Une journée de merde
de Nelly D.



Je sais pas si cela vous arrives, mais il y a de matins ou à peine le pied posé par terre on c'est que notre journée vat être merdique.
Oui c'est comme ça !
On ce lève, les cheveux dans tout les sens, les yeux gonflés et collé pour les fumeurs de pétard, le phénomène de dureté pour ses messieurs et surtout on a rarement envi de parler.
Le temps et morose.
Ah! Notre couette qu'est-ce qu'on l'aime !
Moi, l'autre matin en me levant je me suis cognée le petit " ri ki ki " du pied gauche, putain que cela fait mal, rien que ça et je voulais me recoucher.
Après cinq minutes de danse à cloche pied dans ma chambre j'enfile mon t.shirt " mickey " pour aller déjeuner.
Je descends mes escaliers en bois et étroits, je m'appuis sur la barre à ma droite comme d'habitude et voila que celle-ci me lâche. Je me retrouve à dévaler mes escaliers je ne sais pas comment.
NON! La c'est trop !
Je suis en pleure, et seule chez moi.
Je saigne au niveau du coude mais rien de grave.
Il manquerait plus que je m'étouffe avec ma tartine.
Faut dire que je suis stressée, il y a un mois après avoir envoyé une dizaine de mes nouvelles à des maisons d'édition j'ai eu une réponse :
" Mademoiselle, c'est un grand intérêt que j'ai porté à vos écris sans plus attendre nous aimerions vous rencontrer. "
On y est c'est le fameux matin déjà vingt minutes de retard.
Qu’est-ce que je vais me foutre sur le dos ?! Mon jeans MNG on oubli il est au sale, un tailleur non trop antique.
Je mise sur un tailleur pantalon noire valeur sur le noir.
Mes clefs ! Merde mes clefs !
Sur la porte évidemment ! Vraiment ce matin cela devient grave.
J’y vais en transport, je sers contre ma poitrine d'autre texte, j'ai peur je ne connais pas vraiment le monde de l'édition et entre nous je ne pensais pas faire mouche.
J’ai rendez-vous dans le 15e à champs de mars.
je prends le RER C , que je déteste d'une part parce qu'il est souvent en retard et de deux parce qu'il vous annonces un direct qui met plus de temps qu'un omnibus .
Je prends mon mal en patience et attends.
Je farfouille dans mon sac à la recherche d'un bonbon à la menthe, je n’en ai pas !

Du coup je m'assois et profite de cette attente pour observer les personnes présentes. Et bien croyais moi cela fait peur !
Quel égoïsme ! Tous têtes baissée, traits du visage tiré vers le bas. Surtout éviter les regards.

Deux hommes ce croissent, aucun d'eux ne fait attention si quelqu'un vient en face, et ce qui devait arriver, arriva, leurs épaules ce heurtent, aucunes réaction juste un petit râle.
Ce que les gens son personnel, ils sont leurs espaces privé et leur espace urbain chacun vie dans sa bulle c'est triste je trouve.

Mon train entre en gare, je monte en me faisant écrasé au moine dix fois les pieds.
Une bonne femme pousse tout le monde pour être sur d'avoir une place assise. J’accuse le coup que voulez-vous faires d'autres ?!

C’est debout que je fais le voyage entre les odeurs de parfums et de sueur, nous sommes collés les un aux autres. Un jeune étudiant m'offre un bayement magnifique en pleine face.
Putain ! Le con ! C’est vraiment déguelasse !
Et ta main devant la bouche !

Heureusement je n'es pas de changement le RER m'emmène jusqu'à ma station.

J’arrive devant la porte de la maison d'édition. Elle est lourde je dois m'y reprendre à deux fois pour la pousser.

Je traverse une petite cours fleurie de géranium rouge et rose. J’emprunte l'ascenseur et me rend au deuxième étage comme convenu.

Je sonne une jeune hôtesse vient m'accueillir et m'installe dans une salle d'attente bourgeoise. Une secrétaire et à son bureau, elle me lance des sourires et engage quelques mots pour me rassurer.
" Elle Amélie L. "

" Oui "

" MR D va vous recevoir "

Elle me fait entrer dans un bureau gigantesque. Mr D. est assis et me propose de prendre place.

" Alors c'est vous !"

Oui, oui, c'est bien moi.

Nous discutons pendant deux bonnes heures de mes écrits. MR D. ce lève et me dis :

" Vos textes manquent de maturité, vraiment cela ma fait plaisir de vous voir, ma secrétaire va vous raccompagner ".

Non il ce fou de moi la ! Il ma fait venir pour me voir tout simplement.

Quelle journée de merde !

Je reste assise la, je suis abasourdie je suis vidée, et humiliée.
Dans la colère je jette mes textes dans une poubelle.
Je ne veux plus les avoirs ou les lires, j'ai 19 ans et je viens de prendre ma première claque du monde de l’édition.

je me poste dans le café en face de la poubelle, un clochard la fouille je le voit regarder la grande enveloppe marron qui est en réalité la mienne, il jette un cou d'oeil et la balance à nouveaux, même lui n'en veut pas .

Je finis mon café et achète un banco tiens j'ai gagné 5 francs, au moins j'aurais pas tout perdu dans cette journée de merde !


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