Mes aïeux
de Jean-Claude Touray



Papy (ou Papi), éventuellement complété par le prénom (ex : Papy Marcel) est aujourd'hui le terme consacré pour désigner l'aïeul. Mais Pépé, occitanisé en Papé ou Papet, fait de la résistance dans certaines campagnes. Par contre Bon-papa ou Grand-papa, fort utilisés naguère, ne paraissent guère avoir survécu, même dans la petite bourgeoisie. On n'oubliera ni Pépère, un peu vulgaire, ni Papou, le bon sauvage, ni Papinou le Papy lapinou.

Les grands-parents fonctionnant toujours par deux, on mettra le paragraphe précédent au féminin en faisant entrer en scène Mamy (Mamie), Mémé (en occitan Mamé), Bonne-maman et Grand-maman, Mémère, Mamou et Maminette. On ajoutera Mère-Grand, en souvenir du petit Chaperon Rouge.

L'important, c'est que l'on peut facilement compléter la liste précédente par trois duos d'enfer au moins: Papille et Mamille, les grands-parents gourmands ; Papouille et Mamouille qui rigolent et chatouillent « Ma Puce », laquelle en mouille sa petite culotte ; Papaye et Marmaille les aïeux d'une famille nombreuse antillaise.

Je voudrais bien savoir pourquoi les enfants ont un tel choix d'appellations pour s'adresser à leurs grands-parents et si peu de variantes pour dire autrement Papa et Maman.


Jean-Claude


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