Le léomonide
de Richard 'Haï Tuil de Cergy




A Maturabell.


© Richard TUIL - BP 150
95022 CERGY Cedex
FRANCE
1998.

Cergy avril et août 1980.
© 1996 pour cette édition.




Introduction
Ce texte fut écrit au printemps et à l'été 1980.
Je presente ici, le texte integral du Leomonide
Histoire écrite par un adolescent de 14-15 ans, je demande humblement au lecteur la plus grande indulgence. Merci.



Chapitre I

Je vais vous raconter, les aventures d'un homme. L'Histoire a voulu que cet homme, après bien des aventures et une absence de quinze ans, put enfin retourner chez lui; je vais vous raconter son histoire depuis son depart jusqu'à son retour et après.

Pendant un an, il combatti, avec une poignée d'hommes, les farouches et indomptables Amazones (et peut-être direz-vous que c'est lâche de combattre et de perdre contre des... Amazones!).

Leur reine qui se nommait Bellavenda, lui fit grâce de la vie, ainsi qu'à deux de ses compagnons, mais massacra cette poignée d'hommes, de cet homme rusé et avisé : Leomoténus.

Quatre ans, quatre ans à bien manger, bien dormir et bien s'amuser; mais aussi à combattre, à pleurer et à se souvenir il resta chez cette Amazone, Bellavenda.

Lui, il voulait rentrer chez lui, mais le destin en avait décidé autrement.

Sa femme, en son beau Pays de Magmirus, depuis cinq ans l'attendait, cette belle Bellacapor.

Lui, il combattait les Amazones, en pays étranger, en pays lointain, et il fut vaincu. Bellavenda projettait de l'épouser, mais toujours sans succès. Lui, il n'oubliait pas sa femme dans son pays de Magmirus. Il combattit pour elle, car elle avait deviné en lui un grand général et un homme très intelligent.

Bellavenda devait repousser sur la côte ouest de son empire une tribu voisine et barbare. Il fut donc nommé Général en Chef, et combattit avec succès dans sa deuxième année de captivité, car pour lui c'était une captivité, chez la belle Amazone Bellavenda.

Une nuit dans la cinquième année de voyage, bons et mauvais, elle rêvat un songe très étrange. Elle vit son père bien aimé et sa mère. Ils lui dirent : "Renvoie cet étranger chez lui, donne lui tout ce que tu voudras, mais renvoie-le. Mais nous allons te donner un bon conseil, construit lui son navire et donne lui sa part de butin; dans les combats il s'est distingué, il a le droit à une part."

Bellavenda, se reveilla avec "l'Aurore aux doigts de roses", et demanda les deux amis de Léomoténus : Triamicus, Magmirusien comme son roi Léomotenus et Maceric, esclave échappé d'un pays au-delà, vers l'occident de la plaine du Latium, ce pays étant habité par un peuple riche et barbare. Elle leur dit ces paroles ailées :
"Voyez, ô compagnons de mon cher et glorieux Leomoténus, je vais faire à votre roi le cadeau le plus valeureux à ses yeux; c'est le retour dans sa chère plaine de Magmirus, il prendra un noir vaisseau, un équipage qualifié pour naviguer, et une partie de mon trésor royal. Je vous direz de faire très attention à lui et suivez toutes ses recommandations. Obéissez à tous ses ordres, lui qui a un ancêtre qui donna ses lois au bon peuple de Magmirus, ces lois qui sont d'ailleurs très bonnes."
Ils lui répondirent :
" Nous t'obéirons, ô reine de Bemirus, toi qui commande à tant de sujets, et nous ferons tout ce que tu as dit".
Puis ils allèrent chercher Leomotenus, et ils lui dirent ces paroles ailées :
"Nous venons te voir, ô notre roi bien-aimé, car il faut après cinq ans, sur cette terre étrangère, rentrer dans nos foyers. La reine Bellavenda, nous laisse partir, car c'est elle qui nous a envoyé, pour t'annoncer cette bonne nouvelle!"
Lui, fort content, leur fit cette réponse :
" Ô compagnons, allez tout préparer. Moi, je vais passer chez notre hôte Bellavenda et la remercier, et comprendre pourquoi elle nous laisse aller ?"
Ils s'en allèrent donc, tous avec un travail, et Leomotenus prit le chemin du palais :
Bellavenda en le voyant, l'appela et lui dit ces paroles ailées :
"Ô, mon bien-aimé, Léomotenus, viens et racontes-moi tout sur toi, afin que je le fasse écrire sur les Grandes Annales et Histoires de mon peuple. Racontes-moi tout sans détour et sans rien oublier."
Elle fit venir un scribe et tout était prêt, mais lui, lui posa cette question :
"Avant de tout te raconter, repond-moi sans détour toi aussi : pourquoi me jettes-tu dans cette mer infeconde, sur les routes humides; alors que voilà cinq ans que je te demandes de me laisser partir ?"
Elle lui fit cette réponse et sans détour lui répondit :
"Voilà cinq ans que j'ai essayé, mais en vain, de t'épouser et cette nuit j'ai fais un rêve, où j'ai vu mes parents; et ils m'ont dit ces paroles si cruels à mes yeux : "renvoie cet étranger, donne lui tout ce que tu voudras, mais renvois-le. Mais nous allons te donner un bon conseil, construit lui son navire et donne lui sa part de butin, dans les combats il s'est distingué, il a droit à une part." Alors c'est ce que je fais, et rien d'autre."
Alors lui, il raconta tout sur sa vie et sur son existence, et il commença en ces termes :
"Un de mes ancêtres a fait à mon peuple des lois, qui furent très longtemps écoutés et respectés, même chez moi à mon époque, au moment de mon départ, c'étaient pour la plupart des lois encore en vigueure. Elles sont toutes, ou la plupart, renfermés dans un rouleau de parchemin, car il y'a les lois orales et la loi écrite, et moi j'essaie de les respecter le plus possible..."
Il s'arrêta là, il avait entendus un cri atroce, et l'air sentait la mort; les barbares qu'il avait cru repousser avaient attaqués en force. Alors prit de panique, les habitants se réfugièrent dans le palais prêts à tenir un siège. Pour Leomotenus cela ne suffisait pas, il projetta une fuite massive par cette mer infeconde. Une nuit, tout était prêt et ils partirent tous dans la direction du beau pays pays de Magmirus.
En cours de route des vents contraires arrivèrent, et une tempête se leva. Leur flotte était composée d'une cinquantaine de beaux navires noirs. Pendant cette dure tempête, le beau navire où se trouvaient la Belle Bellavenda, sombra dans les flots, avec une vingtaine d'autres navires. Seuls, survècurent et furent rescapés du naufrage Leomotenus et ses deux amis : Triamicus et Maceric. Il ne restait plus que trente navires dans lesquels ne se trouvaient que des Bemirusiens, sauf les trois, qui étaient le bon roi Leomotenus et ses deux amis. Au cours de la tempête la reine du pays de Bemirus, Bellavenda mourut. Son peuple d'Amazones, qui étaient des Bemirusiens, la pleurèrent pendant soixante jours et reprirent leur route.
Mais toujours, ces vents contraires, qui les amenèrent dans un beau pays, le beau pays de Phatée, où regnait le roi Expetrick. Il régnait sur une longue plaine qui était aussi très haute. Il avait une longue bande de terre desertique où fleurissaient cent villes, et ils étaient près de trois cents, ceux qui étaient avec le roi Léomotenus, en plus de ses amis. Sur cette terre, encore étrangère, régnait donc le roi Expetrick et sa fille Petitior.



Chapitre II

Ils arrivèrent sur trente navires, et le bon roi Leomotenus alla droit vers la belle demeure du roi Expetrick qui se trouvait à l'autre bout du port dans lequel il venait d'accoster. Arrivé dans la Grande Ville, il marcha tout droit vers le palais et Expetrick, le bon roi, alla à sa rencontre. En le voyant, il lui adressa ces paroles ailées :
" Etranger ! Viens vers moi, et rentrons, tu vas me dire qui tu es et d'où tu viens, car je ne le sais pas et je veux que tu manges à ma table, car tu as l'air d'être cet homme dont tout le monde parle, mais en plus de ça tu dois me raconter ton histoire."
Il lui répondit très cordialement et lui fit savoir qu'il viendrait à l'heure pour le festin; et ils partirent chacun de leur côtés : Expetrick vers l'Assemblée du Peuple. Il y'avait chez lui trois grandes assemblées. Lui, Leomotenus vers le Petit Palais. Arrivé devant la grande porte, il y'avait deux gardes en factions. Il essaya d'entrer, mais ces deux gardes l'en empéchèrent. Il leur dit :
"Laissez-moi passer, je suis attendus par votre roi..."
L'un d'eux lui répondit :
" Nous avons des ordres formels et stricts.Il faut une lettre écrites du Grand Intendant."
Tout à coup, une jeune fille sortie accompagnée de servantes nombreuses et belles. Elle dit aux gardes :
" Laissez-le entrer!" et l'ordre fut aussitôt executé; et en passant le roi Léomotenus demanda aux gardes : "qui est cette jeune fille ?".
Il le regardèrent étonnés et lui répondirent :
" C'est notre belle et grande fille du roi Expetrick".

Il entra dans le palais et y vit de grandes richesses. Les murs étaient dorés et remplis de soies de toutes les couleurs : rouge, pourpre, violet, vert et bleu. C'était l'émerveillement complet, il avait devant lui tant de richesses, qu'il resta immobile jusqu'à ce qu'un serviteur l'interpelle et lui dise:
"Eh! Etranger ne restes pas là à ne rien faire, va plutôt dans la salle du festin."
Il ne se fit pas prier, et pris la place de l'hôte. Les heures passèrent, et le roi Expetrick et sa fille entrèrent dans la salle. Tout le monde se leva en signe de respect. Léomoténus approcha et dit à son hôte :
"Majesté, Roi qui règne sur tant de sujets, qui gagne les batailles et les guerres, riche en richesses et en sagesse, sur cent villes, ta rennomée est grande, je viens en suppliant et non en pasteur de guerriers. Je demande asile pour le peuple de Bemirus qui est venu avec moi, et je demande qu'au moins dix navires de ma flotte reste dans ce beau pays de Phaté, et à vous Phatéens, je demandes que vous soyez bons avec les Bémirusiens, vous nobles Phatéens!"
Expetrick lui fit cette réponse :
" Toi, d'où viens-tu et qui es tu ? Je t'ai rencontré ce matin, et je ne sais rien de toi."
Il lui dit ces paroles ailées :
" Je vais tout te raconter, mais je te pris de répondre à la question que je t'ai posé précédement."
Et il lui répondit :
" J'accepte volontier, mais est-ce que les nobles Phatéens aux assemblés vont accepter ? Demain, je réunirai les trois assemblées, et nous verrons, car tu viendra avec moi."

Le lendemain, avec l'aurore aux doigts de rose, Expetrick et Léomoténus partirent à l'Assemblée Générale qui englobe les deux autres : l'Assemblée du Peuple et l'Assemblée des Nobles. Arrivé, Expetrick prit la parole et demanda aux Sénateurs ce qu'ils en pensaient.
Léomoténus prit la parole et demanda :
" Nobles Phatéens, j'ai demandé hier à votre roi, ici présent, de prendre en charge dix de mes navires, avec leurs équipages et les passagers. Qu'ils deviennent eux aussi de nobles Phatéens. Cela ferait dix navires et une trentaine de passagers par navire, ce qui fera en tout trois cents hommes, femmes et enfants. Je vous demande de bien réfléchir, et de me donner une réponse rapide."
L'un des Sénateurs se leva et prit la parole :
"Pour ce qui est de moi, c'est oui, et pour mon équipe aussi. Mais j'aimerai, et je suppose que d'autres aussi, veulent savoir qui tu es. Peux-tu nous dire qui tu es, d'où tu viens et racontes nous ton histoire ?"

L'assemblée approuva cette proposition et Léomoténus commença en ces termes :
" Un de mes ancêtres général a donné à mon peuple, il y'a des millénaires, des lois encore pour la plupart en vigueur, dont voici quelques unes :
Celui qui frappe un homme et le fait mourir sera mis à mort.
Celui qui aura enlevé un homme et l'aura vendu, si on l'a prit sur le fait, sera mis à mort.
Celui qui maudit son père ou sa mère sera puni de mort ...
Moi, j'ai donné des lois à mon peuple; mais tout d'abord, je me présente, je suis Léomotenus roi de Magmirus. Je vais vous dire les lois qui sont les miennes. Le premier jour de l'année sera le vingt et unième jour du huitième mois de l'année civile.
Le douzième jour du mois de Pymur, du premier mois de l'année, sera le jour du Souvenir, le dix huitième jour du mois d'Artimur, le deuxième mois de l'année, sera un deuxième jour du souvenir. Le huitième jour de Pymur, premier mois de l'année sera un grand Grand Jour d'Anniversaire. Les quatrième, cinquième et dixième jour du mois d'Artimur, deuxième mois de l'année, seront des jours de Joie.
Les neuvième, dixième, et onzième jour du mois de Chartide, troisième mois de l'année seront des Grands Jours de joie, et l'on doit construire des cabanes, mais ne pas y habiter. Le deuxième jour du mois d'Arakamur, le cinquième mois de l'année sera un Anniversaire. Le quinzième jour du mois de Loïss, dernier et douzième mois de l'année sera le jour de mon anniversaire. Le vingt-quatrième jour du mois de Chartide, troisième mois de l'année sera un jour de jeûne.
Là, ce ne sont que des dates et non des lois, il y a bien sûr des lois qui se rapportent à chacune de ses dates. J'ai beaucoup voyagé, avant d'arriver chez vous, mais ce ne sont que des voyages sans importances. Sauf celui que j'ai fais il y'a dix huit ans; et c'est ce voyage-là qui m'amena pour la première fois dans mon pays de Magmirus,où après une guerre de trois ans, je fus nommé roi, et je partis en campagne au pays de Bemirus, contre la reine Bellavenda. Je suis resté cinq ans chez elle, et je suis arrivé chez vous, le premier jour de l'année. Mais chez moi, j'ai ma femme Bellacapor, ses frères, mes frères, bref toute ma famille. Le reste vous connaissez, c'est la vie ! Voici très brièvement mon histoire. Je suis d'origine Magmirusienne, mais voilà près de deux millénaires, lorsque les empereurs du Latium régnaient sur une grande partie du monde, mon peuple fut éparpillé dans cet empire. Et moi, je suis né au delà du Latium, vers l'occident.
Je m'interresse beaucoup à mon passé, et c'est pourquoi j'ai fais un service d'archives, très stricte, interdisant mes archives au public, j'ai chez moi une bibliothèque de plus de deux cents volumes, qui a une valeur inéstimable à mes yeux, mais tout augmente dans la vie. Ainsi se termine mon histoire.
Assemblée, je redemande en faveur de quatre cent Bemiriens, l'asile et la citoyenneté Phatéenne."

L'assemblée applaudit et dirent tous en choeur :
"Nous faisons le serment de tenir compte de ces trois cents nouveaux phatéens; et toi Léomotenus, nous te demandons de rester avec nous."

Expetrick prit la parole :

"Assemblée, et toi, ô mon hôte, je me sens incapable de te dire mon émotion, et la souffrance de ton peuple, il y'a deux millénaires. Mais je crois, que mes parents étaient aussi d'origine Magmirusienne. D'ailleurs, maintenant, j'en suis sûr, et je reconnais en toi un frère ou un cousin éloigné. Je te supplie de rester et de faire comme chez toi."

Léomotenus prit la parole et dit :

"Je ne peux rester ici. En fin de semaine, je reprendrai la mer inféconde, vers le beau pays de Magmirus, non avec trente navires, mais avec vingt."

Tout-à-coup, la grande porte s'ouvrit sur un messager nommé Etatius. Il entra avec un groupe de soldats. Il demanda le silence et prit la parole :
"Je reviens du pays de Magmirus, où tu m'a envoyé, et je reviens avec une mauvaise nouvelle : notre amie, la reine Bellacapor a été enlevée par le roi de Marade, etnous sommes sans nouvelle de toute la famille de la reine et du roi disparu. Le pays entier est sous domination des Maradéens, et de leur roi Alarac."
Cette nouvelle fit fremir l'Assemblée, mais surtout le roi disparu de Magmirus: Léomotenus.

Expetrick pris la parole :
"Etatius, nous avons ici un homme nommé Léomotenus, et c'est le roi de Magmirus. En tant qu'allié de Léomotenus, je déclare la guerre au roi Alarac et aux Maradéens. Je demande l'autorisation à l'Assemblée Générale."

Le chef de l'Assemblée Générale dit au roi :
"Majesté, notre roi, tu as decidé, le peuple obéit ! Et dès maintenant levons une armée grande et puissante, et demandons l'aide de D'-ieu."

Expetrick approuva, et donna des ordres. Il donna le commandement à Léomotenus, afin qu'il puisse délivrer son pays et tuer le roi Alarac. Une armée de cinq cent mille fantassins et de cent mille cavaliers fut levé dans les cent villes du pays. Le trésor royal paya la solde et une flotte de plus de dix sept mille cinq cent navires fut mise en place. Et le voyage commença...
Léomotenus remercia Expetrick et l'Assemblée.



Chapitre III

Après quinze jours de navigation, la flotte arriva et débarqua dans la plaine de Machite, et planta ses tentes. Le roi Alarac apprit dans la capitale, Pymur, qu'une très grande armée était sur le point de l'attaquer. Et il leva vite son armée, qui fut plus nombreuse que celle de Léomotenus. Ils décidèrent de se livrer bataille dans la plaine de Machite.
Mais ils virent qu'ils étaient entourés, et qu'un piège s'était refermé contre eux. Ils se rangèrent en ordre de bataille, mais ils ne furent pas attaqué pendant dix jours. Alors Léomotenus imagina ce plan :
En disposant de cent mille cavaliers, en les divisant en quatre et en les postant sur les côtés de la grande armée, une phalange à l'avant et deux pahalanges à l'arrière, une armée de reserve à l'arrière de la dernière phalange et envoyant une petite légion chercher du secours, une autre pour une petite diversion, et pendant la nuit, l'armée Maradéenne serait entouré des deux côtés. Il traça et dessina ce plan sur une feuille de parchemin.
Le plan fut approuvé des généraux et fut mis à execution. Trois jours après l'armée Maradéenne fut entouré et bien encadrée des deux côtés. Léomotenus remporta une victoire éclatante et ne perdit que trente hommes et dix cavaliers. Il marcha sur la capitale, Pymur, qui abritait encore le roi Alarac. L'armée que celui-ci envoya fut écrasée, pietinée, fauchée et taillée en pièce par les Phatéens. Et à lui seul, Léomotenus, le roi de Magmirus, en tua une centaine, par rage, vengeance et énèrvement.
Donc, après cette éclatante victoire, il marcha sur Pymur où il mit un siège de trois mois. Au bout de ces trois mois, la reine Bellacapor, ses frères et ses beaux-frères conjurèrent contre le roi Alarac. Durant le siège, Maceric, le compagnon qui avait suivit Léomotenus depuis la campagne de Bemirus, mourut transpercé de nombreuses flèches. Il fut pleuré pendant dix jours.
Les frères de Léomotenus étaient Seroxi, Damo et Sermi. Les frères de Bellacapor étaient Aranter et Rintellegré; et leur plan pour tuer Alarac était :
Une nuit, pendant le festin, tous les conjurés devront lui sauter dessus, le poignard à la main et le tuer.
Mais ce plan échoua, et les Six furent jettés aux cachots.
Mais dans la ville, voyant que le siège se prolongeait, les Pymuriens commencèrent à s'impatienter, et voulurent se débarrasser du roi Alarac. Alors une grande clameur s'éleva de derrière la muraille, et la grande porte s'abattit sur trente deux Maradéens qui tombèrent mort ! Les Phatéens entrèrent dans la ville et l'un d'eux, un soldat nommé Akatra, fut tué lâchement par Alarac. Léomotenus ayant été témoin de ce meurtre fut obligé de le tuer, et il mourut de trois coups de glaive.
Léomotenus et son armée Phatéenne furent reçu en libérateurs. Après avoir libéré la ville, il ne pensa plus qu'à sa femme : Bellacapor. Il la chercha et la trouva au fond d'un cachot qu'il ouvrit. Et elle, ne l'ayant pas reconnu, essaya de s'échapper. Il la rattrapa, et il lui dit qui il était et elle s'évanouit. Ses frères et ses beaux-frères furent délivrés et allèrent les rencontrer, mais ils ne le reconnurent pas et le jettèrent dans le cachot dans lequel avait été enfermé Bellacapor.
Cette nuit Bellacapor vit en rêve le Léomotenus d'autrefois, et il lui dit :
"Bellacapor, c'est Léomotenus ton mari bien aimé qui est dans le cachot. Il doit retrouver son trône, et il doit rétablir la paix dans le pays de Magmirus, et doit prendre possession du pays de Marade".
Elle se leva et fit part de son songe à ses frères qui lui dirent :
"C'est ton mari qui est dans le cachot. Il faut lui redonner son trône !"
Ceci fut fait !

*
* *

Et les retrouvailles furent très émouvantes. Un soldat qui les virent, en avait les larmes aux yeux.
Après ces émotions, Léomotenus fit la guerre aux Maradéens et prit possession de leur pays. Il rétablit la paix dans le pays de Magmirus et il retrouva son trône et tous ses amis. Une partie des Phatéens devinrent Magmirusiens. Etatius reçu une récompense de dix milles dacres et il fit ses adieux à Léomotenus, ce grand roi, bon et gentille, qui fit du beau pays de Magmirus le plus beau du monde.
Dans le Pays de Magmirus, tout le monde vivait en paix, et tout le monde avait apprécié le retour de leur roi. Tous étaient heureux ! Après une absence de quinze ans, en terre étrangère Léomotenus était rentré chez lui, dans ce beau pays de Magmirus...



Chapitre IV

Après qu'il eu mis sous son joug les Maradéens, le bon roi Léomotenus, eu un fils qu'il nomma Emachal. Il grandit et prenant exemple sur son père, il leva une armée et partis à la conquête de terres nouvelles. Il affermis le royaume de son père et revint deux ans plus tard.
Léomotenus voyant sa fin approcher, fit appeler la reine, la belle Bellacapor et lui dit ces paroles ailées :
"Je t'ai toujours aimé plus que tout et même plus que moi. Si je t'ai fais venir aujourd'hui c'est pour t'apprendre qu'il existe un testament, écrit de ma main, et que j'ai écris la veille de mon départ pour ce beau pays qu'est le nôtre, donc voici ce testament, que je te lis : "Moi Léomotenus je lègue toute ma fortune à ma femme bien aimée Bellacapor. Je lui lègue la somme de cinq milliers de dacras en plus des meubles, des maisons et des terrains.
Voilà, c'est bref, mais c'est vrai!"

Léomotenus souffrit d'une maladie, qui pensait-il allait le tuer. Mais un mois après il était rétablit, et jouissait encore d'une bonne santé. Bellacapor, fit un long voyage et alla jusqu'au pays de l'Occident. Elle traversa toutes les plaines infécondes et tous les désert, toujours accompagné de Léomotenus et laissa le trône à Emachal qui pouvait régner seul, comme il avait eu vingt ans, lorsque commença le voyage de Bellacapor et Léomotenus. Ils voyagèrent dans les pays les plus lointains et inconnus. Léomotenus prit une grande et forte armée avec lui et la reine le suivait où il allait, et chaque terre où leurs beaux navires accostaient, une légion et un général prenait possession de ces terres au nom de Léomotenus. Il fonda une ville qu'il nomma Bellacapor en pensant à sa femme; car il lui avait fait faire le plus long voyage de leur vie, car les aventures passées n'étaient pas oubliées.

L'armée de Léomotenus était forte de quatre cent mille hommes et de vingt mille cavaliers, et une flotte de quatorze mille navires. L'infanterie est divisé en huit armées composé chacune de dix légions de cinq mille hommes, commandés par cinq millurion, suplééer par cinquante centurions, suplééer par cinq cent décurions, en plus des quatre cent mille hommes et un général et de ses trois lieutenants par armée. Ce qui faisait quatre cent quarante quatre mille quatre cent trente et un hommes, sans compter les vingt mille cavaliers : quatre cent soixante quatre mille quatre cent trente et un hommes bien armés, en plus des cinq mille de la garde personnel du roi, qui veille sur la vie du roi, plus que sur leur propre vie. Donc cette grande armée fut obligé de faire la guerre, cette guerre où était la reine Bellacapor, cette guerre qui fit beaucoup de ravages dans le pays de Cermur; cette guerre que je vais vous raconter.

Lorsque le fils du valeureux Expetrick, était monté sur le trône de son père, il décida d'exterminer les Bémirusiens restés dans son pays, il y'a longtemps, en plus de quelques Magmirusiens. Il voulait prendre possession du pays de Léomotenus, de Bellacapor, et de leur fils Emachal. Ce fut le début d'une guerre longue et difficile, que remporta avec ou sans trop de difficultés : Léomotenus.
Un jour que la IIème légion, de la Première armée était en manoeuvre, l'armée Phatéenne attaqua par surprise en pays Maradéen. Elle pilla et incendia les villes d'Artimur, Atel, Petitamur et Quil, toutes construites par Léomotenus en tant que colonies.
Pratiquement toute la deuxième légion fut anéantie en voulant protéger la ville d'Artimur (car son cantonnement était tout proche). La garnison d'Atel fut sauvée in extremis, et se mit en marche pour chercher des renforts au pays voisin de Magmirus.
Léomotenus, en plein voyage apprit cette mauvaise nouvelle, et il se mit en marche avec six armées et toute la cavalerie, ce qui faisait en tout, trois cent vingt trois mille trois cent quarante huit hommes.
Il laissa une armée à son fils, au beau pays de Magmirus; et la première armée, il la répartie dans le pays de Marade.

De défaite en défaite, Arkile le fils d'Expetrick, reculait et allait vers un pays voisin, le pays de Cermur.
La première bataille eu lieu dans la plaine de Machite en Magmirus. Il prit trois armées et partis en expédition contre Léomotenus. Arrivé dans la plaine de Machite, il disposa son armée ainsi : deux escadrons d'infanterie lourde sur les côtés, de dix mille hommes chacun, divisés en deux, suivaient, toujours en allant vers le centre, un escadron de cavalerie de chaque côté, composé de cent hommes chacun, et deux petites phalanges de trois cent hommes chacune, et à l'avant, les deux grandes phalanges de mille homme chacune, ce qui faisait en tout vingt deux mille huit cent hommes, qui étaient trois fois plus, ce qui faisait en tout : soixante huit mille quatre cent hommes.
Celle de Léomotenus était composé et disposé de la deuxième et troisième armée, ce qui faisait cent mille hommes et cinq mille cavaliers, car il y'avait deux mille cinq cent cavaliers par armée. Cette armée était divisée en trois : l'avant-garde, le gros des troupes, et l'arrière-garde. Dans l'avant garde, il y'avait vingt quatre manipules de cent hommes à l'avant, derrière deux phalanges de mille hommes chacune, quatre corps de cavaleries de cent cavaliers chacun et enfin de dix manipules de cent hommes, ce qui fait en tout cinq mille huit cent hommes, à l'arrière garde, c'était la même disposition pour le même nombre de soldats. Quant au troupes principales, elles étaient composés de quatre vingt trois mille quatre cent hommes, et étaient disposé ainsi:
Dix phalanges que précèdaient vingt manipules de cent hommes, de huit mille hommes armés de quatre corps de cavalerie de mille hommes chacun et de cinquante manipules de cent hommes. Ceux-là composaient les III ème, IV ème et V ème légions de la troisième armée. Ensuite venait le corps de garde impérial, que l'on appelle "les Cinq Milles", cinq milles légionnaires, tous vaillants et instruits dans l'art de la guerre. Ces cinq milles formaient la I ère légion de la première armée.
Ils étaient suivit de deux légions (formant deux phalanges) : les VI ème et VII ème légions.
La VIII ème légion était divisée en cinquante manipules. Les dix phalanges de tête étaient les Ière et II ème légions de la IIIème Armée. Des corps auxilliaires étaient placés sur les côtés. A droite, il y'avait, dans l'ordre, une légion d'archers : la III ème de la IIème armée, une légion de réserve, la IV ème de la IIème armée, et un corps de cent cavaliers. Ceux-ci se retrouvaient à gauche aussi, mais à chaque légion auxilliaire, il y'avait cent ciquante hommes en moins.
L'aile gauche était composée des V ème et VI ème légions de la IIème armée.
Voici le dénombrement des deux armées, lorsque le combat commença l'avant-garde de Léomotenus fut pour ainsi dire exterminée, mais lorsque le géneral Horatius de la III ème armée ordonna un developpement de son armée, le roi de Phatée, Arkil et son armée prirent peur et la nuit tomba; on ne se bat pas la nuit ! Alors Arkil fit construire un camp retranché et appela des secours. Il prit possession du pays de Cermur en une nuit. Le roi de ce pays, qui s'appellait Expetrick avait, pour repousser l'envahisseur demandé l'aide du roi de Magmirus : Léomotenus. Ce dernier, confiant dans son armée, decida d'une guerre avec Expetrick, contre Arkil.
Alors Léomotenus, disposant de la Ière légion de la Ière armée, fit construire un camp retranché, et toute l'armée qui restait après la bataille de Machite s'y installa.
Le camp retranché d'Arkil ayant été prit par l'incendie, fut obligé de prendre celui de Léomotenus.
Un lieutenant d'Horatius, son fils, fut chargé d'une mission d'espionnage, car Expetrick était prisonnier d'Arkil. Plus tard, il fut arreté et torturé. Mais il ne parla pas, fidèle à son roi, à son armée et à son peuple jusqu'au dernier souffle. La III ème Armée le pleura sept jours car il était aimé et estimé de tous.
Deux jours plus tard, l'armée d'Arkil prit d'assaut le camps retranché de Léomotenus, nommé Laïk.
Celui-ci fut brûlé par Léomotenus une semaine plus tard, afin qu'Arkil n'en profite pas.
Une seconde bataille mit en déroute les Magmirusiens devant la ville d'Atel qui leur appartenait, et qui fit cinq morts chez Léomotenus. La ville fut reprise par Léomotenus plus tard.
Je vais raconter maintenant l'histoire de ce siège.

La ville d'Atel fut fondé par le bon roi Léomotenus après la guerre contre les Maradéens avec plusieurs villes : Artimur, Petitamur et Quil. Telles étaient les quatre grandes villes fondés par Léomotenus. Lorsque la guerre de représailles éclata, la ville tomba sous domination Phatéenne, et Léomotenus la reprit, mais retomba sous la coupe d'Arkil. Et Léomotenus essaya une fois encore de la reprendre. Il commença un siège qui débuta le septième jour du onzième mois, de Laïk et qui finit le douzième jour du mois suivant, de Loïs. Ce siège dura donc un mois et cinq jours.
Les dix premiers jours, il fallut y détacher une légion entière pour faire une brèche dans le haut du mur de la cité d'Atel, avec l'aide d'Expetrick qui avait envoyé trois légions : les VI ème, IX ème et XII ème légions, seuls vestiges d'une armée de cinq cent mille hommes et cent mille cavaliers. ces trois légions faisaient en tout quinze mille hommes.
En onze jours, ils mirent à feu et à sang les villages environnants qui pourvoyaient les Phatéens en vivres. Ainsi il furent pris par la famine et, durant le trente-cinquième jour de siège, les Ateliens rendirent la ville aux Magmirusiens; et les soldats Phatéens avaient tués leur roi qui ne voulait pas rendre la ville.

Léomotenus fut proclamé Empereur de l'Empire de Phatée, par trente quatre mille deux cent hommes de Phatée. Il congédia les VI ème, IX ème et XII ème légions de l'armée Cermurienne.

En rentrant dans la capitale, Pymur, on lui fit un triomphe dans lequel participa la IIIème Armée, un général et deux de ses lieutenants : près de cinquante deux mille cinq cents hommes avaient participés au Triomphe, en plus des Cinq Mille de la Garde Imperiale. Les fleurs étaient jettés de toute part, et la tête de Léomotenus, pour avoir sauvé le pays de Magmirus une seconde fois, fut couronné du laurier du vainqueur et roi du quadruple pays, qui contenait : Magmirus, Marade, Cermur et Phatée aux cent villes.
En sauvant le pays une deuxième fois du joug de l'étranger, il reçu les honneurs des trois assemblées de Phatée aux Cent Villes, qui l'avaient connues autrefois et disaient qu'Arkil était un oppresseur qui ressemblait en aucun point à son prédecesseur qu'il avait détrôné, et qui vivait maintenant dans le pays de Cermur, qui fut ce même Expetrick, qui contracta une alliance avec Léomotenus, à l'époque de l'exile.

Bellacapor donna en son honneur un grand festin de dix jours, et le douze du mois de Loïss devint un jour de fête, comme le dix-sept Emachal, jour où Léomotenus rentra en triomphe à Pymur, lors de la guerre de libération contre Alarac et les Maradéens; le vingt-quatre petitamur, le dix huit et vingt trois Atel, le un, vingt-quatre et trente et un Didoul, et les deux et trois Laïk.
Bellacapor, lui fit cadeau d'un palais digne de lui, qu'il voulut detruire, mais sous le demande de l'imperatrice, il n'en fit rien, et l'habita quelques années.
Voici décrites les splendeurs de ce palais :
Il était situé sur l'une des collines de Pymur et avait cent cinquante pièces. La salle du trône mesurait près de soixante coudées. Là il y'avait des soiries et de riches étoffes de couleur: rouge, pourpre, violet, vert, bleu et noir, car le noir est la couleur préféré de Léomotenus, ainsi que de Bellacapor. Le trône était en or massif, et pesait quatre mille fales. Un mur de cette salle était couverte de fresques qui relataient l'histoire du bon roi Léomotenus. Bellacapor lui fit faire quatre couronnes d'or recouvertes de rubis. L'Empire des Quatre fut riche, prospère et en paix pendant les soixante années de règne de Léomotenus. Il n'abolit aucune des lois concernant la peine de mort et fit ce qui était en son pouvoir pour être aimé de son peuple.

Sa chambre était de couleur noir, son cabinet officiel était vert ou bleu, et la plus part des pièces, orange, violet et pourpre. L'or jouait un grand rôle decoratif et plusieurs objets étaient en or. On en decompte près de trente mille, en plus d'un Pectoral que portait Léomotenus que je décris ainsi : d'or il était, deux médailles il avait, l'un representant l'ancêtre qui avait donné des lois à Magmirus, l'autre donnant le nom magique de Léomotenus, en magmirusien; car Léomotenus était originaire de la plaine du Latium.
Les tapisseries affluaient dans ce palais, ainsi que les fresques, les statues et les tableaux. Avec lui, le pays de Magmirus vecu en paix. Il vecu avec sa femme Bellacapor dans ce beau pays de Magmirus. Et heureux ils furent.



Chapitre V

L'Empire des Quatres avait pourvu Léomotenus de huit cent mille hommes et de cinq cent mille cavaliers et d'une flotte de quarante mille vaisseaux. L'armée divisée en seize armées divisées en dix légions de cinq mille hommes. Puis le tout divisé en quatre, pour avoir Quatre Armées.
Deux cent milles hommes, cent vingt cinq mille cavaliers et dix mille navires et dix mille cavaliers pour chaque pays dont je rappelle les noms avec leur capitales : Magmirus, Pymur pays de Léomotenus; Marade, Artimur ex-pays d'Alarac; Phatée, Didoul ex-pays d'Arkile, et enfin Cermur, Chartide ex-pays d'Expetrick. Ces quatre pays forment l'Empire des Quatre.

Le quatre mille sept cent soixante cinquième jour depuis la naissance de Léomotenus; ce fut le premier jour de l'Ere Pymurienne, qui est le 1er Pymur de l'an de grâce I.

Dans son testament, Expetrick, legua à Léomotenus toutes ses terres, son armée et ses trésors, qui à la mort de celui-ci, fit transporté à Pymur, capitale du pays de Magmirus. Le fils d'Expetrick, Expetrick II fit du bien comme son père, mais comme son frère Arkile, il était cruel à la fin de son règne, et Léomotenus le destitua de sa place de gouverneur de la province de Cermur.

Il institua un ordre appelé l'Ordre du Mo'Haï, et ceux qui font partis de cet Ordre portent un pectoral en or, avec une double médaille, representant, un homme, appelé Mo et l'autre une forme de 'Haï, ce qui fait l'Ordre du Mo'Haï. Il en fit mettre autour du cou de dix personnes :
Léomotenus, Bellacapor, Emachal, Seroxi, Daro, Sermi, Aranter, Rintellegre, tous Magmirusiens et Etatius, Phatéen et un général de Phatée, de la Vème Armée de Léomotenus.
Sur ces dix personnes, une seule fut déposé de l'ordre de Mo'haï, car n'ayant pas craint Léomotenus, il abandonna son tour de garde de l'Assemblée Impériale, et cette personne fut Etatius, le Phatéen. Il fut disgrâcié et exilé pour cette faute. L'Assemblée Impériale comportant toutes les personnes faisant partie de l'Ordre du Mo'haï, d'un representant du peuple qui prit la place d'Etatius, et qui se nommait Triamicus, un ami de Léomotenus dont j'ai déjà parlé, et qui est Magmirusien, celui-ci fut admis dans l'Ordre du Mo'haï; l'ordre fut institué le vingt-sixième jour de l'année.
Pour entrer dans l'Ordre, il fallait avoir fait trois ans de service militaire, dans l'une des seize armées ou dans la marine, et être officier ou au minimum décurion.
Le général Emaucri, chef de la Vème Armée, representait l'armée à l'Assemblée Imperiale, que présidait le couple imperial. Pourquoi une femme telle que Bellacapor faisait partis de cette assemblée et de l'Ordre du Mo'haï ? Car Léomotenus ne prenait aucune decision sans son avis. Il décréta même que l'Imperatrice, en la personne de Bellacapor, avait plein pouvoir, même sur sa personne, l'Empereur de l'Empire des Quatre, Léomotenus.
Il fonda plusieurs villes dans l'Empire et dans les Colonies du nom de Bellacapor.

Plusieurs jours plus tard, dans la capitale, Pymur, éclata une petite révolte, que Léomotenus réprima non par la force, mais par la parole. Il dit au peuple ces paroles ailées :
"Peuple de Pymur, ville aux dix collines, aimée et chérie par moi. Je me demandes pourquoi une révolte est indispensable, car je décrète aujourd'hui, huit Pymur de l'an de grâce I, que le peuple aura maintenant une assemblée, qui étudiera les problèmes, et si après ce geste, je mérite l'exile, je m'en remet à votre jugement, par l'intermédiaire de ma famille."
Le peuple approuva, et fit de ce jour, un jour anniversaire et un jour de joie et d'allégresse.

Lors de la première séance de l'Assemblée du Peuple, Léomotenus fit ce discours aux délégués, qu'il appella "les Ambassadeurs" :
" Ambassadeurs, nous voici ici réunit aujourd'hui, douze Pymur de l'an de grâce I, en mission spéciale, car voici maintenant douze jour que je suis empereur, et je pense que maintenant, il faut que le peuple ait sa liberté."
Il s'assit, et le septième du Mo'haï : Aranter, le frère de Bellacapor, prit la parole et dit ces paroles ailées :
"Léomotenus, et vous compagnons qui êtes ici, je dirai de la part de ma soeur Bellacapor, qui a gouverné pendant quinze ans, et qui vous rapelle les bienfaits de votre roi. Souvenez vous d'Alarac et de son armée, qui vous a baissé au plus vil des rangs. Toi, Emmaucri, qui est jeune, souviens toi de ta reine, qui a règné à la place de son mari, car il était absent. Lorsqu'Alarac était venu, le peuple avait cru que Léomotenus était déjà mort. Seule restait la confience en la famille de Léomotenus et la mienne. Vous souvenez vous des bonnes choses de la politique de cette famille, noble, belle et grande de Léomotenus ?"

Tous l'approuvèrent et applaudirent. Ainsi se passa la première séance.

Léomotenus convoqua l'Assemblée ou le Conseil Impérial, dans lequel figuraient seulement les Dix du Mo'haï, car Léomotenus voulait offrir une fête au peuple, mais la belle Bellacapor, sa femme, lui dit : "distribue plutôt des vivres et de l'argent !"

Le Conseil désapprouva ce conseil, mais l'empereur, lui, l'approuva, et il fit comme l'avait dit sa femme bien-aimée.

*
* *

Le peuple fut heureux sous le principat de Léomotenus.

Un jour on fit courir le bruit que le roi avait été assassiné pendant son sommeil par sa femme Bellacapor; les Cinq-Mille de la Garde Impériale voulurent la mettre à mort; mais leur chef, le général Eratius leur fit savoir qu'il fallait seulement l'emprisonner dans la prison centrale du l'Etat.
Elle y fut emprisonné, en criant son innocence. Le peuple la blâma, et ses frères furent mis en prison, dans le pays de Phatée. Mais à l'Assemblée Générale, où on devait désigner le successeur de Léomotenus, d'après la loi. C'était Emachal, son fils qui devait lui succèder.
On vit paraître le roi, l'empereur aimé du peuple. Tous croyant voir un fantôme, prirent peur, mais Eratius, qui venait d'entrer, et le voyant, tomba à genoux, et se mit à pleurer.
Il implora le pardon de Léomotenus, car il avait ordonné de torturer Bellacapor, sa femme, mais qu'il fallait l'attendre pour commencer "le travail". Léomotenus, ayant compris lui dit, "seule Bellacapor, te jugera".
Puis, ils allèrent ensembles à la prison, à la salle de torture; et ils trouvèrent les bourreaux préparant leur triste besogne. Léomotenus fut obligé de blesser un des bourreaux pour délivrer sa femme. Les autres prenant peur firent appel aux "Cinq Mille"; Léomotenus fit prendre les bourreaux et les mis en prison. Léomotenus délivra sa femme et elle le voyant; sauta de joie et pleura de joie, car elle aussi avait cru à sa mort, cette fois.
Elle l'embrassa et lui la serra très fort dans ses bras. Ils retournèrent ensembles au palais où ils furent acclamé.
Le peuple envoya deux délégués pour demander pardon à l'impératrice, qu'elle leur accorda.
Eratius lui aussi demanda pardon; et elle lui dit :
"Si j'avais, une seule fois été frappé, ce serait pour toi l'exile. Si j'avais été torturé ce serait pour toi la prison à perpétuité. Mais je t'accorde le pardon, car c'est pour Léomotenus que tu as agi ainsi !"
Léomotenus fit rappeler les septième et huitième du Mo'haï d'exil, les frères de sa femme Bellacapor.

Le peuple vivait toujours heureux !

Mais le neuf Laïk de l'an de grâce III, Léomotenus mourût après trois ans de Principat et cinquante ans de règne. Il fut enterré , dans la belle ville de Pymur aux dix Collines, et il fut pleuré pendant cent jours.

Sa femme Bellacapor lui succèda durant six mois, et six mois en plus avec son fils Emachal afin de lui apprendre le metier de roi.
Et le neuf Laïk de l'an de grâce IV, elle quitta ce monde, laissant à son fils Emachal le pouvoir, elle était âgée de soixante douze ans et six mois lors de sa mort.
Le bon roi Léomotenus était, lui, âgé de soixante seize ans.
Elle fut pleurée pendant cent jours et fut enterré dans le mausolé de son époux, qui fut le caveau familiale, où furent enterré tous les descendants de Léomotenus.
En son honneur, Emachal, son fils, décreta que le jour de sa naissance, le dix sept Emachal serait un jour de joie, et que le neuf Laïk, un jour de tristesse.


Richard 'Haï Tuil de Cergy

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