Cauchemar
d'André Brockly



Foutu mal de tête, ce matin le réveil est dur , tien, la chambre est blanche. …
Je me rendors.
Toujours difficile de se réveiller, que ce passe-il ? tout est blanc. On essaye de me parler.
Je ne comprends plus rien, je dors .
Cauchemar, rêve, réalité c’est un drôle de mélange. Je ne sais plus ou je suis, qui je suis .. ?
On essaye encore de me parler, je ne connais pas ce type là. Et, que fait-il dans ma chambre ?
Il veut savoir si quelqu’un me veut du mal ????
Si ma femme à voulu m’assassiner ?
Merde, il est vraiment très con, n'arrive pas à me réveiller correctement, il me pose des questions et, quand je veux répondre, aucun son ne sort de ma bouche.
Sûr que c’est un cauchemar, je vais finir par me réveiller.
Aller, je ferme les yeux, même si c’est un rêve, cela fera partir cet inconnu. Je ne veux plus le voir, plus l’entendre.
Je me réveille de nouveau, tout est encore blanc, je ne peindrais jamais une chambre comme cela, c’est lugubre.
L’infirmière est là. Elle est entrain de me raser, je ne suis pourtant pas invalide, et pourquoi me raserait-elle ? Quand je me suis couché hier soir j’étais rasé du matin.
C’est délire comme cauchemar, je ne peu pas bouger, pas parler et pas moyen de me réveiller.
Dés que j’ouvre un oeil il se passe des choses étranges.
Tout doucement je soulève une paupière puis tout de suite l’autre. Ma femme, elle est là.
Le cauchemar continu, au lieu de sourire comme elle le fait toujours, elle est en pleurs, elle me regarde tristement.
Oh! Non voilà l’autre, le con, l’inconnu du début, il recommence les mêmes questions. J’ai envie de crier mais rien ne se passe.
Dodo
Réveil. Que j’ai mal, dur ce matin !! Je me sens tout engourdi, j’essaye de parler Youpi, cela fonctionne, vais-je sortir du cauchemar ?
Je somnole, j’ouvre un œil, l’autre, je parle et je m’entant. Qu’est ce que je fais ici bon sang ? Je suis dans une chambre d’hôpital, ce n’était donc pas un cauchemar ?
J’ai mal partout mais je suis conscient.
Encore lui, le con de service vient de rentrer, il me repose les mêmes questions mais je peu lui répondre et ma colère monte et je lui demande de quel droit il ose accuser les gens comme il l’a fait ?
Il se présente enfin, Commissaire de police, j’ai été ramassé devant chez moi, pour eux, j’ai été défenestré.
Ça y est, je me souviens d’un seul coup de tout. Ce matin vers 5h je me suis levé pour aller aux toilettes et aux trois quarts endormi, je me suis pris les pieds dans le tapis, si si, je me souviens avoir traversé la fenêtre et, plus rien, sauf mes cauchemars jusqu'à maintenant. Et cette lumière de fonctionnaire qui accuse ma femme ?
Elle entre enfin dans la chambre d’hôpital, nous nous embrassons et j’apprends que cela fait trois jours que je suis là, que tout le monde avait cru qu ‘elle voulait me tuer si bien que j’étais seul à l’hôpital et que je ne comprenais rien.

Pauvre commissaire lui, il est réellement seul et en plus, je me sens d’humeur à lui faire un joli procès.



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