Un métier dans vingt ans
de François Dubé

 

Lorsque le son du réveil-matin se fit entendre, Jean se leva, et, comme il faisait chaque matin, il alla mettre en marche son autocuiseur. Il n'avait aucun souci à se faire ; pendant qu'il prenait sa douche et se changeait, cette petite merveille lui préparait son petit-déjeuner. Vêtu d'un complet noir et d'une cravate assortie, il dévora ses œufs-miroirs et son bacon parfaitement cuit. Il s'assit ensuite devant son ordinateur pour consulter sa secrétaire virtuelle.

- "Vous avez beaucoup de travail aujourd'hui monsieur. La section B doit être refaite au complet avant cinq heures ce soir, vous devriez vous y mettre immédiatement". Il suivit son conseil et quitta son appartement sans plus tarder.

Jean prit l'ascenseur qui le mena du 46ième étage au 3e sous-sol en quelques secondes. Il grimpa à bord de son aéromobile, et la mit en marche. Au premier vrombissement du moteur à eau, une voix se fit entendre :
- "Bonjour Monsieur, qu'elle sera votre destination ?"
- "Amenez-moi au bureau", répondit Jean à son petit ordinateur de bord. Il n'eut ensuite qu'à s'allonger sur la banquette et se laisser porter par la douce mélodie de sa musique favorite.

Le véhicule s'immobilisa devant un immense édifice à façade entièrement vitrée. Jean sortit de son aéromobile et entra dans la bâtisse. Il emprunta un corridor désert qui le mena à une grande porte munie d'un décodeur numérique. Il sortit son trousseau de cartes à puce bien garni et ouvrit la porte. Une multitude d'objets hétéroclites garnissaient la pièce mal éclairée. Il en ressortit muni d'un grand appareil plutôt étrange. Il referma la porte et se dirigea vers la section B. Sur cette porte, on pouvait lire : Conciergerie.

Fin

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