Glande system
de Pascal Pascal

[premier réveil]
J’ouvre les yeux. Je suis allongé dans mon lit, mon esprit est embrumé… Mes réveils sont toujours violents. D’abord il n’y a rien, le néant total, et brusquement, je reviens à la vie, au jour, et à ma mère qui fouille dans mes poches pour récupérer le coupon de sa carte orange que je lui ai taxé la veille. Aucun souvenir de ce à quoi j’étais en train de rêver, juste une apparition brutale de la réalité quotidienne : Ma sœur qui fait tourner en boucle sa cassette de Ophélie Winter et MC Solaar, ma mère a trouvé son coupon et quitte la chambre. Je me tourne vers mes magnétoscopes, ils indiquent 07 heures 15. Putain, Sept heures et quart. Je me tourne dans mon lit, sachant pertinemment que je vais retrouver le sommeil. Sachant aussi que ce sera pas tout de suite. Je pense d’abord que ma sœur est une conne d’écouter en boucle cette musique de merde, puis je laisse des images de femmes dénudées qui me pomperaient le dard pour l’éternité m’envahir l’esprit. Puis les limbes du sommeil s’emparent de moi.

[deuxième essai]
Deuxième réveil : identique. Cette fois il est onze heures dix-huit. J’ai bien dormi, je me tourne sur mon matelas et attrape aveuglément la télécommande de ma télévision. J’allume, c’est réglé sur " Comédie ! ", j’ai dû m’endormir la veille en regardant le bouche des rediffusions des " Robin des bois ". J’appuie sur le 1 & le 5, et c’est LCI. Dans _ d’heure le journal. S'il est présenté par cette brune aux cheveux longs, ça veut dire que le journal de l’heure est présenté par Mélanie Gambier, pour qui mon cœur bat depuis que je l’ai vue annoncer une guerre imminente en Irak, ici même, sur LCI. Ses yeux bleus, son sourire ultra-brite, ses cheveux châtains, cette fille est d’une beauté exemplaire. Je l’aime. Mais si elle présente le journal de l’heure, je viens de la rater, putain de moi. Ma mère ouvre la porte de ma chambre. Je sais d’avance ce qu’elle va me dire : -"Tu vas chercher ton frère à l'école ?"
Elle sourit.
- "Tu vas chercher ton frère à l'école ?"
Gagné ! Si j’avais parié avec moi-même, j’aurai gagné. Je me tourne dans mon lit, m’accordant une demi-seconde de réflexion. Petit frère = départ à 11 heures 30 = déplacement de mon corps fraîchement réveillé dans ce froid de merde = Pas question.
- "Non, pas aujourd'hui..."
Pas sympa comme réponse, mais je le sens vraiment pas. Je vais rester au chaud dans mon lieu de glande, allumer mon ordinateur, me mater un petit film de cul, me branler éventuellement, puis après, la douche, le repas et la glande encore. Bon.
- "Tu peux m’amener "Le Parisien", s'il te plaît ?"
Je déteste ce journal de merde, mais bon, c’est celui que lisent mes parents, et c’est un bon complément du journal de LCI. Ils vont bien ensemble. Sauf que sur la chaîne info, je trippe un minimum. Je reste allongé sur le lit. C’est là que je suis bien, que je me sens en osmose, que je suis en pleine possession de mes facultés psychiques. Je suis bien, à l’horizontale, Le corps sous un duvet confortable, les pieds au chaud, la téloche à portée de doigts, le téléphone aussi. Rien qui me casse les couilles, aucune douleur physique, le paradis. À mon avis après la mort, c’est ce qu’il se passe. On reste allongé pour l’éternité, c’est la manière de Dieu de dire " bravo p’tit, t’as assuré, maintenant, repose-toi ". Et l’enfer, t’es debout toute la journée, en punition. Je zappe un peu, le tour du paysage audiovisuel français, afin de m’assurer que la qualité de leurs programmes est toujours aussi déplorable… La une nous gratifie d’une rediffusion de Van Loc. HA Je vais me pisser dessus ! VAN LOC ! Le flic bridé de mes couilles, je ne le connaissais que parce que je voyais Pierre François Martin Laval le parodier. Et là, j’ai l’occase de le voir en vrai. Ça doit être la fin du téléfilm. Des types sont en train de faire une prise d’otages dans une banque et nomdedieu IL Y A PIERRE BACHELET. Bachelet est dans la banque. Putain, ça craint. Et ses petits-enfants de l’an 2001 ? Putain, ça craint, j’espère que Van Loc y va faire quelque chose, on peut pas laisser un chanteur comme Bachelet dans une position aussi délicate. Merde. Quelques répliques passent, et tiens... c'est vraiment de la merde ; Je zappe. La deux, Motus. Quel jeu à la con. Avant il y avait cinq lettres, j’y arrivai encore, mais là, sept c’est trop. Au réveil, je suis aussi efficace qu’un policier dans une rue, la nuit. La trois, je passe. Je m’arrête jamais sur cette chaîne. En général, les chaînes hertziennes, déjà ça me pète les boules, alors je mate en zappant pour la forme et pour me marrer. Canal, crypté, La cinq, j’m’en fous, la six, des clips à la con, La sept c’est TV5, j’ai jamais bien compris leur grille de programmes, comment elle s’organisait. Eux-mêmes là-bas, ils ne doivent pas savoir. La 8, c’est la mosaïque, avec une jolie musique de merde. La neuf, c’est l’équipe TV, je m’en fous (complètement), RTL9, c’est une des plus nazes, je passe, la onze, la journée c’est pour les gosses, la douze c’est planète, j’aimais bien au début, mais maintenant ça me les broute. La treize, elle passe mal. Je crois que c’est une chaîne animalière, ou de voyage. La quatorze, Eurosport. C’est chiant quand c’est pas du foot ou du billard. La quinze, LCI, j’en viens. La seize, Paris Première, je comprends rien aux programmes non plus. Tas de nazes, les gars là-bas. Tout juste payés à s’envoyer de la coke et à avoir des idées design que mon frère (8 ans) pourrait trouver… La dix-sept, Comédie ! passe en boucle deux sketches des Robins Des Bois. Un peu de rigolade matinale, c’est bon. Je m’arrête là, parce que je sais pertinemment que si j’arrive jusqu’à MCM, la –soi disant - chaîne musicale, j’aurai envie de balancer ma télé par la fenêtre, d’une part, et d’autre part de me connecter sur Internet et embaucher un tueur à gage pour flinguer le chef de programmes, et les patrons de cette chaîne. D’ailleurs, je pourrai le faire moi-même. Ça me coûterait moins cher, et en plus j’expérimenterai le plaisir incroyable qu’enlever la vie doit procurer. Mais bon. Si je tue quelqu’un, déjà ça va me fatiguer, et puis ensuite, pour aller au Paradis, je le sens mal. C’est un coup à se retrouver en enfer, debout pour l’éternité.

[salle de bains]
Je me lève, tranquillou, finalement motivé pour m’arracher à la chaleur conservante d’un duvet douillet. Je chope rapidement un sac plastique contenant mon maigrelet matériel de toilette, et je me rue dans la salle de bains. La précipitation n’est pas de mise, je suis seul dans la maison. Avant, alors que tout le monde dans ma famille allait à l’école, il fallait poireauter pour aller à la douche. Fi-ni, tout ça. Place à la liberté de la glande. Je m’enferme (quand même, on ne sait jamais) et pose mes ustensiles sur l’étagère en verre qui surplombe mon évier. Une brosse à dents bleue, du dentifrice en gel, un rasoir gris, avec des lames, de la mousse dans une bombe blanche (ça doit être " start "), un after-shave de la même marque, un liquide pour visage Nivéa, et c’est tout. Il y a une savonnette sur place, j’ouvre juste à nouveau la porte histoire de prendre une serviette propre et BAM, direction la douche. L’eau coule par le pommeau, froide puis chaude, et enfin tiédo-brulante comme je l’aime. Je laisse mon pied droit aller dans la baignoire et ainsi emmener le reste de mon corps vers mon second plaisir matinal. Le premier étant donc celui de me rendre compte que je suis allongé. Des fois, la douche n’est que le troisième plaisir matinal, c’est les jours où je me branle. Mais aujourd’hui c’est sans…
L’eau coule sur ma peau, tous ses bienfaits agissent (à commencer par le bienfait pour mon esprit de se dire " propre, je vais en serrer de la pétasse ! ") et mes muscles se détendent. C’est bon et c’est chaud. Le paradis, ça doit être une douche. Au paradis, quand t’as été un bon chrétien, tu te fais embarquer par Saint Pierre (et Miquelon, son assistant) et il t’emmène sous une bonne douche. Et pour que ce soit vraiment le paradis, il te demande la température. Mais non, ça colle pas. Parce que moi, la température, je la connais pas. Je sais que c’est une espèce de niveau entre le tiède et le chaud. Mais en Degrés Celsius, j’y connais keud’. Si jamais je vais au paradis, il a pas intérêt à me casser les couilles, il se démerde pour trouver la bonne température. Je lui dirai plus chaud, plus froid. Stop… non, un peu plus… Voilà, PILE POIL ! Aaaaaaah.
Mon téléphone sonne. Et merde. Toujours pareil. Il sonne quand je suis sous la douche ou quand je chie. MERDE ! Les gars, il y a de l’abus. Je suis trop bien sous ma douche, j’ai pas envie de speeder mon cul pour entendre un type me demander si je peux passer le voir cet après midi parce qu'il a un nouveau jeu sur sa console. Non. Ma douche prime. L’enfer, ça doit être ça. Comme au paradis, t’es sous une douche, mais le téléphone sonne et tu dois répondre. TU DOIS REPONDRE, sinon le petit démon qui s’occupe de ton dossier, il vient et il t’arrache les poils des jambes. Je préfère encore le paradis. Je réponds pas ; Mon répondeur se déclenche, et il fera l’affaire. De toutes façons, dans une seconde, c’est mon portable qui sonnera, même personne… Eh, les gars à cette heure-là je peux être que sous la douche, alors attendez un peu… Pff.

[rien]
Evidemment, ils sont au moins trois à m’avoir appelés, à avoir fait sonner mon putain de téléphone alors que j’étais sous ma douche, et ainsi réduire de quelques degrés le niveau de plaisir qu’elle est sensée me procurer, et il n’y en a pas un qui laisse un message. Putain. J’allume mon ordinateur. Je ne sais pas encore si je vais jouer ou écrire. Je n’ai pas d’idées ces derniers temps. Il faudrait que je relise ce que j’ai pondu précédemment, mais au fond, ça me casse les couilles. J’utilise beaucoup ce mot, je parle trop de mes testicules… Ça fait combien de temps que j’ai pas baisé ? … … Wow. Si je calcule bien, ça remonte à un concert après lequel j’avais rendez-vous avec une plantureuse femme que j’ai déchiré trois fois avant de la rendre à sa vie de famille. Si je calcule mieux, ça me fait dans les... un mois. Un mois sans tremper mon biscuit dans de la bonne sauce faite maison. Eh bé ! C’est pas gâteau. Ça va me faire dans les trois mois d’interruption cette année, si je compte les deux mois creux qui ont précédé Juillet et la chaleur estivale. Quelle bande de putes.

[journée]
J’aime bien ne rien foutre, voir les heures défiler, passer un peu de temps sur mon ordinateur, à jouer, à aller dire des conneries sur le Internet. Il ne se passe absolument rien de productif, pour qui que ce soit, moi ou la société… Le temps passe plutôt vite, entrecoupé de pause à chaque heure pour regarder Mélanie Gambier annoncer toujours la même chose. Elle finit à 16 heures, et si j’étais pas un putain de branleur, j’irai bien la voir à la sortie de LCI pour lui demander si à la fin de la journée elle connaît ce texte par cœur. C’est dommage, ça doit lui servir à rien, puisque quand elle reviendra travailler le lendemain, tout aura changé.
Je passe aussi un peu de temps dans le salon, à écouter la musique et regarder la télé sur un écran plus grand. Et puis aussi canal +, le décodeur étant dans le salon. La soirée arrive vite, accompagnée dans le néant total de mes activités par quelques coups de fils de copines (copines mon cul, je préférerais les enfourailler comme des grosses putes) et de potes. Rien de bien fantastique. Je me fais un petit saut rapide au vidéoclub, quand même, histoire de louer et copier un film de cul sur lequel je pourrai éventuellement me branler ce soir, étant donné le désert qu’est devenu ma vie sexuelle, je me rabats vers une valeur sure. Il fait froid, et j’espère bien que je n’aurais pas à remettre les pieds dehors aujourd’hui. Le film est gentillet, j’avoue me moquer éperdument de l’histoire et ne m’intéresser qu’aux pénétrations sauvages auxquelles les pétasses vont avoir droit. J’allume pour ordinateur pour ne rien y faire : Lancer Paint shop pro et trafiquer des images, jouer avec des polices de caractères, rien de constructif. Lire mon e-mail, envoyer des conneries, surfer sur des sites de cul, télécharger des chansons. Je lance un jeu et joue à la guerre deux bonnes heures. BAM BAM BAM. Yeah. En trichant un peu, je gagne. I’M THE KING OF THE WORLD. J’éteins l’ordinateur et passe à la téloche, ou il ne passe toujours rien. Des séries américaines doublées en français comme de la merde, Des jeux à la con, des émissions à chier. Il faut attendre une petite demi-heure avant le début de " la grosse émission ". Je rembobine le film porno et j’en regarde le début. Je commence à bander alors je me soulage (plutôt rapidement) comme je peux. Je me branche alors sur " Comédie ! ", je rigole un max, le téléphone sonne (évidemment, c’est quand ça me fait chier qu’on m’appelle) et les gars qui m’appellent n’ont quasiment rien d’intéressant à me dire. Yepee. L’émission finie, je me rue à la cuisine ou je me fais un Hamburger maison, à base de steak haché frais et pain & fromage prévus à cet effet. J’allume sous la poêle au moment où je mets le pain et le fromage à préchauffer dans le four. Quand la poêle est chaude, je balance la viande et je la fais bien cuire. Dans le four, le fromage fond et donne toute sa saveur au pain. La viande cuite, j’ouvre le four et je pose le steak sur le bas du mets. Une petite minute puis j’éteins le four. Je sors le ketchup, j’en appose un peu sur le chapeau de plat puis je prends un petit paquet de chips (30 Gr) et un gobelet en plastique que je remplis de Ice tea. Je m’installe à table et je dévore le tout en moins de deux minutes. Je laisse tout en plan, et retourne dans ma piaule, ne rien faire. Téléphone les propositions de sortie pleuvent ce soir, mais non, j’ai pas envie de bouger mon putain de cul de chez ouam. Je m'assois sur mon lit et tire une petite conclusion sur ma journée : J'en ai vraiment pas ramé une. Quelle merde je fais. Et dire que ce soir, pareil. Rien de rien de rien de plus. Une petite connexion à Internet pour voir quelques images de cul qui serviront probablement ma masturbation pré-torpeur pré-sommeil. Je ne fous rien, c'est une infection. Je suis une plaie pour la société. Une journée de passée qui n'apporte rien à personne, ni à moi, mon entourage, ni à qui que ce soit. Rien, nada, keud'. Eh bé ! Elle est belle la jeunesse.

[Soirée]
Le début de soirée c'est toujours chiant, mais une fois que c'est passé, c'est bon. Un rapide coup d'œil dans le programme téloche : comme d'hab', il y a rien. Cinéma ? Hey... Pourquoi pas ? Ça fait longtemps que j'y ai pas mis les pieds... au moins avant l'été et la programmation désastreuse... non, j'y ai été en juillet. Tu parles, c'était en version doublée, ça compte pas. Je pourrai me faire un film, ce soir. La simple perspective de me balader sur les Champs-Élysées et de faire un petit tour au Virgin me réjouit. Ou alors je pourrai me louer une vidéo. Moins loin et moins cher. Mais à cette heure-là, c'est la machine, et il y a que des Versions Française. Ça implique la location d'un film Français. Bon. Tout ceci mérite réflexion. Je vais me faire une tartine de Nutella, ça aidera. Dans ma cuisine, je pèse le pour et le contre. Je prends toujours des décisions importantes et intéressantes dans ma cuisine. Quand je suis au téléphone e qu'on me propose une soirée, je vais à la cuisine et je prends ma décision. Et je sais qu'elle sera bonne. Il doit y avoir une aura spéciale, dans cette cuisine. Elle doit être directement connectée avec le Paradis... Je coupe la baguette dans la largeur, et coupe ensuite mon morceau d'une vingtaine de centimètres dans la tranche. Le pot de Nutella est à moitié vide, ça fait chier ! L'enfer, ça doit être ça : une cuisine avec du pain, et un pot de Nutella vide. Alors qu'au paradis, en remerciement de ta vie, on doit te longer des journées entière dans des piscines de Nutella. Hmmmm du Nutella. Il faut que je me décide. Il est 21 heures, si je vais au cinéma, je pars maintenant. Ça me permettra d'arriver vers les 25 sur les champs, le temps de voir ce qu'il s'y joue et ensuite de prendre ma place et m'installer dans une salle sombre. Sinon, ça va faire tard, et je vois bien le plan d'arriver sur les champs et de voir que ma séance vient de passer. Ça me casserait les couilles au plus haut point. Et si je me louais une vidéo ? Un film français me ferait pas de mal, et c'est moins loin. Huit minutes de marche jusqu'à la machine... Location directe, pas d'attente. En plus je pourrai même me louer un film de cul pour après. Bonne idée. Le point négatif c'est que je dois lever mon cul ensuite pour rendre les cassettes avant le matin sinon c'est cher... bon. Ciné ? Vidéo ? Ciné ? Vidéo ? Ciné ! Non... Vidéo. Je croque dans ma tartine, ma décision est prise. Je retourne à ma chambre chercher un baladeur.

[Dehors]
Il fait nuit, il fait frais... Les rues sont désertes, je ne croiserai pas de femme de ma vie, ce soir. De toutes façons, si la femme de ma vie Habitait Courbevoie, ça se saurait. Elle doit être en train de se faire troncher cette pute. Ah, quand je vais la trouver, qu'est-ce que je vais lui mettre ! Le chemin est toujours le même. À gauche, traverser la rue, passer devant le grec, puis le salon de coiffure, puis la boulangerie, puis la boucherie, puis le restaurant, la librairie, la boucherie Arabe, l'autre coiffeur, le bar muré, le magasin de coffre forts, traverser encore, le magasin de PAO, les immeubles de bureau, à gauche les pizzas, traverser encore et passer sur le trottoir de gauche, la boulangerie, la pharmacie, Shopi, les travaux, la banque traverser, le resto chinois et le vidéo club. Personne, je vais me louer mon film tranquille. Coup d'œil sur les nouveautés, je vais louer le Dahan. Il m'eut fort plu au cinéma. Je suis même étonné de le voir si tôt dans le vidéoclub... Ceci prit, je passe aux cassettes porno. Rien de bien nouveau, si ce n'est ce film avec Draghixa. Nom de Zeus ! Depuis le temps que je voulais le voir ! Deux opérations rapides et la cassette est dans ma poche. Et je suis en route pour rentrer chez moi. Et je vais me branler, débarrasser mon corps de ce trop plein de foutre. Ahhh, c'est bon parfois la vie.
<fin.311298>

Sommaire