Les nouveaux justiciers galactiques
de Éric Maxant

Parution originale

Le passage de relais

- Je rêve, bon sang, moi qui ai toujours souhaité faire une rencontre du troisième type, je suis servi. Jamais je n'aurais pu imaginer cela, ni surtout que cela puisse m'arriver. Qui plus est, les extraterrestres que j'ai croisés m'ont particulièrement gâté. Répandre la justice dans l'Espace, moi un petit étudiant, je dois avoir rêver !

Méric repensa, en rentrant chez lui, à l'entrevue qu'il avait eue avec des êtres venus d'ailleurs, aux conditions dans lesquelles cette expérience avait eu lieu.
La veille au soir, alors que je rentrais chez moi tard dans la nuit. J'étais arrivé à la hauteur du café "Chez Paul", à la limite de la ville. Les lumières publiques étaient déjà éteintes, je me dirigeais éclairé seulement par la lueur de la Lune. Quand soudain j'ai vu devant moi une sphère étrange. De faible diamètre, elle changeait sans cesse de couleur. Elle était suspendue à environ un mètre du sol. Je n'eus pas le temps de réagir que déjà un panneau coulissait et se posait sans un bruit sur l'asphalte de la route. Un petit être s'approcha de moi, je crus d'abord qu'il s'agissait d'un homme, mais rapidement, je constatais mon erreur. En fait, il s'agissait d'une ravissante jeune fille. Elle était vêtue d'une sorte de combinaison moulante qui lui allait à ravir. J'étais tétanisé, non par la peur mais par la surprise. L'inconnue me fit signe de la suivre. Je fis un effort surhumain pour tenter de sortir de ma torpeur. Elle dut se rendre compte de mes problèmes car elle s'approcha de moi, et doucement me pris la main pour m'entraîner avec elle.

- Salut Méric, veux-tu entrer ?

Je ne savais que faire, j'avais peur de l'inconnu mais pas de l'inconnue. Au contact de la jeune fille, mes craintes s'envolèrent. Finalement ma curiosité prit le dessus et je me laissais entraîner à l'intérieur du vaisseau, dans ce qui ressemblait à un hall d'accueil.

Ce que je vis m'émerveilla, c'était comme dans certains films de science-fiction. L'environnement était agréable, les couleurs chaudes au regard. L'air ambiant était tiède et remarquablement sec pour quelqu'un qui venait d'un extérieur automnal et pluvieux. Une douce mélodie semblait surgir des murs eux-mêmes. Je me sentais remarquablement bien. Mais je n'eus pas le temps de prêter plus attention au décor. Car la jeune fille m'entraînait rapidement dans une autre salle.

Tout dans cette nouvelle pièce transpirait la sérénité, l'emploi de couleurs pastel, le mobilier (si tant est qu'il s'agisse de mobilier !) aux formes arrondies et douces. La jeune fille me conduisit vers une rangée de sièges moelleux et translucides, elle m'invita à prendre place sur l'un d'entre eux.

- C'est un assimilateur psycholinguistique, me dit un homme que je n'avais même pas remarqué quelques secondes plus tôt.

Il était pourtant assis à ma droite. Un second être se tenait à ma gauche. Lui non plus je ne l'avais pas remarqué auparavant. C'était parfaitement incompréhensible. Étaient-ils là lorsque je suis entré ? Sont-ils apparus par enchantement après que je me serais assis ? Je pensais alors, sans trop y croire toutefois, que j'avais dû être trop subjugué par ma jolie accompagnatrice pour remarquer quelqu'un d'autre.

- Vous connaissez ma langue, demandais-je ?
- Un peu, répondit l'autre. Mais pour être honnête, les fauteuils dans lesquels nous sommes installés sont en fait des appareils qui nous permettent de nous affranchir de la barrière linguistique. Mais nous ne sommes pas là pour faire un exposé sur les différentes manières de communiquer, bien que le sujet soit digne d'intérêt. Je crois qu'il est temps de nous présenter, Méric.
- Vous connaissez également mon nom ?
- Oui, tu t'appelles Méric Winchester, tu as 21 ans. Tu es étudiant en techniques industrielles, pas très brillant d'ailleurs. Tu es musicien dans l'harmonie de cette ville, et tu consacres du temps à une association d'aide aux personnes démunies. Dans ces deux derniers domaines tu es beaucoup plus performant que dans le premier. Je pourrais ainsi détailler ton curriculum vitae, quasiment de ta naissance à maintenant, mais là n'est pas l'objet de cette rencontre. Le Chef Suprême de Lossève notre planète, qui se tient à ta droite, t'a choisi comme étant son successeur. Plus exactement tu as été élu, par lui et ses conseillers, pour être le chef de nos successeurs. Tu as été jugé comme étant le plus apte à assumer cette responsabilité. Pour l'instant ceux qui ont été sélectionnés pour prendre notre relève sont terriens.
- Mais je...
- Ne dis rien, rétorqua le Chef Suprême. Tu es jeune, d'accord, mais tu n'en restes pas moins le plus capable de tes semblables, même si tu n'en as pas réellement conscience. Pour parfaire les présentations, on me nomme Le Lossèvien. Celui qui viens de t'exposer brièvement la situation s'appelle Lorsa. Et la jeune demoiselle qui t'a mené à nous répond au nom d'Eloïsine.
- C'est un joli nom, qui vous va à ravir mademoiselle.
- Merci, me répondit la jeune personne avec un sourire à damner un saint.
- Bien, dit Lorsa, maintenant il faut que tu saches ce que nous attendons de toi, quelles sont nos origines et qui t'aidera dans ta tâche. Nous sommes originaires d'une planète du quatrième système sol...
- Attendez, interrompit la jeune lossèvienne, il faut lui faire acquérir les connaissances basiques nécessaires, sinon comment voulez-vous qu'il comprenne ce que vous allez lui raconter.
- Très juste, ce n'est pas impératif car notre jeune ami est loin d'être un idiot, mais c'est effectivement souhaitable. Il reste à savoir si ce jeune homme accepte de subir cette épreuve.
- Je suis prêt.
- Très bien. Auparavant je t'informe que cette séance d'apprentissage accélérée est loin d'être une partie de plaisir. L'épreuve n'est pas insurmontable, mais il n'est pas aisé de subir une instruction rapide, surtout pour une personne qui n'y est pas réellement préparée. Toutefois le résultat est très appréciable pour celui qui s'y soumet. Des connaissances que tu n'imagines même pas seront implantées dans ton subconscient ; Elles ressurgiront au moment opportun. Réfléchis bien, tu n'es pas obligé de t'y soumettre !
- C'est tout réfléchi, je tente le coup.
- Bravo, voilà qui est courageux.

Les deux hommes se levèrent, Eloïsine m'invita à rester assis. Lorsa se dirigea vers un pan de mur parcouru de flashs multicolores. Ses doigts effectuèrent un balai sur ce semblaient être des commandes digitales.
Aussitôt, je me sentis pris de sueurs froides, je ne pus réprimer des tremblements, une forte migraine commença à poindre. Ces sensations contrastaient avec celles, presque euphorique, que j'avais éprouvé dans les minutes précédantes. Cela devint rapidement insoutenable. Les sensations désagréables se transformèrent bientôt en une douleur telle que je m'évanouis.

Me réveillant, je me trouvais étendu sur un lit moelleux. J'étais vraisemblablement toujours dans la même pièce.

- Que c'est il passé ?
- Tu t'es évanoui, me dit Eloïsine, mais je te rassure, c'est tout à fait normal. Maintenant tu es en mesure de comprendre plus aisément ce que nous allons te dire.

Sur ces quelques mots, elle passa sa main sur la tête du lit. Celui-ci adopta alors une forme que j'avais déjà éprouvée : le confortable fauteuil que j'occupais avant l'épreuve d'assimilation accélérée. Là je m'aperçut que les deux compatriotes de la jeune femme avaient réintégré leur assise dans leur fauteuil respectif. Celui qui s'était présenté comme Le Lossèvien reprit la parole.

- Nous venons d'une planète qui se trouve dans le quatrième système de Ganïmayde, plus simplement de Lossève. Notre niveau de vie est supérieur au vôtre. Il serait vain et prétentieux de comparer notre civilisation à celle de la Terre. Vain, parce que l'écart est énorme entre les deux. Prétentieux, car cela pourrait te prêter à penser que nous assimilons ta planète à un jardin de défavorisés mentaux. Nous avons atteint ce que beaucoup chez nous, à tort peut-être, ont qualifié de stade de Connaissance Complète et Ultime. Cela a même conduit certains à prendre des mesures lourdes de conséquence pour la survie de notre civilisation. Pour faire court, notre planète est condamnée à se désagréger et ses habitants avec.
- Mais ne pouvez-vous pas installer une colonie sur une autre planète, tout au moins pour que votre race, votre culture, vos connaissances ne s'éteignent pas ?
- Non, intervint Lorsa. Ceux qui ont compromis la survie de Lossève et des Lossèviens ont mis à profit des technologies dont tu ne soupçonnes même pas l'existence. Ils ont bénéficié de complicités aux plus hauts niveaux scientifiques. Ils ont réussi à modifier la composition moléculaire de chacun d'entre nous, à notre insu. Lorsque notre planète se dispersera dans le cosmos, la composition chimique de chacun d'entre nous en sera affectée. Elle sera altérée de telle manière que l'essence même de nos corps physiques subira le même sort que Lossève, quels que soit l'emplacement desdits corps. En d'autres termes tous Lossèviens, à quelques rares exceptions près, où qu'ils se trouvent dans l'espace, subiront le même sort que la planète. Nous ne savons pas quand cette catastrophe se produira, mais cela sera vraisemblablement à brève échéance.
- Méric, reprit Le Lossèvien, tu as donc été élu pour occuper mes fonctions au sein d'une entité chargé de reprendre le flambeau d'une partie des Lossèviens. Nous avons œuvré jusqu'à ce jour pour la paix et la sécurité entre les mondes habités. Pour ma part, je remplis cette charge pour plusieurs raisons. La première, mais pas la plus importante, je suis descendant d'anciens Chefs Suprêmes. Pour le moins, je fais partie d'une lignée au sein de laquelle de nombreux Chefs Suprêmes sont issus. Il ne s'agit pas réellement d'une passation de pouvoir directe et continue entre ascendant et descendant. Il peut y avoir plusieurs générations qui passent sans qu'un seul membre de la lignée concernée ne soit élu. J'en viens donc à un second élément qui interfère de façon plus conséquente dans la désignation à ce poste. Il s'agit des capacités psychiques. Je ne t'apprends rien en te disant que sur Terre, chaque humain n'utilisent qu'une partie infime du potentiel de son cerveau. Les Terriens se privent ainsi, involontairement, d'énormes possibilités. Schématiquement, je pourrais cité les capacités à la télépathie, la télékinésie, la téléportation, etc. Pour ce qui nous concerne, nous sommes arrivés à un stade où nous employons de façon quotidienne ce que beaucoup d'entre tes semblables considèrent comme une utopie. Bien sûr tous mes compatriotes ne sont pas égaux quant à ces capacités fabuleuses. La Nature reste toujours la maîtresse de ce qui est et de ce qui n'est pas. Pour en revenir à mon cas personnel, il se trouve qu'actuellement je fais partie d'une petite population à fort potentiel psychique. D'autres conditions annexes, mais non moins importantes, doivent être remplies pour être élu à la tête de notre système : la sagesse, la droiture, la soif de justice, l'abnégation, etc. Pour compléter le tableau, saches que Lorsa n'est pas de ma lignée, et pourtant…
- Et pourtant, j'étais pressentis pour prendre la succession du Lossèvien dans quelques années. Je réunis sensiblement les mêmes qualités, et parfois les mêmes défauts, que celui-ci.
- Si le rythme de la vie n'avait pas été perturbé par des fanatiques inconscients, j'aurais volontiers transféré mes pouvoirs et devoirs à Lorsa en temps opportun. De même, Eloïsine, de par sa jeunesse, fait partie des quelques candidats potentiels à la succession de Lorsa. Du moins faisait partie…
- Puis-je vous interrompre ? demanda Méric. Je n'arrive pas à saisir pourquoi vous m'avez choisi. Au vu de ce que vous avez l'air de connaître sur moi, vous devez donc savoir que je n'ai aucun don psychique particulier.
- Tu crois n'avoir aucune de ces possibilités d'exploiter au mieux ton cerveau, et tu te trompes. Nous n'allons pas te mentir et te faire miroiter monts et merveilles. Tu as des capacités, et nous avons la possibilité d'aider un peu la Nature pour te les révéler et t'en faire prendre conscience. Tu n'auras probablement pas les mêmes facilités que chacun d'entre nous, mais avec le temps tu progresseras.
- Pourquoi avez vous choisi parmi des habitants de la Terre ? Il doit bien y avoir de par l'espace des civilisations plus évoluées, plus à même de reprendre votre flambeau.
- C'est possible, mais ta planète est jeune et ses habitants, malgré les horreurs qu'ils y perpétuent, ont un excellent potentiel pour devenir un jour, éloigné probablement, plus raisonnable et surtout plus responsables. Déjà, quelques-uns uns de ses représentants, rares il est vrai, sont à même d'œuvrer favorablement dans un contexte plus global, au sein de cette multitude qui peuple l'Espace. Voilà, souhaites-tu remplir les tâches auxquelles nous te destinons ? Acceptes-tu pour cela que nous interférions avec ton intellect pour y shunter quelques blocages inhérents à ta civilisation.
- Je vous fais confiance, quelque chose en moi me dit que je fais le bon choix. J'accepte donc.
- Alors fermes les yeux et détends-toi.
- Ce sera comme tout à l'heure ?
- Non, ce sera totalement indolore.

J'avais clos mes paupières. Je ne ressentis qu'un léger picotement, pas réellement désagréable, au centre de mon crâne. Des images, sous forme de flashs, ont défilé dans ma tête, mais je n'arrivais pas à les fixer réellement. J'eus également des sensations de parfums et de sons inconnus. Je n'avais plus de notions du temps qui passe, ce qui fait que je ne peux me rappeler la durée effective de l'opération.

Lorsque j'ai rouvert les yeux, je ne sais pourquoi, mais mon regard s'est immédiatement fixé sur le visage de Eloïsine. Cette jeune perle de l'espace m'observait en souriant. Lorsa toussota un peu, pour rompre le contact entre la demoiselle et moi-même, et reprit.

- Nous te remercions de ta confiance. D'autant plus que tu ne nous as pas encore interrogés sur ce qui allait advenir de toi et sur les conséquences que cela allait avoir sur ton existence.
- Pour faire court, intervint le Chef Suprême, nous étions les justiciers de toutes les galaxies. Ne te méprends surtout pas sur le terme justiciers. Notre action ne rentrait pas dans un cadre où nous aurions défini des règles strictes, tel un état policier, et que nous corrigions tous ceux qui y dérogeaient. Nous œuvrions chaque fois que des êtres ou des mondes ambitionnaient de dominer d'autres êtres ou d'autres mondes. Bien sûr l'Univers est vaste, nous ne pouvions intervenir partout mais chaque fois que nous le pouvions, afin d'apporter notre modeste pierre à l'édifice de la Paix. Parfois nous n'intervenions pas, soit parce que nous n'avions pas connaissance d'une injustice, soit parce que réparer une injustice en aurait créé une plus grande encore. La justice n'est pas toujours évidente à cerner. Nous avons parfois commis des erreurs, nul n'est parfait. Nous n'intervenions jamais dans les affaires internes d'une planète, sauf parfois lorsque celles-ci concernaient la destruction totale et brutale d'un monde. A titre d'exemple, sur votre planète, plusieurs de ces entités que vous appelez pays se font la guerre ; Sauf en cas de force majeur, tu ne devras pas intervenir. Il faut que tu comprennes bien que nous raisonnons à une échelle beaucoup plus vaste que la notion de régions, pays ou bloc de pays. Pour nous, la Terre est ce qu'est un village pour chacun des dignitaires de ton monde. Si tu acceptes la charge que nous te confions, nous te demanderons de faire un grand et terrible sacrifice : ne pas tenter de t'immiscer dans les affaires internes de la Terre.
- Je vous promets de faire de mon mieux.
- Bien, nous avons confiance en toi. Sinon pourquoi t'aurions nous choisi ! Lorsa, veux-tu lui indiquer les moyens qui seront mis à sa disposition.
- Il existe une base camouflée dans la ville de Nautel, à 10 kilomètres d'ici. Voici un petit appareil qui te permettra d'y accéder sans te faire remarquer et sans dévoiler son existence. Il s'agit d'une montre à l'apparence banale, tu appuis simultanément sur ces trois poussoirs latéraux pour y avoir accès. Cette base se trouve dans les roches. Tu y trouveras un robot, il répond au nom de Sam. Il est spécialisé dans l'astrophysique et dispose des cordonnées spatiales que nous avons répertorié jusqu'à ce jour. Il excelle dans de nombreux autres domaines, et devrait t'être d'une grande utilité. Malgré nos connaissances, et au vu de ses exigences matérielles en mémoire de masse et en calculateurs, il n'est malheureusement pas très esthétique. Je te rassure, ce n'est tout de même pas un monstre. Tu auras également d'autres assistants cybernétiques qui eux sont à l'image des humains. Ces androïdes sont difficilement reconnaissables pour des personnes non averties, mais bien qu'ayant des capacités moindres par rapport au premier, ils sont tout aussi efficaces. Pour ce qui concerne tes compagnons terriens, tes trois principaux collaborateurs sont :
   - Ronald Mac Cartney, un Australien de 23 ans,
   - David Mac Cabe, un Anglo-Norvégien de 20 ans,
   - Hayté Tavahana, une compatriote tahitienne de 19 ans.

D'autres ont été sélectionnés au sein des différentes nations de ton monde. Certains et certaines devront être contactés par tes soins. D'autres sont déjà à pied d'œuvre dans une base importante implantée sur une autre planète, Sam t'en dira plus en temps utile.
- Notre entrevue touche à sa fin, reprit Le Lossèvien. Nous t'avons dit le maximum que nous pouvions dans l'immédiat. Nous aimerions pouvoir te dire que nous allons t'assister pour tes premiers pas dans l'œuvre que nous te confions. Mais ce ne serait pas honnête de notre part. Peut-être nous reverrons-nous, peut-être pas. Tout comme toi, nous sommes tributaires du temps qui s'écoule. Eloïsine sera pour quelques jours encore dans une base à proximité de la Terre, Sam en connaît les coordonnées et pourra faire appel à elle en cas de réelle nécessité. Nous te souhaitons une pleine réussite dans ce que tu entreprendras. Au revoir, et peut-être à bientôt.
- Je vous remercie et j'espère ne pas vous décevoir.
- Une dernière chose : à un moment difficile de ton existence, tu auras le bénéfice d'un événement heureux.

La jeune fille avait reconduit Méric à l'extérieur du vaisseau spatial. Elle l'avait gentiment bisé sur les deux joues, puis après un signe de la main, avait rejoint ses compatriotes. Quelques secondes plus tard, il n'y avait plus aucune trace d'un quelconque objet céleste dans les environs du café "Chez Paul".

Le jeune homme regarda machinalement la montre à son poignet. Ce n'était pas celle qu'il avait l'habitude de porter. Elle indiquait sensiblement la même heure que lorsqu'il était sorti du local où il venait de participer à une répétition de l'harmonie municipale.

- Je rêve, bon sang, moi qui ai toujours souhaité faire une rencontre du troisième type, je suis servi. Jamais je n'aurais pu imaginer cela, ni surtout que cela puisse m'arriver. Qui plus est, les extraterrestres que j'ai croisés m'ont particulièrement gâté. Répandre la justice dans l'Espace, moi un petit étudiant, je dois avoir rêver !

FIN


Note de l'auteur
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