La déprime
de Anthony Naglaa



Pour lecteurs avertis

J'aurais pu commencer en disant que c'était une gentille fille, le genre a organiser des collectes de don de sperme avec sa bouche mais ça aurait été trompeur, un peu comme une fausse représentation de qui elle est véritablement.
Et a mesure que le temps passe, la tristesse en moi augmente, on n'a jamais vu un homme aussi triste d'être heureux, aussi honteux d'avoir réussi, au moins en partie.
On se rend compte de la fausseté des gens et on l'adore, car nous ne sommes rien d'autre que le jeu de nos pathétiques représentations. on aurait tous besoin de la même chose, affections et autres conneries, mais au fond on joue à mesurer nos bites ou nos ongles.
C'est triste d'être malheureux devant le bonheur, ça donne un arrière goût de naphtaline dans la bouche et des murmures de napalm dans la tête.
Tout fait mal pour ceux qui crèvent pour ne pas être heureux, les mêmes mots répétés de la même façon, la même façon d'aimer puis de trahir, au fond, on se surprend a n'être qu'un petit garçon et on espère même l'être sans finir comme Jim Morisson.
Forcément, on a les larmes aux yeux et tout ce rose devient gris.
Il faut peut-être oublier.
La lâcheté nous pousse a vivre entre des amorces de sourires précoces effacés en un instant comme si nous étions des gosses qui jouaient a se faire mal pour mieux se sentir adulte et les bombes qui tombent et qui nous font bomber pendant qu'on enterre notre amour dans sa tombe car cette fois une balle est sorti du pistolet a eau, cela se termine mal comme si Peter Pan avait trompé Wendy.
Il faut comprendre qu'on a instrumentalisé la déprime, qu'on la publiciser pour mieux vendre des pilules et des Nike alors Roméo ne veut plus de sa Juliette, il veut l'autre, celle avec le faux sac Gucci.

Anthony Naglaa

Je suis alors peut-être devenu grand, plus un enfant car maintenant j'ai ces papillons dans le ventre, tout le temps.


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