Vieille histoire
de Passé



Au risque de vous faire chier, mais je vais vous raconter un peu de ma vie. Mais je vous parlerais pas de mon enfance qui fut normale ou de ma scolarité (vous vous en foutez royalement). Non, j'ai pas envie, je vous parlerais d'une période que j'ai connu, vous allez voir, j'ai peut-être pas trop bien supporté ce moment, mais j'en suis sorti, vous le pourrez aussi, vous verrez, choisissez la voie que vous trouvez la meilleure mais surtout, faîtes le bon choix pour ne rien regretter. A l’epoque j’etais ainsi :
Je traînais les pieds par terre, lentement, remontant la rue. Ce devais faire trois fois que j'allais les voir et qu'il m'envoyait chier. Oh ça va, j'ai pu voir l'autre là, David. il est plutôt sympa, on se marre bien ensemble. Bon, il arrête pas de fumer, il se dit timide, alors que qu’il est plutôt culotté le salaud, mais ça l’empêche pas d’être cool, malgré ce putain de faux complexe. Bon, je l'ai vu quoi, on est allé se taper un dem i. Tranquilles, assis au bar. Lui a mater les filles bien qu'il ai une copine, et moi, tranquille, la bière à la main, je pensait a ce putain de bouquin qu'ils m'avaient promis. C'est vrai quoi,
pourquoi ils te disent que tu l'auras dans 3 jours pour te le filer 6 jours après? On me dit, tu l'as dans dix jours ben je viens dans dix jours et je me fais pas chier à venir tous les jours le chercher alors qu'ils l'ont pas. Un putain de pigeon passe au dessus de moi. La vache, le fourbe, il me vise ou quoi. De toute façon, j'aurais fait quoi si il m'avait touché? J'aurais gueulé, peut-être, et après ? Je pourrais lui faire quoi au pigeon, le voir s'envoler alors qu'il a juste fait sa crotte en se foutant éperdument de moi? Le voila qu'il me parle:
— "t'as fais quoi pendant les vacances?"
Putain ça me déprime c'est questions, c'est vrai merde, elle sont finis tes vacances alors tu te les fourres au cul et tu remballes.
— "Rien de spécial, et toi?"
La vache, le f aux jeton que je suis, ça me scie.
— "Moi non plus pas grand chose, je suis allé chez ma grand-mère dans le Sud, et après, je suis parti en Angleterre avec Jérome. C'était vachement bien."
Regardez moi ça, il meure d'envie que je lui demande comment c'était. Il veut raconter sa vie. Moi je m'en fous mais si ça l'amuse.
— "T'as fait quoi là-bas ?
— Oh! pas grand chose"
Je supporte pas ça, mais raconte là ton histoire, qu'on en finisse.
— "Vas-y raconte"
— "Bon d'accord"
J'y crois pas, il me répond comme s'il me faisait une faveur alors qu'il est bien content, hein t'es content mon salaud.
— "On était dans une famille tous les deux, et tous les soirs on sortait. On allait au pub avec le père, plutôt cool d'ailleurs. T'es déjà allé dans un pub anglais?"
— "Non, vas-y présente"
— "L’alcool coule à flot, ils boivent comme des trous. Bien sûr, j'ai fait comme eux, mais au bout de quelques bières, le père se sentait mal, alors on a du rentrer, j'ai même du conduire la voiture."
Voilà, il m'a raconté son exploit, maintenant , je peux me casser et le laisser se remémorer ses soirées de merde dans sa pauvre famille de vieux ou il s'est fait chier. C'est vrai, il vient de me sortir le cliché total sur ces cochons d’anglais. Enfin, c’est peut-être vrai, mais à vrai dire, je m’en fous un peu.
— "En effet, ça devais être pas mal"
Bon je l'ai quitté le gars, et j'ai monté la rue pour aller chez moi. Et me voilà donc traînant mes pieds en allant chez moi. Je sonne pas, ça sert à rien de montrer que je suis là, il n'y a que moi que ça intéresse d'être rentré au bercail. Ma mère se met a me gueuler que j'ai eu du courrier. Au fait, je vais pas épiloguer sur ma famille, j'ai un père normal, la mère a peu près, deux frères. Plutôt tranquille en fait. Mon frère s'est barré de chez moi avec sa copine. Ils ont un appart, un boulot et font pas chier mes parents. Je regarde, ce que c'est mon courrier, une pub, une saloperie de pub. Franchement, c'est du courrier ça? Les gars qui se plaignent de recevoir des tonnes de factures, au moins on pense à eux, alors que putain, une pub, il n'y a rien de plus impersonnel. Bon voilà, aucun récit du reste de la journée. Je l'ai passé à glander, regarder la télé, des trucs comme ça. Ma nuit m'intéresse plus.
J'arrive dans ma chambre vers 23h00, après avoir regardé, une daube a la télé, je pose mon cul sur mon lit, balance mes fringues par terre, et me pieute. Mais voilà, il se passe rien, je m'endors pas. bon alors je cherche un truc à faire quoi. Je me grille un bâton d'encens pour l'ambiance. En fait j'étouffe, ça fait 2 jours que j'ai pas aéré. Et puis là, j’ai eu mon idée, celle qui a tout changé, qui a ouvert une brêche, une ouverture vers un autre moi, une nouvelle vie. Je me suis dit que je devais arrêter de réfléchir et je me suis cramé la main. J'ai pris mon briquet, la plus grande flamme et j'ai
allumé. Bon sur le coup, je me sens désemparé, et maintenant que j'y pense, je n’avais rien a perdre à l’époque, rien qui m’en empêche vu la pauvreté de ma vie. Je me suis cramé la main pendant 2 minutes, comme ça, sans rien dire. J'ai pas chialé. Après, j'ai regardé ma main. La vache, elle était blanche, je me suis dit, que j'avais la main blanche, lavée des impuretés, mais voilà, ça a commencé a piquer. J'ai pris mes ciseaux et j'ai percé la cloque énorme. Et là, la pureté s'est barrée en 2 secondes. Le pus est sorti, accompagné de haut le cour de ma part. J'ai pas déguelé, c'est pas dans ma nature. J'ai été à la salle de bains, j'ai pris la bouteille d'alcool, et je l'ai versée sur ma main. J'ai rien réussit à faire, trop mal pour crier, trop déprimé pour être mal. En fait, je dégustais. J'ai regardé ma main, puis le miroir et je me suis demandé pourquoi j'avais fait ça. j'ai pas trouvé de réponses, je me suis regardé quelques secondes, puis je me suis fracassé la tête dessus. Après, lentement, je suis allé au lit, et je suis tombé comme une pierre. Cette fois, j'ai trouvé le sommeil, et je suis parti pour le royaume de mes nuits.
~Mon réveil s’est fait dans la pénombre, rien ne semblait vraiment réel. Etais-je éve illé ? Apparement oui, je n’avais pas à vérifier. J’avais mal au crâne, un bout de chair purulente à la place de la main. Je suis allé déjeuné d'abord. J'ai passé mon temps en fait a mettre les céréales dans ma bouche en regardant ma main. Mais, pourquoi j'avais fait ça? J'ai toujours vu personne de la famille aujourd'hui. je sais pas ce qu'ils font, ils doivent à une de leur sortie culturel avec mon petit frère. Je suis donc seul. Je vais à la salle de bains, lieu de ma profonde connerie d'hier. Ah! j'ai quand même fait un éclat au miroir. Mais ça va, il est pas pété. Plus d'alcool, merde. Je mets mon doigt sous l'eau. Ca soulage. la vache ça fait du bien. Et puis là, je me suis dit que ma main me fait plus mal et la blessure a disparu, on en parle plus. Me voilà en route vers la ville. Je descend la rue, tranquille, mes écouteurs sur les oreilles (je vois pas ou je peux les foutre d'autre). J'écoute une cassette que j'ai enregistré il y a une semaine. Je sais plus le nom du groupe mais j'aime bien. J'arrive dans la rue principale. C'est pas très animé, c’est très sombre. Je me promène à travers les magasins, regarde les vitrines sans m'y intéresser. Je m'habille comme il me plaît. je vois pas pourquoi je devrais mettre telle ou telle chose car ça plaît ou pas aux autres. Je met des fringues car elles me plaisent, pas parce que je veux plaire aux autres. On a qu'a m'aimer pour ce que je suis c'est à dire, un être qui ne voit pas ce qu'il est. J'arrive devant le magasin, entre. Ils l'ont, enfin. Je prends le bouquin, le feuillette, le jette à terre et me barre. Le gars derrière la caisse, il bouge pas. il me regarde et ne dit rien. Je le vois à travers la vitre à me regarder partir. Pourquoi j'ai jeté le bouquin par terre? Et bien, je voulais pas l'acheter, je n'en avais plus envie. D'habitude j'ai du respect pour les livres. Mais celui là, non désolé, je pouvait pas l'acheter. En fait je sais pas pourquoi j'ai fait ça. Peut-être parce que je trouvais l'idée bonne, marrante quoi, je sais pas. J'ai plus rien à faire en ville. Je ne veux voir personne, j'espère ne rencontrer aucune de mes
connaissances et oh bonheur, c'est ce qui arrive, je remonte ma rue sans en avoir vu aucune. Tous les gens que j’ai vus semblaient si vides, tranparents, une horde de figurants. J'arrive chez moi, je sonne, je sais que personne n'est là mais j'ai envie de sonner c'est tout. Je ressors tout de suite, je vais au parc en face de chez moi, et je regarde les mômes qui jouent. Ils sont mignons je trouve. Je les regarde et je
pense à mon reflet dans la glace hier et je les trouve mignon c'est tout. Ils sont là à courir, alors je me lève et je les poursuis. Je ne vous veux aucun mal, je veux vous protéger. Je suis votre futur, vous serez comme moi, et les mômes ils réagissent pas, ils me regardent courir. Ils ont pas peur, ils me respectent. Ils n'ont pas peur car je suis avec eux. Et puis là, je m'arrête de courir, je m'allon ge dans l'herbe et je me marre. J'ai vraiment l'air trop con à courir après ces gamins. Je rentre chez moi et ma main est guérie, redevenue rose, en bonne santé.

Me voilà affalé sur mon divan. Je regarde les clips à la télé. Les images se succèdent à une vitesse phénoménale. J'ai mal a la tête au bout de 10 minutes. Je vais a la cave, prends une bière, l'ouvre, prends une gorgée et la lâche par terre. Et la, il y a 2 secondes qui se perdent dans le temps et ça semble être uen éternité . Je veux la rattraper, pourquoi l'avoir laissé tomber ? Elle s'écrase sur le sol, je m'attends au fracas du verre, mais rien ne se passe, un son provient du sol. Je baisse les yeux, elle est debout, la bouteille est restée debout. Je la ramasse, la regarde, la vide dans l'évier, et monte dans ma chambre. Je m'allonge sur mon lit et commence une méditation intérieure. J‘essaie de me vider l’esprit quand le téléphone sonne. Au bout de trois sonneries, je me lève et décroche. C'est un ami qui m'invite à une fête, enfin je crois, je ne sais pas si je le connais. Je vais y aller, je lui dit. Une fois arrivé, la musique, me transperce les tympans sans me procurer aucune émotion. Autour de moi, les gens se regroupent, s'assemblent, se découvrent. Je suis là, seul et je les regarde. Personne ne m'aborde, je les repousserais de toute façon. Pourquoi suis-je venu? Franchement, je n'en avais pas envie, mais je suis venu quand même, il doit y avoir une raison. je l'aperçoit, elle est là-bas, la raison de ma venu est là. Elle voulait juste que je sorte de chez moi, c’est tout, peu importe ou j’allait. Comme
toute les nuits, elle me regarde, mais pense t'elle à moi? Je sors pour mieux la voir. Elle brille la lune, je décide de suivre sa lueur blafarde, mélangée à celle des lampadaires. Il n’y a point de lumière au loin. Je m'arrête, écarte les bras, me retourne, ferme les yeux et crie. rien ne se passe, je m'attendais a être percuté par une voiture mais il faut dire qu'à minuit il y a pas trop de voitures. Et sur le trottoir, j'avais pas trop de chance de me faire fauché. Pourquoi l'ai-je fait? Un ange passe. Je ne le vois pas, il ne me voit pas, mais je comprends, je commence à comprendre mes gestes. Je retourne à la fête, je vais leur montrer. Je m'avance au milieu des corps, ils ne sont qu'un amas de chair informe qui se déforme sous
l'effet de la musique. Je m'assieds au milieu de ces jeunes. Ils me remarquent, mais ils sont tellement pétés qu'ils comprennent pas. Alors, ils s'allongent tous, les uns après les autres et le calme arrive. La lune nous éclaire et nous voilà tous égaux. Je rentre chez moi, mes parents sont rentrés. Ils dorment, je vais pas les réveiller. J’essaie de dormir mais il fait toujours aussi sombre partout, la nuit semble perpétuelle alors je pense : Les gens font’ils attention à moi, mes actions ont’elles un sens pour eux, les remarquent’ils ? Les questions n’ont pas de réponse, je les abandonne et pense au lendemain, ou je pourrais essayer de changer.

Un autre jour se lève, sombre, semblable au précédent J'ai envie de sortir, de découvrir des gens. J'ai essayé de repousser le monde de moi-même, mais maintenant, il m'aspire, il faut que je le connaisse, que j'apprenne à l'aimer. Je sors de chez moi, retourne dans le parc ou je suis allé hier et me pose sur un banc. Je ne regarde pas les mômes qui jouent, et franchement, j'espère qu'il ne me reconnaîtront pas car j'avais vraiment l'air très con a leur courir après. Apparement, ils ne font pas attention à moi, les ai je vus hier ?
— "La place est libre?"
Je lève les yeux, une fille me regarde avec un air que je ne sais pas définir.
— "Oui"
Elle s'assied et commence a regarder autour d'elle. Je ne sais pas quoi faire et donc, je me lève et recommence a marcher sans but.
— "Au revoir"
Elle ne réagit pas, elle me regarde m'éloigner sans s'intéresser vraiment a mo i. Je veux rencontrer quelqu'un, je veux pouvoir partager mes sentiments quels qu'ils soient avec d'autres personnes. Je rentre dans une boulangerie. Il n'y a personne, mon entrée a juste fait sonner une cloche. j'attends, ne bouge pas, quelqu'un va arriver. La boulangère arrive, me dit bonjour. Jje ne lui réponds pas. Je ressors immédiatement. Il faut que je retourne en ville, que j'achète le livre que j'avais jeté par terre. Je rentre dans le magasin. Le vendeur est là, derrière sa caisse. Lui aussi semble m’avoir oublié. Je ne sais pas quelle heure il est .
—"Bonjour je voudrais acheter le livre que j'avais commandé"
Je vais faire comme si je n'étais pas venu le chercher, je sais pas si c'est la bonne solution mais je reste normal, essayant de ne pas me rappeler l'épisode de la dernière fois. Le vendeur me tend le livre. Je ne le regarde même pas, je paye et je sors. J'ai mon livre, il faut que je le lise, que je puisse en profiter.
J'aimerai savoir ce que les gens pensent de ce que je lit. Je ne pense pas être le seul a avoir ce livre. Qui sont les autres ? Je la vois qui marche. Elle a regardé mon livre, je l'ai vu. Je vais vers elle.
— "Vous connaissez ce livre ?
— Euh, oui, je l'ai déjà lu
— Qu'en avez vous pensé?
— Il est très bien, mais un peu court malheureusement
— Merci"
Elle n'a rien à dire sur mon livre, elle s'en fiche, elle a juste réagit car elle l'avait
reconnu. elle essayait de se souvenir de quoi il parlait. Elle ne m'a pas guidé, elle
ne m'a pas aidé, je ne trouve pas mon guide, mon ange gardien. Je reste seul, il
faut que je cherche et je le ferais. Et une nouvelle journéé s’achève, une journée de plus ou je n’ai rien accomplit de nouveau.

Le lendemain, mes parents m'ont emmené a la campagne. Je n’avais rien à faire, j’ai accepté de les suivre. Nous nous sommes promenés dans la forêt. Je suis parti, seul, marcher au milieu des arbres. Cette forêt est artificielle et aucun rayon de soleil ne la traverse, elle est sombre sans être inquiétante. Les arbres sont jeunes, ils n'ont pas vécu, ils ne peuvent rien m'apprendre, ils ne sont là que par
la volonté des hommes. Les feuilles crissent sous mes pieds, mouillés par la rosée matinale, bien que nous soyons en plein milieu de l'après-midi, enfin je crois. Je m'éloigne des autres, pas du monde, je suis sur le monde, ce n'est pas en m'éloignant loin de ces arbres que je fuirais le monde. Je cherche a être seul, voilà tout. La forêt se stoppe net. Une route apparaît. Que dois-je faire, me retourner et marcher vers les autres ou continuer, m'éloigner des autres en me rap prochant du monde. Une voiture passe m'éclabousse, s'arrête.
—"Tu vas ou mon gars?
—je sais pas, vous m'emmenez?
—Vas-y monte"
Je m'assied a côté du type. Lui aussi est irréel, sorte de personnage, un figurant. Il ne m'inspire rien, aucune crainte, aucune envie de me rapprocher. Je lui demande de me ramener chez moi, il m'envoie chier. Je ne proteste pas, il me dépose devant la voiture de mes parents. Ils reviennent justement du bois. Je monte dans la voiture et le voyage du retour se passe. Je n'ai pas faim et pourtant, je ne souviens pas avoir mangé ces derniers jours. Je monte dans ma chambre, baisse les stores, mais ma chambre ne semble pas plus ombre pour autant et je ferme les yeux. Ma blessure réapparaît. Elle est superbe. Des nuances de jaune et de rouge mêlées entre elles par le bleu des veines. Je ne veux pas avoir mal. Je supprime la douleur mais laisse la plaie vivre devant moi.
Quand j’ouvre les yeux, tout est différent, réel, le brouillard s’est dissipé. Mais j’ai mal, ma main me fait souffrir. Pourquoi ai-je fait ça ? Que pensais-je obtenir ? Tout n’a été qu’un rêve, le choc cont le miroir a du casser une frontière et tout ce que je pense avoir vécu n’était qu’un rêve, trop sombre. Il faut que j’aille chercher mon bouquin, ils l’ont peut être reçu. Ma main me fait mal, la plaie est ignoble, loin de la beauté qu’elle avait dans mon rêve. Je ne veux pas que mes parents la voie mais je devrais pourtant la leur montrer. Heureusement, les brûlures sont superficielles. Bien sûr, ma main a doublé de volume et le pue qui s’en échappe n’a rien de normal mais je pense que je ne devrais pas la perdre. Je ne me suis jamais senti aussi mal, mais en même temps, l’espoir renaît. Je ne vois pas mon futur, je ne sais pas de quoi il sera fait mais une chose est sûre pour moi, je n’irais jamais plus mal qu’aujourd’hui et cela me fait sourire et je pleure. J’ai mal, je dois me guérir mais la blessure n’est plus que phy sique. Le monde n’est plus dans la pénombre, je ne rêve plus. Il doit y avoir une place pour moi, quelque part, je dois la trouver. Fallait’il juste que je me brûle la main pour découvrir ça ? Je ne sais pas mais je sens que je vais mieux et désormais le monde est à moi, en tout cas, il le sera une fois que ma main jaune aura retrouvé son aspect normal. Sur la tête, je n’ai qu’une bosse, elle partira vite et à l’intérieur de moi, enfin, je sens que je peux accomplir quelquechose, que le fait de vivre est la plus belle chose que je puisse faire.


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