Lorsque nous serons vieux...
de Frédéric lair



Lorsque nous serons vieux, la bouche frémissante
Et le regard inquiet tourné vers l’avenir ;
Lorsque nous serons vieux, les jambes chancelantes,
Il nous faudra, pour sûr, un jour nous souvenir.

Je te rappellerai les aubes incertaines
Et les épanchements de nos âmes meurtries ;
Je te rappellerai nos millions de « je t’aime »
Et la rose en ton cœur, qui ne s’est point flétrie.

Alors, tu poseras ta paume dans mon cou,
Nous suivrons à l’envers le sentier de nos rêves…
Au fond, des souvenirs, nous en aurons beaucoup…
Toute une vie d’amour, sans nuages, sans trêve !

Mais si nous étions vieux, et malheureux de l’être
Avec des mauvais jours à compter, silencieux…
Oui, si nous étions vieux, assis à la fenêtre,
Me resterait l’espoir que je lis dans tes yeux !


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