La fille
De Julie Le Poittevin



C'est un beau matin en allant acheter le pain que Mr Brims aperçut un attroupement près du café qui était en face de la boulangerie. Curieux, il décida d'aller jeter un coup d'oeil et aperçut là une jeune fille d'une quinzaine d'années, allongée sur le dos...morte. Il se retourna du macabre corps et se dirigea vers la boulangerie.
En rentrant chez lui 1000 questions lui vinrent en tête:
- Qui était cette fille?
- Qu'était elle venu faire?
- Connaissais t'elle ses agresseurs?
Bref toutes les questions que l'on se pose après avoir vu une morte en allant chercher son pain. Il alla, dans les jours qui suivirent souvent dans ce café qui était en face de la boulangerie dans l'espoir dans apprendre un peu plus sur elle. Car ni la télé, ni les journeaux n'avaient parler de cette tragédie. Il y apprit que la jeune fille se nommait Eloise, qu'elle avait 16 ans et qu'elle habitait rue des Chamisots, et enfin que, bien sur, la ploice n'avait aucun suspect car il était évident qu'elle avait été tuée.
Ses nuits furent alors changées, il se demandait sans cesse si " le monde " se souviendrait de lui comme quelqu'un de gentil, généreux ou plutot comme quelqu'un de désagréable, qu'il vaut mieux éviter et qui fait peur aux enfants.... Il est vrai qu'un jour, sans le vouloir, il avait fait hurler un enfant: C'était halloween et il était allé frapper à la porte de son voisin avec le masque le plus horrible qu'il avait trouvé pour lui faire peur. Il faut dire que celui ci ne cessait de crier sous tous les toits qu'il n'avait peur de rien. Mais, en marchant, il avait fait peur à un petit qui s'était aussitot enfui en le voyant. Sa mère, ensuite était venu lui faire la morale, le traitant de monstre, que c'était incroyable de faire peur a un enfant de cette age et qu'il devrait avoir honte. Mr Brims frissonnat a ce souvenir. Il s'était fait alors passer le plus beau savon de sa triste vie... Mais hormis ce souvenir il n'avait jamais été désagréable avec qui que ce soit. Les locataires de l'immeuble l'appréciait et le trouvait incroyablement amusant! Bref, il était aimé. Cette pensée fit sourire Mr Brims qui s'endormit avec bienveillance jusqu'au lendemain a 11h00. Il alluma la télévision et se prépara un café. Il avait bien réfléchi pendant la nuit et il était maintenant sûr d'une chose: il voulait mourir aussi spectaculairement que la jeune fille. Il voulait mourir étranglé, noyé, poignardé, pendu; de n'importe qu'elle façon, pourvu que l'on se pose des questions sur lui comme lui s'en était posé sur la jeune fille. Mais une question se posait encore: Où diable trouverait il quelqu'un d'assez aimable pour le tuer??? Cette question le rongea le reste de la journée. Il ne connaissait pas grand monde et il ne voulait surtout pas qu'on le prenne pour un fou: il n'y avait rien de spectaculaire a finnir dans un hopital psychatrique. Ce qu'il voulait c'était avoir son nom dans le journal après sa mort... " Un incconu succombe a un meurtre!!! " Qu'elle chance se serait pour lui, et avec qu'elle fierté il partirait... Ce soir là donc Mr Brims ne pensait plus qu'a une chose: MOURIR!!!
Il commenca dès le lendemain à fréquenter les bars louches et à chercher querelles pour un oui ou pour un non. Hélas pour lui là plupart n'osait pas frapper un " vieux" ou alors ne le frappait pas assez pour le tuer. C'est donc avec une tristesse infinie et désolation qu'il rentrait chez lui chaque soir. Il ne dormait plus et passait ses nuits à réfléchir. Il pensa a sauter du haut d'un pont mais peut etre ne retrouverait on jamais son corps? Que faire alors??? Que faire????? C'est dans cette état d'esprit qu'il alla,comme tous les matins,acheter son pain. C'est alors que le vieil homme fut renversé par une voiture qui roulait a pleine vitesse et n'avait pas vu le " vieux".
Le conducteur, affolé, se précipita vers Mr Brims et s'excusa du mieux qu'il put. Mais Mr Brims, émerveillé, le regardait comme si c'était un envoyé de Dieu et le remercia avec tant de force que plusieurs personnes s'ammassèrent autour du corps. Et lui, de plus en plus heureux ne cessait de remercié le conducteur. Celui ci ne comprenait évidemment rien et lui assurait qu'on allait le sortir de là. Mr Brims lui ne l'écoutait déjà plus et mourut comme le plus heureux des hommes d'avoir fait, pendant quelques instants, l'objet de discussion, de paris ( vivra? vivra pas? ) et de regards pleins de compassions.

Fin écrit par Julie Le Poittevin julielepoitt@voila.fr


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