Maëva
de Aurélie B. et Catherine C.

Il est des jours dans notre existence où l'on prend conscience qu'une nouvelle étape dans notre vie s'insurge contre nous, contre un bonheur illusoire...

Cette nouvelle étape est en fait une nouvelle vie qui commence. Pas celle où l'on change de fréquentations, qu'on se sent plus libre, heureux, qu'on a atteint une certaine plénitude. Non, celle où l'on comprend que l'on est oppressé, que le silence tue et que le matin, dans un miroir, on s'effraie.


Je me nomme Maëva. J'ai 19 ans et je suis sourde-muette depuis toujours. Ma naissance a anéanti le bonheur de mes parents. Oui, c'est vrai. Ils attendaient une petite fille qui pourrait avoir une vie normale, qui pourrait rire avec eux, qui pourrait dire papa, maman, qui pourrait dire je t'aime et se l'entendre dire. Non. C'est loin d'être le cas. Je n'ai jamais pu exprimer avec mes cordes vocales quoi que ce soit. Je n'ai jamais pu entendre prononcer mon prénom.

Le silence, ma vie... Il est dit dans les dictionnaires que le silence correspond à l' « absence de bruit ». Pour ma part, je le définirais comme « Omniprésence d'un mutisme involontaire maladif ». C'est insolite mais j'aime ça.

Toute ma vie, j'ai gardé le silence et le silence m'a gardé. Oh oui! et qu'est ce que ça pouvait être pesant. Je n'ai jamais pu gueuler que j'en ai marre ou crier ma joie. Je n'ai jamais pu éclater de rire. Je n'ai jamais pu danser d'ailleurs. Un humain normal a cinq sens. Moi je n'en ai que quatre, plus un handicap: je ne parle pas. A cause de cela je me sens souvent diminué par rapport aux autres. Hier soir j'ai encore pleuré, j'ai refait une crise de suicide. Qu'est-ce que ma crise de suicide? Un moment où je regarde mes poignets en les imaginant ensanglanté. Je crois que j'aurais aimer haïr le genre humain mais je suis trop faible cela. Après avoir calmer mon esprit, pour me consoler d'être ce que je suis, j'ai composé cela:

Le silence, chose que l'on associe à la concentration. Chose que l'on associe au fond marin. Chose que l'on associe à la méditation. Le silence, chose que l'on associe à l'harmonie. Tel est le silence pour tous ceux pouvant vivre dans le bruit. Du silence on en pense du bien, pas toujours mais souvent.

Mais c'est vrai, après tout qui voudrait du silence quand l'être aimé vous dis que vous êtes la personne la plus importante dans sa vie et qu'il vous aime plus que tout. Qui voudrait du silence quand il a l'occasion d'entendre sa chanson préférée. Qui voudrait du silence alors qu'il pourrait chuchoter des promesses d'amour éternel à l'être aimé. Dans ces cas là, le silence n'est point désirable mais, dès que vous le souhaitez, vous pouvez vous y plonger et vous laisser aller à d'autres songes. Que pensez vous de tous ces gens qui n'en sortent jamais? Les enviez vous? Oh non, surtout pas! De plus, qui vous demanderait de le faire.

Le silence, c'est ma vie, une vie que je n'ai pu choisir, une vie qui par moment me pèse. Oh non, ne vous inquiétez pas! Je ne songe point à la quittez cette vie, car après tout, elle me permet de m'amuser à vos dépens. Et oui, vous avez bien compris "m'amuser à vos dépens". Vous n'avez jamais remarquer à quel point le monde est pathétique. Par conséquent, vous aussi. Mais vous l'êtes plus encore car vous n'en prenez pas réellement conscience.


Faites l'expérience: appuyez sur la touche "no sound" dans votre tête et écoutez. Oh non, excusez moi. Je ne veux pas dire d'écouter comme vous le faites tous les jours. Je dis d'écouter vraiment, en profondeur, avec votre âme. Regardez ces personnes gesticuler, s'avouer des choses et en faire d'autres. Regardez les bien. Ne sont ils point tristes individuellement, quand ils se retrouvent seuls face à eux-même...

Et vous ne m'enviez toujours pas ? Mais où avez vous donc la tête? Seriez vous sourd et muet devant le pathétique de la vie ?

Ce matin j'ai rêvé. C'était bizarre. En fait je rêvais que je me réveillais après une longue nuit. Mes draps de coton étaient doux et je pouvais ressentir de la joie dans mon c&Mac254;ur. J'ai un vague souvenir de ce rêve. En fait, ce dont je me rappelle c'est m'être levée pour me diriger vers la véranda. J'avais l'irrésistible envie de voir l'océan. Chose bizarre, ma mère qui ne tenait jamais en place, était assise à même le sol. Alors je l'observai. Elle fixait l'horizon. Je m'approchai d'elle animant mes mains afin de la questionner avec mes signes sur son état de passivité. Étrange, elle ne répondait pas. Je recommençai. Idem. L'angoisse montait en moi. Mais que se passait-il donc? Alors, chose extraordinaire, j'ouvris la bouche instinctivement et prononça : « Maman ? » Je peux vous dire que je parlais dans mon rêve mais aucun son ne sortait. Pourtant, à ce moment précis, la femme passive qu'était devenue ma mère réagissa.

« - Oui ? » dit-elle. Je lui expliquai, folle de joie, que je pouvais parler et entendre.

« - Mais ma chérie, que me dis tu là? Tu découvres que tu parles... Oh la belle affaire! » Un silence m'indisposant se fit. Je fronça les sourcils, la regarda et constata qu'elle soupirait. Je ne comprend pas ce qui se passe.

« - Moi aussi, j'aurais bien aimé être heureuse comme toi. Si seulement je pouvais voir ton visage, la couleur de l'air et du soleil... Que demander de plus? » Je me demandais pourquoi elle disait pareille sottise « voir ton visage, la couleur de l'air et du soleil »? Mais ces deux-là n'ont aucune couleur. Seul un jeune enfant aveugle pourrait avoir des idées pareilles. Un aveugle... Je ne pût que m'asseoir devant une telle évidence: la cécité habitait ma mère.

« - Tu iras au cinéma avec Angélique? » Je me questionnait quant à l'identité de cette Angélique. Dans la réalité, la vraie de vraie, je ne la connaissais pas. J'était en train d'évoluer dans un rêve. Alors machinalement, je lui répondis que oui. Maman sourit.

« - Tu me le raconteras d'accord? Je n'attends que ça. Dis moi, quelle heure est il? » Je constatai que la petite aiguille pointait vers le neuf et la grande vers le douze. Je lui donnai l'heure.

« - Va te préparer, elle vient te retrouver dans une demi-heure. » Je supposai qu'elle parla d'Angélique. J'acquiesçai, lui dit « je t'aime ma petite maman » et parti en direction de la salle de bain. Fin de mon rêve. On me secoue, j'ouvre les yeux. C'est ma mère, elle me sourit, me caresse le visage de sa main délicate, tapote le cadran de sa montre et s'en va de la chambre. Il est temps que je me lève. La nuit a été mouvementée. Je vois qu'il est sept heure du matin. Ce rêve m'a complètement bouleversée. Et si ma mère dans la réalité devient aveugle. C'est vrai quoi, un accident est si vite arrivé. Serais-je coupée du monde, ne pouvant communiquer avec celle qui m'a donné la vie ? Je me sens mal à l'aise, pas à ma place dans ce monde. Les souvenirs douloureux remontent à la surface. Je me rappelle de cette « conversation » que j'ai eu avec une amie de ma mère. Cette dernière traduisait en signe ce que mon interlocutrice prononçait. Oh oui, je m'en rappelle. Elle a d'abord demander comment je me portais. Les questions se sont ensuite enchaînées. Elle me demandait si mon handicap me posait problème dans la vie courante, comment, ne pouvant pas téléphoner, je puisse appeler les pompiers en cas d'incendie, si les images de la télévision suffisaient à me distraire, comment allaient les amours, et, si un jour j'ai des enfants comment pourrais je me lever en pleine nuit pour calmer leurs pleurs. D'ailleurs, elle me conseilla de ne jamais en avoir, déclarant que ce serait ainsi mieux pour moi, et pour eux, car compte tenu de mon handicap, ils se feraient chahuter par leurs camarades, et cela serait pénible pour eux. Ensuite, tout comme un violeur choisissant comme victimes des femmes vierges, par souci de perfection, elle me posa une dernière question. Inqualifiable.

« - Tu ne parles pas. Quand on réfléchit, quand on écrit, quand on lit, il y a toujours notre voix, même quand on n'en prend pas conscience, qui parle dans notre tête, à la place de notre bouche. Mais toi, tu n'es pas dotée de la parole. Alors comment fais tu pour réfléchir dans ton univers? » Mes yeux se sont emplis de larmes. Ma mère me regardait, gênée. Je ne sais pas où elle avait pris ce courage pour me retranscrire les idées de sa camarade, mais chose certaine, elle en avait. Je n'ai pu continuer à faire face à cette femme. Je suis allée dans ma chambre, fermer ma porte à double tour, m'allonger sur mon lit. Là, j'ai refait ma crise suicidaire. Je me sentais seule et incomprise. Le besoin de consolation animait mon âme. J'écrivis alors de nouveau :

Solitude

La solitude, tel un helminthe
Grouillant dans ma vie.
Et me condamnant à maintes
Et vaines crises de folie


Un de mes plus grand vice
Contre lequel je ne peux rien
Faisant de ma vie la pire des lices
Et pourtant restant mien.


Jour après jour,
Nuit après nuit,
M'envahissant plus loin toujours


Sensation qui me nuit,
M'emplissant de larmes,
Liquide contre lequel, je n'ai aucune arme.


Solitude,
Oh solitude, c'est pour toi que j'écris cela
Pensant qu'en ne lisant que ces quelques lignes
Tu ne me verras que plus indigne.
Alors, en ouvrant les yeux, je verrais que tu n'es plus là.


En relisant ces quelques lignes, je me rend compte que cet état est permanent chez moi. Il faut que je ferme les yeux. Peut-être que la solitude disparaîtra pour de bon. Sait-on jamais.

J'ai gardé mes yeux fermés. Longtemps, très longtemps. Autant de temps qu'il en faut à un avare collectionnant les pièces de deux euros pour dépenser une de ses pièce fétiche en bonbons périmés. Autrement dit, longtemps. Ce regard sur le monde que j'ai interrompu, longtemps, m'a apporté quelque chose de nouveau et profond: l'ennui. J'ai observé cet état dans lequel je me trouvais. J'ai essayé de ressentir toutes les sensations que cela me procurait, c'est à dire pas grand-chose puisque je m'ennuyais! En fait, ce n'est pas si nouveau que ça. L'ennui, je le connais par cœur. Il vit au-dessus de ma tête, à mes côtés, il me suit même au petit coin. Aujourd'hui, la vraie nouveauté est ma crise de conscience. Pardon, lapsus. Je voulais dire ma prise de conscience. Ah l'ennui! Douce névrose vous menant affectueusement vers la mort. Elle vous tient, vous hante, vous tyrannise, vous convainc de l'accepter et là, sans aucune attention, vous vous laissez border par une mélancolie envoûtante. Oui, c'est cela l'ennui.

Aujourd'hui est un nouveau jour. Aujourd'hui, maman m'emmène à la rivière. On va y passer la journée. Elle m'a expliqué qu'elle trouve mon teint blafard. Elle pense que cette journée va me changer les idées. Espérons-le. La rivière. Beauté et puissances infinies. L'eau transparente glisse entre les rochers négligeant tout obstacle à son parcours. Force de la nature. Le voyage de plus de deux heures à épuisé ma mère. Elle préfère se reposer en écoutant le clapotis de l'eau. Je sais qu'elle adore cet endroit. Elle l'appelle Mauna Kea tandis que la Terre, pays des hommes de toutes cultures, c'est Mauna Loa. Mauna Loa est un volcan actif d'Hawaï. Actif comme les humains, éruptions à l'effigie des discordes et des luttes. Mauna Kea est son opposé: inactif. Inactif mais pas mort. Il reste toujours un volcan. Ce sanctuaire à la rivière renferme ainsi un secret: Il n'est plus lieu de vie des hommes, mais lieu d'après vie. Ici résident les esprits égarés ou n'ayant jamais connu le repos sur Terre. Il y a aussi les esprits aux quêtes éternelles et les esprits qui aident les hommes, qui encouragent à vivre. C'est ainsi que selon la légende qu'a rapporté ma mère, à l'aube, quand l'obscurité paraît particulièrement intense, apparaissent les hôtes de Mauna Kea. Les plus célèbres sont les esprits de deux êtres qui s'aimaient sur Mauna Loa mais qui n'avaient jamais pu vivre cet amour. La jeune fille avait été mariée selon la tradition de son pays, à un riche commerçant. Il avait pu avoir son corps et le posséder. Sa bague et non celle d'un autre était à l'annulaire de la belle. Mais jamais, ô non jamais il n'avait pu recevoir ne serait ce qu'une infime parcelle, l'amour de son épouse. Celle-ci était la moitié d'un autre. Comme on dit, son âme sœur. Un jour, le mari de la belle voulu agrandir son cercle familiale. Procréer. Elle avait oublié que son devoir de femme résidait en un mot. Procréer. Comment pourrais-elle supporter de sentir ce petit-être évoluer dans son ventre durant neuf mois? Sourire à sa famille, ses amis? Déclarer qu'elle est heureuse? Comment ne pourrais-elle pas voir en lui le fruit d'un pur acte conjugal, sans véritable désir, sans dégoût, sans joie? Comment pourrais-elle offrir à cet enfant l'amour qui lui était nécessaire? Non. Elle ne pouvait pas faire souffrir un innocent. Alors elle pris une décision. Décision irrévocable. La clé de la vie réside en le pouvoir du choix. Choix de faire le choix, choix de ne pas faire le choix. Elle avait la clé entre ses mains. Son choix était simple. L'idée lui était venue tout de suite après la proposition quelque peu obligatoire de son mari, les enfants. Son mari dormait depuis bien longtemps. Elle se leva. Prit le poignard et se l'enfonça d'un seul coup dans la poitrine. Elle s'étala de tout son long sur le sol. Cette nuit-là son mari l'avait possédé. Après qu'elle ait vécu cette horrible acte, il s'était endormi, rêvant aux enfants qu'il lui avait planté dans l'utérus, à leur naissance, à leurs prénoms, à la couleur de leur cheveux. Au petit matin, ses rêves s'éparpilleront aux quatre vents de la Terre. Il sera malheureux jusqu'à ce qu'il trouve une nouvelle mère porteuse. On raconte que son âme sœur ne supporta pas la perte de sa bien-aimée. Il décida de la rejoindre. Il avala sa langue et quitta ce monde dans un étouffement épouvantable. Devenus esprits, ils se retrouvèrent à Mauna Kea. Heureux. Donnant l'un à l'autre Amour et respect. Évoluant l'un avec l'autre, l'un en l'autre. C'est peut-être pour ça que maman dit que le véritable Amour est une vie invisible au regard des humains. Seuls les cœurs qui l'abritent le reconnaissent enivrant autrui. L'Amour est un souffle de vie.

Quand je pense à cette histoire je me sens bien triste. Dommage. Le divorce n'était pas bien vu. Ils auraient pu faire comme tous ces couples qui après cinq ans de vie commune se séparent en causant des plaies affectives irrémédiables à leurs enfants. D'après les scientifique il y a aussi le cap des sept ans qui pourrait occasionner un beau divorce. Qui sait? Peut-être que leur mariage aurait tenu si ils avaient montés une entreprise. A ce qu'il paraît, une entreprise ça motive. On supporte ainsi mieux le même visage de l'autre sans expression, qui se fane jour après jour et que l'on voit depuis tant d'années! Oui, une entreprise ça stimule.

Maman s'est endormi. Elle est complètement fermée au monde. Tant pis, promenons-nous dans les bois. Quelque chose d'inhabituel se passe. Je ne sais pas quoi, mais ce n'est pas commun. Mais non, je délire. Mieux vaut que je m'asseye, ça me fera du bien. Le vent souffle un peu plus fort. Je me sens sereine. A ce moment une seule chose m'importe. Je veux savoir ce qu'est la vie.

Le soleil commence à s'enfuir à l'horizon. Ses rayons rosés illuminent les bois. Je veux savoir ce qu'est la vie. Et si je n'avais jamais été sourde, aurais-je eu des amis, beaucoup de personnes qui tiennent à moi pour ce que je suis et non pour se donner bonne conscience d'aimer quelqu'un de différent? Je veux savoir ce qu'est la vie. Je vois des feuilles s'envoler. Mais qu'est-ce qui se passe? Une ombre opaque se dessine devant mes yeux. Je ne comprends pas, je ne comprends rien. J'arrive à voir ce que c'est. C'est un indien. Il m'observe. Je délire, là c'est certain. Je n'arrive pas à réagir. On dirait que mes membres sont bloqués, et mon regard dirigé vers cette apparition. L'ombre m'observe. Bizarre, je n'ai pas peur. Mon cœur bat plus vite, l'excitation face à la nouveauté. On se dévisage. Là j'en suis certaine, c'est un esprit de Mauna Kea. Que me veut-il? Le vent souffle plus fort.

Cette histoire restera inachevée. Je vais bien la terminer un jour. J'arrête là. Ce n'est pas par manque d'inspiration, c'est par manque de savoir. Je ne connais pas la vie. Personne d'ailleurs. Les blessures existent en chacun de nous. Les plaies existent en moi-même. Elles veulent continuer à s'exprimer, mais elles n'y arrivent pas. Peut-être qu'un jour, les paies se refermeront. Je brûlerai alors ce papier ou alors, je continuerais cette histoire dans un autre état d'esprit. Je ne sais pas encore. On verra bien.

Pour le moment, j'exorcise. Je veux oublier ce que je dois oublier. Il le faut. C'est possible.

N'importe qui peut finir cette histoire. Cette rencontre avec l'indien symbolise l'opportunité que nous avons dans la vie de changer notre façon de voir les choses de la vie. Cet acte est possible pour tous. Il ne l'est qu'avec de la volonté et du courage. En somme, deux facultés que possède l'être humain, mais qu'il oublie par désespoir.

Je vous invite à continuer cette histoire. Prenez quelques minutes sur votre précieux temps, et poursuivez. Qu'apportera cet esprit dans la vie de Maëva? Quel mystère sur la vie? Nous avons tous étés d'une certaine façon à la place de Maëva. Tantôt agressifs envers l'être humain, d'autres fois lassés de la solitude que la vie nous impose mais bien souvent que nous nous imposons nous-même.

(Texte co-écrit avec mon amie Catherine, un souffle de bonheur)

Auteurs :
Aurélie B. 17 ans, Martinique
Catherine C. 17 ans, Martinique

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