Mon petit ange
par Elisabeth Dufresne

 

Angéline est vraiment la plus jolie et quand elle dort, on dirait un ange venu tout droit du paradis. Je la trouve si belle, avec ses cheveux de miel et ses yeux couleur d’océan. Un simple sourire d’elle et je fonds comme neige au soleil. Maintenant qu’elle est endormie, je la regarde depuis la porte de sa chambre. Ses traits purs semblent gravés dans le marbre le plus délicat et ses lèvres ressemblent à des boutons de rose. Ses joues sont à peine rosées, deux petites pêches sur un visage aussi doux. Elle bouge à peine, je ne vois que sa poitrine qui se soulève et s’abaisse lentement. Elle doit rêver à quelque chose de fort agréable. Peut-être qu’elle rêvasse de moi.
Elle s’agite un peu, glissant sa main près de sa joue et poussant un soupir d’aise. Tout mon coeur bondit à la voir ainsi, si relâchée, si calme. Sa beauté m’ébranle. Je pourrais passer des heures à la regarder sans jamais m’ennuyer, je l’aime tant.
Le temps passe et je suis toujours là, contemplant cette vision sublime, comme si j’ai peur qu’Angéline disparaisse. Elle a encore remué. Maintenant, même si ses yeux sont fermés, j’ai l’impression que son regard clair me fixe. Lorsqu’elle est éveillée et qu’elle plonge ses yeux dans les miens, mon coeur chavire. Je n’ai jamais contemplé autant d’innocence et de pureté que dans ses yeux. Un feu semble y briller en permanence, d’une petite lueur espiègle qui renouvelle sans cesse ma joie.
Elle commence à s’éveiller. Elle baille et s’étire, s’agite sous les couvertures. Mon petit soleil reprend vie après un long sommeil. Ma petite étoile va bientôt briller de mille feux. Elle gémit doucement, comme chaque fois qu’elle s’arrache aux bras de Morphée. Je m’approche d’elle et attend qu’elle ouvre les yeux. Je prend sa main dans la mienne. Elle cligne de l’oeil, finissant de se réveiller et me regarde. Un sourit fend son visage. Elle lève sa main pour toucher ma figure.
Un gazouillis franchit ses lèvres lorsqu’elle attrape une de mes mèches dorées et tire dessus. Je prend Angéline dans mes bras et l’embrasse sur le front. Je n’ai pas de plus beau trésor au monde que ma petite fille que j’adore.
Fin

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