et leur dirent :
- Les enfants, vous cherchez une maison, n’est-ce pas ?
- Oui, dit Franck, c’est juste.
- On va vous faire un proposition.
- Laquelle, s’enquit Marina ?
- Voilà, commença la grand-mère, cette maison devient trop grand pour votre grand-père et moi. Si cela vous intéresse, on vous la laisse.
- Et vous allez habiter où, demanda Franck ?
- Nous avons trouvé un petit appartement à Aix en Provence, pas loin de chez vos parents.
- Merci, c’est gentil de votre part, dirent Franck et Marina en chœur.
En fin de soirée, au moment de partir, ils embrassèrent leurs grands-parents non sans les remercier une nouvelle fois.
Quelques jours plus tard, à la terrasse du ‘‘Festival’’. Ils discutaient en faisant une mise au point sur leurs recherches. C’est alors que Franck se leva et dit :
- Les copains, ce n’est pas la peine de courir les petites annonces pour trouver une maison assez grande pour nous tous.
- Et pourquoi donc, demanda Frédéric ?
- Nos grands-parents nous prêtent leur maison en attendant que nous puissions se trouver quelque chose de vraiment intéressant, répondit Marina.
- C’est très gentil de leur part, dit Guillaume.
C’est ainsi que toute la bande s’installa dans la maison. Un jour, en discutant avec leurs grands-parents, Franck et Marina furent très surpris de la nouvelle proposition qu’ils leur firent.
- Écoutez, Franck et Marina, avec les difficultés que vous avez pour trouver une maison assez grande pour vous tous, et comme ton grand-père et moi, nous nous sentons bien dans l’appartement d’Aix.
- Oui, dit Marina.
- Nous avons décidé de vous laisser notre maison.
- Hein, dirent-ils surpris ?
- Oh, encore une petite chose, ne vous inquiétez pas pour le loyer.
- Comment ça, que voulez-vous dire, demanda Franck ?
- C’est toujours nous qui le payerons moyennant un petit quelque chose vous nous verserez tous les mois.
- C’est vraiment gentil de votre part, nous ne nous y attendions pas du tout, dit Marina.
- Oui, nous vous remercions beaucoup, ajouta Franck.
Les grands-parents de Franck et Marina déménagèrent et laissèrent les jeunes entre eux. Les jours et les mois passaient aussi vite que l’on puisse le dire ou le penser.


13 . L’accident

Voulant faire quelques courses, pour le dîner du soir, Virginie sortit pour se rendre à l’épicerie du coin de la rue. Elle marchait tranquillement sur la chaussée quand tout à coup surgissant de nulle part, une moto arriva à grande vitesse. Virginie entendit le bruit se rapprocher si vite, qu’elle n’eut pas le temps de s’écarter. La moto lui fonça dessus et la faucha sur son passage. Elle tomba et sombra dans l’inconscience. Quand elle se réveilla, elle vit deux pompiers penchés sur elle.
- Mademoiselle, ça va, demanda l’un des pompiers ?
- Non, dit-elle en pleurant.
- Où avez-vous mal ?
- À la jambe droite, je n’arrive plus à la bouger.
- Très bien, restez tranquille, on vous emmène à l’hôpital.
Arrivés à l’hôpital, les pompiers la conduisirent aux urgences. Le médecin qui la prit en charge, lui fit passer une radio.
Franck qui revenait du travail avait assisté à la scène. Tétanisé, il n’avait rien pu faire. L’épicier qui avait tout vu, avait vite réagit et appelé immédiatement les pompiers. Remis de ses émotions, Franck rentra à la maison affolé et dit aux autres :
- C’est affreux, Virginie vient d’avoir un accident, elle est à l’hôpital, dépêchez-vous, il faut y aller.
- Voyons Franck, calme-toi, lança Marina. Ce n’est peut-être pas si grave que tu le penses. Nous partons tout de suite, mais s’il te plaît, calme-toi.
Arrivés à l’hôpital toute la bande se précipita sur le premier médecin qu’il croisèrent et par chance c’était le docteur de Virginie.
- Docteur, nous sommes les amis de la jeune fille qui a été renversée par la moto. Elle va bien, lui demanda Franck ?
- Oui, mais elle a une double fracture.
- Double, s’étonna Marina ?
- Exactement, une sur le tibia et l’autre sur le péroné.
- Les infirmières sont en train de la plâtrer. Mais ne vous inquiétez pas, elle se rétablira vite.
- On peut aller la voir, demanda Sophie ?
- Oui, mais ne restez pas trop longtemps, on lui a donné des calmants et elle est un peu groggy.
- Promis on ne restera pas longtemps.
Ils entrèrent dans la chambre de la grande blessée. Marina, curieuse de savoir, comme tout le monde, comment cela était arrivé, demanda à Virginie de leur expliquer. C’est alors que Virginie raconta son aventure.
- Et voilà toute l’histoire. Mais bon ce n’est pas grave, je me sens beaucoup mieux maintenant. Je pourrais rentrer demain.
- Et bien, on peut dire que tu as eu de la chance, ajouta Franck. Tu sais que tu m’a fais très peur.
- On va te laisser, dit Marina, tu as besoin de repos.
- Oh oui ! dit-elle en s’endormant.
Tout le monde partit sur la pointe des pieds.
Le lendemain, Franck arriva vers dix heures pour venir chercher Virginie. Quand ils arrivèrent à la maison, Virginie fut surprise. Ses amis lui avaient préparé une petite fête pour son retour. La fête dura jusqu’au milieu de la nuit.
Quelques jours plus tard, Virginie rendit visite à ses parents avec Franck. Quand elle arriva, ses parents furent surpris de la voir dans le plâtre. C’est alors qu’elle raconta une nouvelle fois ce qu’il s’était passé. Ils restèrent toute la journée chez les parents de la jeune fille et ne partirent que vers dix heures. Quand ils arrivèrent chez eux, ils se couchèrent car la journée avait été longue et dure.


14 . Querelles d’amoureux

Un soir, alors qu’ils étaient en ville à Aix en Provence, Franck et Virginie passèrent faire un petit coucou à David et Julie. En montant les marches menant à l’appartement des deux amoureux, ils furent surpris d’entendre des cris raisonner dans toute la cage d’escalier.
- Ce n’est pas possible, dès qu’il y a un match de foot à la télé, monsieur s’installe devant la télé et plus personne n’existe autour de lui.
- Quoi ? Tu veux rire, cela fait au moins plus d’un mois que je n’ai pas regardé de match.
- Tu plaisantes j’espère ?
- Non, d’ailleurs, à chaque fois, nous étions de sortie. Alors, ce soir, au moins pour une fois, je voudrais pouvoir regarder ce match sans que tu me prennes la tête.
- Ah bon, je prends la tête à monsieur.
La sonnette de la porte d’entrée retentit, coupant court à leur dispute. Julie se précipita pour aller ouvrir la porte. Virginie regarda Julie étonnée et lui dit :
- Que se passe-t-il ici ? On vous entend crier dans tout l’immeuble, si vous continuez, un de vos voisins va appeler les flics.
- Qu’est ce que cela peut faire, de toutes façons.
- Attends, explique-moi, je ne comprends pas tout, là.
- Oh, y’a rien à comprendre, monsieur regarde le foot, dit-elle d’un ton ironique.
- Je ne vois pas ce qu’il y a de mal.
- Il y a, que je voulais que nous passions un petit moment tous les deux, mais monsieur ne veut absolument pas manquer son cher et tendre match de foot. Je commence à croire qu’il aime plus cette fichue télé que moi.
- Franck, dit Virginie, je vais avec Julie dans leur chambre, tu sais ce qu’il te reste à faire.
Franck et Virginie les séparèrent et les prirent chacun de leur côté pour discuter avec eux. Au bout d’un petit moment, Virginie et Julie revinrent dans le salon, et là, David et Julie s’excusèrent.
- Bon, dit Franck, il s’agirait maintenant, de ne plus vous disputer comme deux enfants. David, quand tu sais qu’il va y avoir un match à la télé, et que tu veux absolument le regarder, prévient Julie quelques jours avant, cela vous évitera les quiproquos.
- Quant à toi Julie, ajouta Virginie, essaye aussi d’y mettre un peu du tien. Tu sais que David aime le foot alors quand tu veux vous préparer une petite soirée en amoureux, fais en sorte qu’il n’y ait pas de match ce soir-là.
- Vous avez raison tous les deux, cette dispute n’aurait jamais du avoir lieu, dirent les deux amoureux en chœur.
Ils parvinrent tous les quatre à un accord, ne plus jamais se disputer pour des histoires aussi futiles et puériles mais surtout s’accorder à chacun une soirée en fonction du choix de l’autre.


15 . Vacances en solitaire

Cet été là, ils partirent en vacances chacun de leur côté.
Guillaume et Marina partirent visiter la Grèce. Là-bas, tout les émerveillait ; autant la blancheur des maisons, que le bleu intense de la mer. Ils passaient toutes leurs journées à la plage et quand venait le soir, c’est à dire quand l’air se rafraîchissait un peu, ils parcouraient les rues d’Athènes. Ils avaient décidé, vers la fin de leur séjour, d’aller passer quelques jours à Corfou.
Frédéric et Stéphanie firent un safari au Kenya. Ils séjournaient dans un hôtel de Nairobi. Quelques jours après leur arrivée, ils partirent avec un petit groupe de touristes dans la savane. Là, ils virent pleins d’animaux : des lions, des girafes, des gazelles, des gnous, des rhinocéros, des hippopotames. D’ailleurs, Stéphanie en profita pour prendre plein de photos, d’une part pour en donner à sa sœur, mais d’autre part, pour en faire les meilleurs souvenirs des moments qu’elle passait ou passerait aux côtés de Frédéric. A la suite de ce petit safari, ils allèrent passer les deux dernières semaines de leur aventure kenyane, dans la ville de Mombasa.
Julien emmena Sophie pour faire un tour de France. Ils visitèrent entre autre : Lyon (le musée des tissus, le musée de la civilisation Gallo-romaine qui est intégré à la colline de Fourvière), Besançon (la citadelle de Vauban, le musée des beaux arts et d’archéologie), Strasbourg (le Conseil de l’Europe et l’Assemblée des Communautés Européennes), Reims (la cathédrale), Calais (le musée de la dentelle), Le Havre, Tours (l’école d’application du train, la base aérienne militaire et le musée du compagnonnage), Poitiers (le Futuroscope), Bordeaux (la visite des vignobles), Toulouse (l’académie des jeux floraux et le Capitole) et pour finir, Perpignan (le palais des rois de Majorque).
David et Julie partirent visiter le Canada. Ils commencèrent par visiter les industries de l’imprimerie, de l’édition et des télécommunications quand ils arrivèrent à Ottawa. Il flânèrent ensuite dans les rues de Montréal et ensuite, pour se rendre à Québec, ils prirent le bateau qui remonta le cours du fleuve Saint-Laurent.
Brian et Jessica se rendirent aux États-Unis pour faire une visite aux parents du jeune homme. Ils allèrent donc à Los Angeles. Monsieur et madame Johnson étaient ravi de revoir leur fils mais tout aussi contents de voir que Jessica était venue. La semaine suivante leur arrivée, Brian emmena Jessica visiter les studios d’Hollywood. Les deux semaines qui suivirent furent calmes car les deux jeunes gens restèrent chez les parents de Brian. Quant à la dernière semaine de leur voyage, il la passèrent à San Francisco, où Brian fit découvrir à Jessica tous ses endroits préférés. Il l’emmena même voir le fameux pont rouge, célèbre dans le monde entier : le Golden Gate.
Il n’y avait que Franck et Virginie qui n’avaient pas pu prendre de vacances.
Ils rentrèrent tous au bout d’un mois de vacances, ils étaient tellement heureux de se retrouver, qu’ils ne prirent même pas le temps de défaire leurs bagages.


16 . Nouvelle inattendue

Quelques semaines plus tard, un événement inattendu se produisit. Virginie était en visite chez sa sœur. Stéphanie s’était installée avec Frédéric dans un petit appartement du centre ville. A l’arrivée de sa jumelle, Stéphanie vit que quelque chose n’allait pas.
- Virginie, on dirait qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Tu devrais m’en parler.
- Eh! bien, c’est à dire que...
- Que se passe-t-il ? Dis-moi ?
- Je crois que je suis enceinte !
- Comment ça, tu crois que tu es enceinte.
- Oui, j’aurais du être indisposée, il y a maintenant trois semaines.
- Mais, comment cela est-il possible ?
- Je ne sais pas, dit Virginie en pleurant.
- Tout d’abord, dit Stéphanie, il faut te calmer. Ensuite, tu vas rester là et en attendant, je vais descendre à la pharmacie pour acheter un test de grossesse. Comme cela, nous serons fixées.
Stéphanie descendit à la pharmacie pour acheter le test de grossesse. Quand elle remonta, elle trouva Virginie assise sur le canapé en train de pleurer à chaudes larmes.
- Voyons Virginie, commença Stéphanie, calme-toi donc un peu, ce n’est pas si terrible que ça.
- On voit bien que ce n’est pas à toi que cela arrive.
C’est alors que Virginie, avec l’aide de Stéphanie, fit le test. Pendant qu’elles attendaient le résultat, elles se mirent à réfléchir sur les circonstances. Stéphanie demanda à Virginie :
- Tu ne te souviens vraiment pas, quand cela a-t-il pu se passer ?
- Non, j’ai beau chercher au plus profond de ma mémoire, je ne me souviens pas du tout quand cela s’est passé.
- Si tu es véritablement enceinte, il faudra que tu en parle à Franck.
- Tu crois ?
- Mais évidemment, il doit être au courant le plus vite possible.
- Je suis entièrement d’accord avec toi, mais en attendant, si nous allions voir le résultat du test.
Elles pénétrèrent ensuite, dans la salle de bain. Trop angoissée, Virginie demanda à sa sœur de regarder de quelle couleur était le test. A la vue du regard de Stéphanie, Virginie comprit que le test de grossesse était positif. Elle dit alors d’un air affolé :
- C’est pas vrai, mais comment je vais pouvoir l’annoncer à Franck.
- C’est sûr que cela va être dur, mais il faudra bien que tu pense à le dire aussi aux parents.
- En tous cas, une chose est sûre, il est hors de question que j’avorte.
- Tu as tout à fait raison, en plus si tu le faisais, je crois que les parents ne te parleraient plus.
- Et bien moi je ne crois pas que papa et maman réagiraient comme ceci. Je crois au contraire qu’ils seraient contents et qu’ils m’épauleraient.
Le soir, Virginie rentra à Sausset les Pins. Quand Franck la vit arriver avec les yeux rougis et la mine triste. Il se demanda ce qui pouvait la rendre si triste. Il lui demanda :
- Que se passe-t-il ma chérie ? Tu as l’air toute bouleversée.
- C’est vrai, en effet, il y a quelque chose dont j’aimerais te parler, dit Virginie en pleurant.
- Est-ce si grave que tu peux le penser ? N’y a-t-il pas une solution à ton problème ?
- Si, il y a bien une solution, c’est d’avancer la date du mariage.
- Et pourquoi donc ?
- Réfléchis un peu, je suis sûre que tu arriveras à trouver la réponse à ta question.
- Ne me fais pas attendre plus longtemps, dis ce que tu as. Tu es malade, «ou !!!»
- Mais oui, Franck, c’est le «ou !!!» que j’ai.
- Tu ne veux tout de même pas me dire que tu es enceinte, quand même ?
- Et bien, oui, Franck, je suis enceinte.
Tellement heureux de cette merveilleuse nouvelle, Franck prit Virginie dans ses bras, et l’embrassa tendrement. En voyant la réaction de Franck, Virginie fut soulagée et c’est alors qu’elle dit :
- Par contre, il va falloir que nous l’annoncions à nos parents. Je me demande bien comment ils vont prendre la nouvelle.
- Je pense qu’ils vont être contents et heureux pour nous, mais avant tout je crois qu’ils vont être très surpris.
Le dimanche suivant, ils décidèrent d’organiser un repas auquel ils inviteraient chacun leurs parents. Virginie et Franck réfléchirent pendant toute la fin de la semaine à la façon dont ils allaient annoncer cette nouvelle à leurs parents. Le dimanche arriva très vite pour eux, car plus il approchait, plus l’angoisse se faisait sentir. Le dimanche arrivé, le déjeuner se déroula très bien, jusqu’au moment où Virginie se leva en fin de repas. C’est alors qu’elle dit :
- Franck et moi, nous voulons vous annoncer quelque chose.
- Que se passe-t-il, demandèrent leurs parents en chœur ?
- Et bien voilà, commença Virginie, ce n’est pas facile à dire, mais...
- Quoi, que se passe-t-il ma chérie, dit la mère de Virginie ?
- Maman, laisse moi parler ! Nous avons décidé d’avancer la date du mariage, car je..., je suis enceinte.
Tellement surpris, les parents des jeunes gens restèrent bouche bée. Au bout d’un assez long moment, la mère de Virginie prit la parole.
- Mais ma chérie, tu n’as que vingt-deux ans. Tu ne crois pas que tu es un peu jeune pour avoir un enfant.
- De toute façon maman, c’est un peu tard pour me faire des reproches.
- Je ne te fais pas de reproches, tu vas seulement au devant de grosses responsabilités. Ce n’est pas grave, mais vous commencerez votre vie à trois. Il faut bien que vous pensiez à cela.
- C’est bien pour cette raison que nous voulons avancer la date du mariage.
- Je pense que vous pourriez vous marier au plus tard, à la fin du mois d’août, lança Mme Vauthier.
- Il ne nous reste plus qu’à tout préparer, dirent Franck et Virginie en chœur.


17 . Mariage à l’horizon

C’est ainsi que durant la semaine suivante, Virginie et sa mère allèrent dans un magasin de robes de mariées, à Aix en Provence. Elles se rendirent au magasin Pronuptia, dans la rue Papassaudi. Elles pénétrèrent dans le magasin, et la vendeuse s’approcha et leur demanda :
- Puis-je vous renseigner ?
- Bien sûr, je vais me marier à la fin du mois d’août.
- Très bien mademoiselle, je crois que j’ai ce qu’il vous faut.
La vendeuse revint un instant plus tard avec quatre robes. Virginie les essaya toutes, mais son choix s’arrêta sur une robe tout à fait somptueuse, du moins à ses yeux. La robe que Virginie choisit, était très belle. C’était une longue robe blanche, avec des manches courtes bouffantes. Le devant de la robe était parsemé de nœuds brodés avec des perles blanc nacrée. Derrière, au niveau de la taille, se trouvait un énorme nœud brodé de milliers de petites roses « rose saumon ».
Virginie regarda la vendeuse et lui demanda :
- Si je mets une couronne de fleurs d’oranger avec cette robe, croyez-vous que cela ira ensemble.
- Je ne crois pas qu’il y ait un problème, les fleurs d’oranger se marient très bien avec ce genre de robe. De plus, je vous vois très bien avec un très grand voile qui descendrait sur votre visage. Quant à votre bouquet, je le verrai bien fait de roses « rose saumon » ainsi que de magnifiques lys blancs.
En secret, Marina, Stéphanie, Sophie, Julie et Jessica préparèrent une soirée à Virginie pour son enterrement de vie de jeune fille. Elles décidèrent de l’emmener dans un petit restaurant, et ensuite de lui offrir une soirée strip-tease. Elles vinrent la chercher chez ses parents, et avant de la faire monter dans la voiture, elles lui bandèrent les yeux. C’est alors que Virginie leur dit :
- Je peux savoir où l’on va ?
- Tu ne crois tout de même pas que l’on va te le dire, dit Stéphanie. Si nous t’avons mis ce bandeau, c’est bien pour que tu ne saches pas ce que nous t’avons préparé. Nous devons garder le suspens jusqu’au bout.
- Bon, d’accord, les filles.
La soirée fut tellement réussie, que Virginie remercia sa sœur et ses copines en versant quelques larmes, tant elle était émue et heureuse qu’elles lui aient organisé cette petite fête. C’est ainsi qu’elle leur dit, la voix pleine de larmes :
- Vous êtes vraiment supers toutes les cinq. Je vous adore et je crois que je peux vous dire que vous êtes sans doute les meilleures amies que j’ai jamais eues.
Puis se tournant vers sa sœur en la prenant dans ses bras, Virginie lui dit :
- Quant à toi, Stéphanie, tu es la meilleure sœur que l’on peut rêver et je suis fière d’être ta jumelle. Par contre, même si je me marie bientôt, saches que je serais toujours là pour toi et avec toi, car pour rien au monde je ne voudrais que l’on soit séparée un jour. Je t’aime beaucoup et...
Elle ne fut pas capable de terminer sa phrase, car elle éclata en sanglot. Mais Stéphanie, savait exactement ce que sa sœur voulait lui dire. Les filles la consolèrent et elles finirent par rentrer.
Le mariage fut célébré d’une part à la Mairie, et d’autre part à la Cathédrale Saint Sauveur d’Aix en Provence.
- Mes très chers frères et amis, nous sommes réunis ici, aujourd’hui, en présence de notre Seigneur et sous sa bénédiction, pour célébrer et être témoins du mariage de Franck et de Virginie, qui sont ici devant vous, pour confirmer leur choix de s’unir l’un à l’autre et suivre le même chemin. Nous allons commencer par donner la parole à leurs amis Frédéric et Stéphanie, qui vont nous lire 2 textes : le premier c’est un passage du livre de Rilke (lettre à un jeune poète), et le deuxième, est un poème d’Élisabeth Barrett Browning. Frédéric ! … Stéphanie !
Frédéric commença :
- Un mariage réussi, c’est celui au cours duquel, chacun des partenaires désigne l’autre pour qu’il devienne le gardien de sa solitude. De cette manière, ils se vouent l’un à l’autre une confiance illimitée. Une fois qu’on a accepté que même entre les gens les plus unis, des distances infinies existes, une vie merveilleuse, pleines de promesses, peut se développer, s’ils réussissent à apprécier le vide qu’il y a entre eux. Cette sensation leur donnera la possibilité de toujours se voir ensembles comme faisant parti d’un tout, devant l’immensité du ciel.
Stéphanie poursuivit :
- J’ai du mal à trouver les mots justes, pour décrire ce qui vous a toujours uni tous les deux. Je crois que ce que vais vous lire s’en rapproche. Comment est-ce que je t’aime, laisse-m’en compter les formes. Je t’aime du fond, de l’ampleur, de la cime de mon âme, quand elle aspire invisible aux fins de l’être et de la grâce parfaite. Je t’aime librement, comme autant ont droit, je t’aime purement, comme ceux qui refusent des louanges, je t’aime de mon souffle, des rires, des larmes, de ma vie. Et si Dieu choisit, je t’aimerais encore plus dans la mort.
- Et maintenant, ajouta le prêtre, c’est au tour de Franck et Virginie, qui ont choisit tous les deux d’exprimer leur engagement, en nous faisant part de leurs propres vœux.
Franck se tourna vers Virginie, se racla la gorge et commença à prononcer ses vœux. Et tout en parlant, des larmes venaient perler à ses yeux.
- Quand est-ce qu’on est tombé amoureux l’un de l’autre, quand on avait 18 ans, quand on avait 16 ans, peut-être même quand on avait 10 ans, je ne saurais dire quand, parce qu’en réalité, je n’arrive pas à imaginer un moment où je n’étais pas amoureux de toi. J’ai toujours su que tu étais la seule qui pouvait percevoir qui j’étais, en me regardant dans les yeux, j’ai aucun doute sur l’engagement que tu as pris. Et je sais que rien ne pourra détruire notre amour. Je te considérerais toujours comme une partenaire et surtout comme ma meilleure amie, plus que tout autre chose. C’est un vrai miracle, quand je pense à la paix intérieure et au bonheur que tu m’as apporté, et pour te remercier de ce miracle, je fais le serment devant nos deux familles, et tous nos amis, de t’aimer et de te chérir jusqu’à ma mort.
Virginie, regarda Franck droit dans les yeux et ne pu s’empêcher de pleurer tellement elle était émue par ce que lui disait Franck. A son tour elle prit la parole. Elle avait du mal à parler, car elle était submergée d’émotions. D’ailleurs, Franck était aussi ému qu’elle, et tout en écoutant Virginie, les larmes qui perlaient autour de ses yeux commençaient à couler sur ses joues.
- Quand je te regarde dans les yeux, je vois mon meilleur ami. Ton énergie et ta passion, m’inspirent d’une manière que je n’aurais jamais crue possible. Ta beauté intérieure est si forte, que je n’ai plus peur de me montrer telle que je suis. Je n’ai plus peur, grâce à toi. J’aurais jamais cru, pouvoir rencontrer quelqu’un que j’aime et qui m’aimerais d’une façon inconditionnelle en retour. Et je me suis rendu compte, que même si on a été souvent séparés, tu étais toujours avec moi, tu es mon âme sœur depuis longtemps et tu m’aides à trouver un but quand j’ai l’impression d’en avoir aucun. Et je suis sûre que sans toi, mon âme serait complètement perdue, mon cœur brisé et je ne pourrais vivre qu’à moitié. Et je remercie Dieu tous les jours, de t’avoir mis sur ma route et je te remercie pour ton amour.
Une fois que Virginie eut fini son petit discours, le prêtre prit la parole en se tournant vers Franck.
- Répétez après moi, « Moi Franck, »
- Moi Franck,
- « Je te choisis Virginie, »
- Je te choisis Virginie,
- « Pour faire de toi ma femme, »
- Pour faire de toi ma femme,
- « Je promet de t’aimer, de t’honorer, et te rester fidèle, »
- Je promet de t’aimer, de t’honorer, et te rester fidèle,
- « Dans l’abondance comme dans le besoin, »
- Dans l’abondance comme dans le besoin,
- « Dans la joie comme dans la peine, »
- Dans la joie comme dans la peine,
- « Dans la maladie comme dans le bien-être, »
- Dans la maladie comme dans le bien-être,
- « Aussi longtemps que nous vivrons. »
- Aussi longtemps que nous vivrons.
Ensuite, il se tourna vers Virginie.
- Répétez après moi, « Moi Virginie, »
- Moi Virginie,
- « Je te choisis Franck, »
- Je te choisis Franck,
- « Pour faire de toi mon mari, »
- Pour faire de toi mon mari,
- « Je promet de t’aimer, de t’honorer, et te rester fidèle, »
- Je promet de t’aimer, de t’honorer, et te rester fidèle,
- « Dans l’abondance comme dans le besoin, »
- Dans l’abondance comme dans le besoin,
- « Dans la joie comme dans la peine, »
- Dans la joie comme dans la peine,
- « Dans la maladie comme dans le bien-être, »
- Dans la maladie comme dans le bien-être,
- « Aussi longtemps que nous vivrons. »
- Aussi longtemps que nous vivrons.
Frédéric s’approcha des futurs marié et leur tendit leurs alliances. Après, le prêtre se tourna de nouveau vers Franck.
- « Avec cet alliance, »
- Avec cet alliance,
- « Je deviens ton époux, »
- Je deviens ton époux,
- « Et j’unis ma vie à la tienne. »
- Et j’unis ma vie à la tienne.
Puis se tournant vers Virginie.
- « Avec cet alliance, »
- Avec cet alliance,
- « Je deviens ton épouse, »
- Je deviens ton épouse,
- « Et j’unis ma vie à la tienne. »
- Et j’unis ma vie à la tienne.
Et pour finir, le prête prononça la phrase magique, pour tous les couples.
- Sous l’autorité de notre Sainte Mère l’Église, je vous déclare tous les deux mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée.
Franck et Virginie s’embrassèrent tendrement et à ce moment-là, toute l’assistance se lèva et applaudit les jeunes mariés.
Cette union fut suivie, d’une grande fête qui dura un peu plus de deux jours. Franck et Virginie y avaient invité toute leur famille ainsi que tous leurs amis.
- Bonsoir à tous, je m’appelle David, je vais dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, il était temps les enfants. La seule chose positive que l’on ai retiré de cette attente interminable, c’est qu’on a eu la chance de trouver les artistes pour la circonstance. Et la chanson qu’il fallait, pour votre première danse de jeunes mariés. Franck, Virginie ! C’est à vous !
Et maintenant, j’ai le plaisir de vous présenter, 2 merveilleux artistes « Garou » et « Céline Dion » qui chantent « Sous le vent ».
Les jeunes mariés commencèrent à danser sur la musique qu’entonnèrent les 2 artistes. Quelques instants plus tard, Virginie était sur la piste de danse en train de danser avec David (un de ses meilleurs amis).
- Arrête d’accaparer la mariée, aller, on sait que t’es beau, lança Guillaume.
- Ok. Salut.
- Salut, joli discours, dit Julie en s‘approchant de David.
- C’était pas trop sérieux.
- C’était pas trop sentimental, juste ce qu’il fallait.
Le moment des toasts arriva, et la sœur jumelle de Virginie prit la parole :
- Je voulais lui rappeler un petit souvenir. On peut dire que Franck avait du succès au lycée, il se faisait tout le temps remarquer, moi, en revanche, c’était plutôt le contraire. Alors, comme vous pouvez l’imaginer, j’étais, comment je pourrais dire ça, vraiment consternée à l’idée qu’il allait devenir mon beau-frère. Mais à ma grande surprise, il a commencé à changer, et s’est amélioré d’années en années, et j’ai découvert qu’il était chaleureux, attentionné et ce soir, il m’a donné une chose pour laquelle je lui serais reconnaissante toute ma vie. Il a réussit à faire en sorte que ma sœur, que je considère aussi comme ma meilleure amie, devienne la femme la plus heureuse du monde, car comme vous le savez tous, dans quelques mois, ils vont avoir un bébé. Alors santé !
Quelques instants plus tard, Virginie se prêta au jeu du lancer de bouquet. Toutes les jeunes filles célibataires se rassemblèrent derrière elle. Elle lança le bouquet et Stéphanie l’attrapa. Puis, Virginie voyant passer un serveur, dit à ses amis de prendre une coupe de champagne, car elle avait envie de leur dire quelque chose.
- Allez-y prenez tous un verre.
- Ah, génial, lança Franck.
- Bon voilà, vous avez tous fait un petit discours, alors maintenant, c’est mon tour. Euh, voilà, je voulais seulement vous dire, vous vous en doutez, hein, je vous l’ai jamais dit que je vous aime et que je vous aime beaucoup.
- C’est vrai, on est très fier de vous avoir comme amis, ajouta Franck.
- Alors à nous ! A notre amitié.
- A nous tous.
- A nous tous, renchérit Stéphanie.
- A vous, dit Frédéric.
- Aller, viens danser, femme, dit Franck en entraînant Virginie sur la piste de danse.
- Allons-y, dit David en prenant Julie par la main !
Tout le monde alla sur la piste de danse, mais Frédéric et Stéphanie restèrent un moment seuls tous les deux et commencèrent à parler.
- Tout va bien, commence Frédéric ?
- Oui, bien sûr, tout va très bien.
- Il est beau ce bouquet.
- Oui, c’est vrai.
- Tu danses avec moi ? Je ne t’en voudrais pas si tu me dis non. Ça peut attendre.
- J’ai plus envie d’attendre.
Et là, Stéphanie s’approcha de Frédéric et l’embrassa passionnément. Là, Frédéric la prit dans ses bras et lui chuchota à l’oreille.
- Et si nous faisions la même chose ?
- Comment ? Tu veux dire que… ?
- Oui, tout à fait.
Frédéric mit un genoux à terre, sorti un écrin de sa poche et en regardant Stéphanie droit dans les yeux, lui demanda.
- Veux tu m’épouser ?
- Oui, bien sûr, que je le veux, c’est ce que je désire le plus au monde. Je t’aime tellement.
Sur ces mots, Stéphanie éclata en sanglots, et pour lui montrer tout l’amour qu’il ressentait pour elle, Frédéric la prit dans ses bras et l’embrassa comme jamais auparavant. Elle se laissa aller dans ses bras, et quand il relâcha son étreinte, elle se blottit dans ses bras et commença à pleurer à chaudes larmes. Ils restèrent comme cela un petit moment, quand Virginie arriva et leur demanda.
- Ça va tous les deux.
- Oui, tout va très bien, répondent-ils en chœur.
Et là, elle regarda Virginie droit dans les yeux et lui montra sa main. Virginie regarda tour à tour les deux amoureux. Elle serra sa sœur dans ses bras et fondit en larmes. Se demandant ce qu’il se passait, Franck les rejoignit et s’adressa à Frédéric.
- Mais que se passe-t-il ici, tout va bien ?
- Oui, c’est que je viens juste de demander à Stéphanie de m’épouser.
- Mais c’est génial ça, toutes mes félicitations, mon vieux.
Et la soirée, se termina dans la joie et la bonne humeur. Tout le monde était heureux pour les jeunes marié, ainsi que pour les futurs mariés.


18 . Le voyage de noces

Quelques jours plus tard, Franck et Virginie partaient visiter New York, Washington, Miami, le Texas et la Californie, pour leur voyage de noces. Comme ils n’avaient pas pu prendre de vacances cet été-là, ils prirent un mois de vacances pour leur lune de miel.
Un samedi matin, alors que Frédéric était allé chercher le pain et les croissants, Stéphanie en profita pour descendre récupérer le courrier dans la boîte aux lettres. Elle bondit de joie à la vue d’une lettre qui venait de Washington. Quand Frédéric revint de chez le boulanger, Stéphanie lui dit :
- Regardes ce que nous envoient les amoureux.
- Mais c’est super, lis-moi donc ce qu’ils racontent.
C’est alors que Stéphanie commença à lire :
« - Salut petite sœur et cher futur beau-frère,
Nous allons bien et notre petite escapade amoureuse se déroule très bien. Nous avons déjà visité New York, et c’est une ville vraiment magnifique, les gratte-ciel sont tellement grands que cela donne à la ville une allure démesurée.
Nous espérons que vous allez bien et que nous ne vous manquons pas trop. Au moment où vous recevrez cette lettre, nous serons sûrement en chemin pour Miami.
Nous avons visité Washington, et vous n’allez peut-être pas croire ce que vous allez lire, mais nous avons même pu visiter la « Maison Blanche ». C’est immense, et magnifique ; une chose qui est dommage, nous n’avons pas pu rencontrer le Président.
Bon, trêve de plaisanterie, nous avons hâte d’être à Miami, pour pouvoir enfin nous baigner et nous relaxer au bord de l’océan. Nous sommes aussi impatients d’être au Texas, pour assister à un rodéo, mais aussi pour aller écouter de la musique country dans un endroit bien branché. Nous vous donnerons de nos nouvelles prochainement, plus précisément quand nous seront en Californie.
Vous nous manquez tous beaucoup et nous vous embrassons en pensant bien fort à vous. A bientôt vous revoir. Virginie et Franck. »
- Ils ont l’air de bien s’amuser, dit Stéphanie.
- Tu as raison, on les comprend, cela doit être super d’être là où ils sont en ce moment. Je donnerais n’importe quoi pour être à leur place actuellement.
- Mais peut-être qu’un jour, nous deux aussi, nous irons faire un voyage là-bas en amoureux.
Suite à ces quelques bonnes nouvelles, le téléphone sonna. En décrochant, Stéphanie entama une discussion avec sa mère qui elle aussi venait de recevoir une lettre des amoureux. Pendant près de deux heures, elles discutèrent tout en enviant les tourtereaux.


19 . Retour

Mais toutes les bonnes choses devaient finir tôt ou tard. Au bout d’un mois de ballades à travers les États-Unis, Franck et Virginie étaient de retour dans leur petite ville provençale après de longues heures d’avion. A leur arrivée à l’aéroport, ils furent surpris de voir tous leurs amis qui étaient venus leur souhaiter la bienvenue.
Quelques jours plus tard, après s’être bien reposée, Virginie se rendit chez ses parents pour leur faire un petit coucou. Là, elle fut accueillie par sa mère par de nombreuses questions sur son voyage de noces.
- Alors, ma chérie, comment s’est passé ta lune de miel ?
- Oh maman ! Tu ne peux pas savoir comme c’était merveilleux. Là-bas, tout est démesuré, gigantesque et tellement magnifique. Je crois que ce fut les plus beaux instants de toute ma vie, hormis le jour de mon mariage.
- Était-ce comme tu te l’imaginais, je veux parler bien sûr des États-Unis ?
- Non, maman, c’était encore plus beau et merveilleux que tout ce que j’avais pu voir et imaginer, jusqu'à présent. A la télé quand tu vois dans un téléfilm, un gratte-ciel, tu le vois grand, mais sur place, tu te rends compte que la fiction et la réalité c’est complètement différent.
- Et Washington, la Maison Blanche ?
- C’était magnifique, en plus nous avons pu visiter l’intérieur et je peux te dire que cela ne manque pas de raffinement et de luxe.
- J’aurais tant aimé être là-bas avec vous.
- Et puis, tu aurais vu, maman. A Miami, les plages sont grandes, mais le mieux, c’est que l’eau était très chaude. Nous sommes même allés à Orlando, à Disney world, et une chose dont je suis sûre, c’est qu’il n’a rien à voir avec notre EuroDisney.
- Cela devait être quatre fois plus grand.
- Tu veux rire, maman, c’était au moins dix fois plus grand. Mais ce que j’ai préféré là-bas, c’est le Texas. D’ailleurs, j’en ai profité pour dévaliser un magasin et m’acheter pleins de disques de musique country. En plus, avec Franck, nous sommes allés dans un bar, et nous avons même appris à danser sur cette musique. C’était vraiment fabuleux.
- Bien, et maintenant, parle-moi de la Californie. Qui y as-tu rencontré de célèbre ?
- Malheureusement, je n’ai rencontré aucun acteur, mais par contre, nous avons fait une visite guidée. Et nous avons vu, sur les collines d’Hollywood, les maisons des plus grandes stars, comme celle de Stalone, mais la plus impressionnante, c’était celle du producteur Aaron Spelling. Sa maison est si grande, qu’elle ressemble à un petit village. Ensuite, nous avons eu la chance de pouvoir visiter les studios de cinéma. Nous sommes aussi allés sur Venice Beach, tu sais, la plage où sont tournés les épisodes «d’Alerte à Malibu», elle est immense, et bourrée de monde.
- Comme je peux l’entendre, vous vous êtes bien amusés tous les deux.
- Oui, c’était génial, et une chose est sûre, c’est que j’y retournerais un jour.
Après avoir discuter pendant toute l’après-midi avec sa mère, Virginie rentra chez elle, où elle retrouva Franck.


20 . Naissance

Les mois passaient et le ventre de Virginie s’arrondissait. Au début du mois d’avril, Virginie, qui était chez sa sœur Stéphanie ressenti les premières douleurs. Stéphanie appela Franck à son travail et emmena Virginie à la maternité. Le travail ne dura pas très longtemps. Au bout de quelques heures, Virginie accoucha d’un petit garçon tout brun aux yeux bleus. Tellement heureux, Franck s’approcha de Virginie et l’embrassa tendrement.
Malgré la fatigue, Virginie demanda à Franck :
- Mais au fait, comment va-t-on l’appeler ?
- Je ne sais pas, et pourquoi ne l’appellerions-nous pas Pierre-Alexandre ?
- C’est une très bonne idée et en plus, c’est un prénom que j’aime beaucoup.
Cinq jours plus tard, Virginie sortait de la maternité avec son bébé. Sa sœur était venue la chercher. Stéphanie passa la tête par la porte entrebâillée de la chambre :
- Toc ! Toc !
- Oui, entrez ! Ah, c’est toi Stéphanie !
- Alors, tu es prête ?
- Oui, nous n’attendions plus que toi.
- Bonjour petit ange, dit Stéphanie en embrassant Pierre-Alexandre.
- Bon allez, arrête de gagatiser.
- Ok, ça va ! J’ai compris, on y va.
Elles quittèrent la clinique de l’Étoile de Puyricard. Virginie avait voulu accoucher là-bas, y étant née vingt trois ans auparavant. C’était pour elle, un moyen de dire qu’elle ne voulait pas oublier ses racines. Stéphanie roulait doucement, la cause : Virginie. Elle était si angoissée pour son petit garçon, qu’elle n’arrêtait pas d’embêter sa sœur.
- Stéphanie, ralentit, n’oublie pas qu’il y a un bébé dans la voiture.
- Oui, je sais. C’est bon, j’ai compris.
- Ça va, c’est juste que...
- Arrête Virginie, je sais ce que je fais. Et puis il n’est pas en sucre ton bébé.
- Excuse-moi. Mais c’est qu’il a l’air si fragile.
- Je suis désolée de m’être emportée, mais laisse moi conduire tranquillement. Ai confiance en moi.
- D’accord, je ne t’embêterais plus.
Et le voyage se poursuivit dans le silence. Stéphanie se chargeait de les ramener tous à bon port, tandis que Virginie s’occupait de son fils.
Pendant ce temps, à la maison, Franck faisait les cent pas. Ce n’était pas lui qui était aller chercher sa femme, car il n’avait pas pu se libérer, il venait juste de rentrer du travail. Quand Virginie passa la porte avec son bébé dans les bras, quelle ne fut pas sa surprise en voyant que tout le monde était là pour les accueillir. Tous ses amis et les quatre grands-parents étaient en admiration devant Alexandre.
Mais toujours fatiguée par l’accouchement, Virginie alla dans sa chambre se reposer tandis que les âmes charitables présentes s’occupaient du bébé. Voyant que Virginie avait disparut, Franck monta la voir et en entrant dans la chambre, il vit qu’elle s’était endormie. Franck s’allongea à ses côtés, la prit dans ses bras et s’endormit à son tour. Ne voyant plus les nouveaux parents, Marina demanda aux autres :
- Vous n’auriez pas aperçut les heureux parents.
- Si, lança Julie, il me semble que j’ai vu Franck il n’y a quelques instants. Mais ça fait un moment que je n’ai pas vu Virginie.
- Peut-être que Franck sait où elle est, ajouta Frédéric.
- Nous allons monter voir s’ils ne sont pas à l’étage, dirent en chœur les mères de Franck et Virginie.
Pendant ce temps-là, les deux grands-pères s’étaient installés devant la télévision et regardaient un match de rugby. Les grands-mères montèrent à l’étage. En entrant dans la chambre, elles furent surprises et émues. Elles trouvèrent leurs progénitures tendrement enlacées et endormies.
- Laissons-les dormir, et allons donner le biberon à notre petit-fils. Il doit mourir de faim, lança Mme Fleuranceau.
Les voyant revenir seules, Guillaume demanda :
- Vous les avez trouvés.
- Oui, répondit Mme Vauthier, ils sont dans leur chambre en train de dormir dans les bras l’un de l’autre.
C’était le premier bébé de la tribu, et la fin des aventures de jeunesse.


Virginie Fleuranceau

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