L'inconnue de 12h03
de Jean-Luc Gustave

Roman



Il ne saurait y avoir d’inconnues
Il n’y a que celles
Que vous ne connaissez pas encore !



Vous venez de télécharger tout à fait légalement et gratuitement cette pièce qui a été protégée contre toute utilisation frauduleuse,
et je vous en souhaite bonne lecture.
Toutefois, si vous décidiez de monter cette pièce,
sachez qu’elle est soumise à autorisation de son auteur (un simple mail suffit)
et à déclaration auprès de la SACD de votre région. Merci.


SYNOPSIS :
Claire que son mari ne regarde plus, a décidé de maigrir à l’approche des vacances. Sa faiblesse, qui s’aggrave, lui fait faire un malaise sur le bord de la route et elle tombe sur le capot d’une voiture qui allait faire un créneau. Il s’agit en fait du rêve d’un homme terrassé par la fatigue due à un surcroît de travail important. Cette saynète peut également être retrouvée en acte V de la pièce intitulée « Régimes totalitaires »

GUSTAVE
NOVEMBRE 2003
Jean-Luc Pecqueur, 30, avenue du Perche, 61340 Berd’huis – 02.33.83.87.49 – 06 77 94 21 64
c.gustave@wanadoo.fr - - http://perso.wanadoo.fr/gustave
Cette pièce, totalement indépendante et autonome en elle-même a été écrite dans le cadre d’une collaboration de 6 auteurs qui se sont rencontrés sur internet et qui ne se connaissaient pas du tout. C’est à l’initiative de Monsieur Pascal Martin, webmestre du site « Le Proscenium » que cette aventure a pu aboutir. La totalité de la pièce peut-être obtenue sur le site sus-nommé, son titre déposé devient alors « Régimes totalitaires ». Le thème imposé était : le régime avant les vacances.
Du même auteur :
disponibles sur simple demande à c.gustave@wanadoo.fr


Le Transcervellicaire (3 séances – 398 entrées en janvier 2003)
5 H – 5 F. (1 h 45) Il n'existe pas, n'a jamais existé et n'existera jamais. Un nom à coucher dehors selon Ouest-France. Un mot inventé pour susciter la curiosité. Une comédie de boulevard tout public qui parie sur l’imaginaire pour faire rire durant près de 2 heures. Pas de claquements de portes ni d’amants cachés dans les placards… Juste une personne qui marche sur son râteau. Chute et compréhension dans les dix dernières minutes.

Le Transcervellicaire 2
Il s’agit d’une réadaptation pur 3 H – 3 F de la pièce de base (1 h 30).

Le Hâtre (3 séances 295 entrées en janvier 2004)
5 H – 6 F. (1 h 30) Pièce en 3 actes. L’itinéraire tout à fait particulier d’un berger devenu clochard qui en fin de pièce retrouve à la fois ses origines ignorées et l’amour d’une avocate au barreau de Caen. Les passages « émotion » succèdent aux passages comiques. Un peu d’humilité, beaucoup de tendresse et de chaleur humaine. Ils ne sont pas des chiens…

Je vais chercher Dupin (4 séances – 415 entrées janvier 2005)
6 H – 5 F (1 h 30) (comique et tous publics) : Robert s’absente aux alentours de midi pour aller chercher Benny Dupin, le copain de Alexis son fils. Mais la belle-mère se mêle de tout, Et Thérèse, copine de Myriam commère notoire se joint à la partie. Entrent ensuite Serge, maître chanteur, Romain et tous les autres…

Le Canapé de Mademoiselle Nelly
1 H – 1 F (15 mn) L’histoire d’un coup de foudre amoureux sur fond de téléthon 2004

Ces messieurs d’Orgueil
1 H – 1 enfant (12 mn). Il s’agit du dialogue d’un enfant avec son grand père sur un constat de société.

Les Cornes du cheval de Pontécoulant
2 H + 1 adolescent (10 mn) L’histoire moqueuse d’un parisien chic qui arrive en Normandie et veut comprendre pourquoi le taureau de monsieur Michu n’a pas de cornes…

Hesitancy Heart-Sore
1 H (5 mn) Monologue amoureux

L’Inconnue de 12 heures 03
2 H – 1 F. (15 mn) Fin avril. Claire, que son mari ne regarde plus, s’imagine qu’elle doit maigrir pour reconquérir son regard… Mais c’est l’amour qu’elle trouve au bout de son illusion. Une autre façon de parler du soleil !

Les Bouffeurs de vie
Roman 224 pages. 2 jeunes gens pris au dépourvu de la vie alors qu’ils ne sont pas encore des adultes mais que la hargne de vivre va projeter dans la réussite humaine et sociale

http://perso.wanadoo.fr/gustave



Personnages :
La jeune femme (Claire) : Elle vient d’être légèrement bousculée par une voiture alors qu’elle faisait un malaise dû à un manque d’alimentation…
Manuel : L’homme qui a recueilli Claire après sa chute
Romain : Le copain qui va débarquer à l’improviste

Situation :
(Il est un peu plus de midi, dans la cuisine d’un petit appartement d’une ville de moyenne importance).






Manuel (qui entre en soutenant ostensiblement La jeune femme et l’aide à s’asseoir sur une chaise de cuisine) – Voilà, restez assise ici. Je vais aller chercher un verre d’eau !
La jeune femme (toujours un peu sous le choc) – Oui, je veux bien. Vous êtes très gentil !
Manuel qui se dirige vers un buffet de cuisine pour prendre un verre et une bouteille d’eau) – Vous me remercierez plus tard. Laissez-moi faire. Je vais d’abord prendre soin de vous.
La jeune femme – Mais pourquoi faites-vous tout ça ?
Manuel – Mais tout simplement parce qu’à ma place, vous auriez fait de même, n’est-ce pas ?
La jeune femme – Oui, sans doute ! Excusez-moi, mais je suis encore sous le choc. Je ne sais même plus ce qui m’est arrivé. Je suis si désolée de vous créer tous ces tracas…
Manuel (revenant avec un verre d’eau et le tendant à La jeune femme) – C’est vous qui avez eu un petit accident… Ce serait donc plutôt à moi d’être gêné…
La jeune femme – Que m’est-il arrivé ? J’ai comme l’impression d’avoir perdu la mémoire durant quelques minutes…
Manuel (qui s’est assis en vis-à-vis de Claire) – Vous étiez sur ce côté de trottoir et vous vous apprêtiez, je pense, à traverser lorsque brutalement, vous avez quelque peu vacillé. Le conducteur de la voiture qui était juste devant moi à klaxonné tout en vous évitant par un brusque mouvement de volant. Je suis arrivé tout doucement puisque je m’apprêtais à faire un créneau pour me garer. Vous êtes tombée sur le capot avant et j’ai juste eu le temps de sortir pour vous retenir et ainsi vous empêcher de tomber lourdement sur le bitume…
La jeune femme (après avoir avalé une gorgée d’eau) – Pourquoi dites-vous lourdement ? Vous aussi, vous trouvez que je suis trop grosse ?
Manuel – Bien entendu que non. C’est juste une expression. D’ailleurs, si je devais me permettre un compliment, je dirais que vous êtes ravissante…
La jeune femme – Merci. Ca fait du bien d’entendre ça des fois.
Manuel – Pourquoi vous dites « des fois » ?
La jeune femme (avalant à nouveau une gorgée d’eau) – Ca fait une éternité que je n’ai plus entendu de compliment de la part de mon mec. Il prend un malin plaisir à me lancer tout le temps des vannes sur ma prétendue rondeur.
Manuel – Hé bien, vous voyez bien que ce n’est pas grave puisque vous-même dites « prétendue rondeur ». C’est donc que vous êtes convaincue du contraire ? Me trompé-je ?
La jeune femme – Je suis si fatiguée !
Manuel (s’approchant de La jeune femme très curieusement et déclarant) – Je n’avais pas remarqué au premier abord, mais vous avez dû vous faire mal en vous cognant la tête sur la voiture, car vous avez un petit bleu sur la pommette gauche…
La jeune femme (passant sa main sur son visage comme pour gommer le bleu) – Non, ce n’est rien, ça m’est arrivé hier, je me suis cognée dans la porte de la cuisine…
Manuel (subitement plus intéressé à en savoir plus et montrant une inquiétude) – Cela vous arrive souvent de tomber comme ça ?
La jeune femme – En ce moment, je fais un régime et je crois…
Manuel (interloqué) – Non, mais je rêve. Si je vous comprends bien, vous faites un régime au point de vous en rendre malade. Pire, au point de mettre votre vie en péril ! Imaginez ce qui se serait produit si la première voiture n’avait pu vous éviter…
La jeune femme – Je serais morte, tout simplement et ce ne serait pas si grave que cela…
Manuel (décidé soudainement à redonner le goût de vivre à une jeune femme visiblement paumée) – Mais si, cela eut été très grave… Non pas pour vous, puisque vous ne seriez plus là pour le voir…
La jeune femme (perdue dans les explications de Manuel) – Merci quand même pour le « pas grave pour moi », ça fait toujours plaisir… Mais pour qui donc alors serait-ce grave ?
Manuel – Avez-vous pensé une seule seconde à ce brave homme qui vous a évité. Plongez dans sa tête et puis, dormez ses nuits, pensez ses regards, réfléchissez ses mots, rêvez ses cauchemars… parce que lui, il aura toute votre mort pour vivre sa vie.
La jeune femme (stupéfaite) – Je ne peux pas vous dire que vous avez tort et pourtant vous ne pouvez pas me reprocher de vouloir me faire plus belle pour les vacances qui approchent…
Manuel – Parce qu’en plus, vous faites ça uniquement pour sortir votre maillot de bain ?
La jeune femme – T’es drôle toi. Vous croyez que c’est marrant tous les jours de sentir qu’on n’est plus regardée par l’homme qu’on a épousé ? Pardon, je voulais dire Vous êtes drôle vous. Cela m’a échappé…
Manuel – Je veux bien que vous me tutoyiez et ça me ferait même plaisir…
La jeune femme – Je suis désolée, ça a été un réflexe. Mais si vous voulez bien, on peut se tutoyer si tu veux ! (puis émet un petit cri de douleur en montrant l’un de ses bras). Aïe, ça me fait mal tout à coup.
Manuel (se levant pour examiner le bras) – Tu as dû te heurter à quelque chose en te rattrapant tout à l’heure, montre-moi. (Il relève délicatement la manche et l’on aperçoit un peu de sang). Mince, tu t’es écorchée. Ce n’est rien, je vais désinfecter. Ne bouge pas.
La jeune femme (Ôtant sa veste afin de mieux relever la manche de son chemisier) – Oui, tu as raison, c’est juste une égratignure. De l’eau ça suffira.
Manuel – Mais j’y pense… Tu voudrais peut-être téléphoner pour rassurer ton mari ?
La jeune femme – C’est gentil, mais je ne préfère pas. De toutes façons, il s’en fout et puis il est encore parti voir le match au stade… Enfin c’est ce qu’il me dit.
Manuel (revenant avec le nécessaire pour désinfecter) – Serre les dents, ça va piquer.
La jeune femme – Ouille.
Manuel – Tu n’as pas d’enfants ?
La jeune femme – Il n’en veut pas. Il dit qu’il veut pas s’emmerder avec ça…
Manuel – Et toi ?
La jeune femme – J’en aurais voulu un dès notre mariage…
Manuel (après avoir constaté) – Tu es une hyper anxieuse.
La jeune femme – Comment tu sais cela toi ?
Manuel (qui revient s’asseoir face à Claire après lui avoir nettoyé son égratignure) – Les gens qui sont bien dans leur peau ne mangent pas leurs ongles…
La jeune femme (esquissant un sourire large) – Tu es très observateur.
Manuel – Non très attentionné. Tu veux un café ?
La jeune femme – Ce serait plutôt à moi de te l’offrir ?
Manuel – Oui, mais aujourd’hui, c’est moi qui décide que je veux te remonter le moral.
La jeune femme – Merci.
Manuel – De toutes façons, je viens de gagner sans que tu t’en aperçoives !
La jeune femme (interloquée) – Pardon ?
Manuel – Sans que tu t’en rendes vraiment compte, tu as esquissé un large sourire…
La jeune femme (affirmative) – Non.
Manuel (affirmatif et avec un hochement de tête allié à un sourire en coin de lèvre) – Si.
La jeune femme – Suis-je si triste que l’on soit obligé de détourner mon attention pour me dérider la figure ?
Manuel (changeant volontairement de sujet) - Sans indiscrétion, tu comptais perdre combien de kilos ?
La jeune femme – Je ne sais pas, juste ce qu’il faut pour que ça se voit.
Manuel – Et si je te demande ton poids normal, auras-tu le courage et la franchise de me le dire ?
La jeune femme – C’est très indiscret, mais comme j’ai acquis une confiance en toi et que tu m’as évité un mauvais pas, je vais te l’avouer : normalement, je pèse 61 kg pour 1 m 69. Tu trouves que c’est beaucoup…
Manuel – Je ne trouve rien du tout. Je me demande comment tu peux vouloir maigrir alors que, me semble-t-il, tu dois ne pas être loin du poids normal pour une femme de ton âge et de ta hauteur…
La jeune femme – Oui, j’avais regardé, logiquement, je devrais être à environ 59 kg…
Manuel – Ta bataille c’est donc ça ?
La jeune femme – Je ne te comprends pas !
Manuel – Ton but dans la vie, maintenant, c’est uniquement de perdre du poids pour continuer à plaire ?
La jeune femme – Tu ne peux pas comprendre…
Manuel (feignant volontairement de ne pas comprendre et prenant un air triste) – Sans doute et ça m’ennuie tellement de ne pas pouvoir t’aider…
La jeune femme – Non, mais attends, j’ai aussi d’autres passions…
Manuel – Tu as raison de changer de sujet, car je suis triste d’entendre d’aussi vilaines élucubrations. Excuse-moi d’être aussi franc…
La jeune femme (sublimée d’être à son tour celle qui va redonner le sourire) – Mais t’es con ou quoi ? Je viens de te dire que j’avais envie de te parler de mes autres passions… Pardon, je ne voulais pas être vulgaire. Cela m’a échappé.
Manuel – Non je ne suis pas choqué. C’est un mot que j’emploie également assez facilement. Dans ta bouche il n’était pas vulgaire, il était seulement sincère je pense…
La jeune femme – Exact !
Manuel – C’est quoi alors tes autres passions ?
La jeune femme – Avant de rencontrer mon futur mari, j’écrivais des chroniques dans un journal local, et je m’amusais comme une petite folle…
Manuel – Tu écrivais des chroniques, c’est-à-dire ?
La jeune femme (ouvrant de grands yeux pour exprimer physiquement sa passion) – Chaque semaine, en 2 ou 3 colonnes de 35 mm par 70, 80, 90 ou 100 mm de haut, j’exprimais mon opinion sur un sujet que j’avais choisi…
Manuel – Mais ton opinion n’était pas nécessairement la meilleure !
La jeune femme – Bien sûr que non. Mais j’avais le mérite de dire haut et fort ce que je pensais. Je préférais prendre le risque de dire et me tromper plutôt que de savoir et de me taire.
Manuel (ayant bien compris qu’il a définitivement éloigné La jeune femme de son stress du poids poursuit) – Tu m’as parlé de tes passions au pluriel…
La jeune femme – J’adore avoir un appareil photo, peu importe son format, sa qualité ou son encombrement et puis, tout à coup, sur un coup de tête, je m’arrête, sans bouger la tête, j’observe d’un regard circulaire et puis, si j’ai un flash, je cadre avec mes yeux, avec mes prunelles, j’optimise les couleurs ou les nuances de gris. Alors, si tous ces éléments sont réunis, je dégaine et je mitraille.
Manuel – Alors j’aurais dû avoir ton appareil pour te flasher tout à l’heure. Il est sans conteste que tu aurais apprécié ce regard d’un autre ailleurs !
La jeune femme – Flatteur !
Manuel – Romantique peut-être et encore, pas sûr !
La jeune femme (réaliste et se rendant bien compte du jeu de Manuel) – Le temps passe et je m’aperçois bien que tu m’as fait oublié mon accident de tout à l’heure…
Manuel – Va savoir, tu as peut-être raison.
La jeune femme – Je n’ai pas trente-six solutions pour te juger.
Manuel – C’est-à-dire ?
La jeune femme – Soit tu es un mec bien qui ne s’est pas contenté de m’écarter d’un mauvais chemin, soit tu es un dragueur invétéré qui …………………………..


VOUS AVEZ AIME LE DEBUT ?

VOUS SOUHAITERIEZ CONNAITRE LA FIN DE CETTE PIECE ?

JE VOUS PROPOSE DE VOUS L’ENVOYER PAR MAIL…

Il vous manque des pages de texte car la fin se trouve page
Dans ce cas, faites votre demande sur le mail suivant :
c.gustave@wanadoo.fr

et je me ferais un plaisir de vous envoyer la fin tout aussi gratuitement
merci de votre compréhension car c’est seulement comme ça
que je peux avoir un meilleur suivi des pièces qui sont montées !
Gustave

Fin


Retour au sommaire